Le baby-sitter
Jean-Philippe Blondel
320 pages
Couverture souple. 11 x 18 cm
Réf : 238733
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Au lieu de 19,00  (prix public)
Résumé
Pour remplir son frigo, Alex, étudiant fauché, a choisi le baby-sitting. Bingo ! Les clients se bousculent. Une boulangère en mal d’amour, un enseignant esseulé, une séduisante traductrice de russe... En entrant dans l’intimité de ces parents ordinaires et de leur progéniture, Alex gagnera bien plus que de quoi arrondir ses fins de mois. 
Pourquoi on l'a choisi
Ce baby-sitter nous met du baume au cœur car son “papa” Jean-Philippe Blondel n’a pas son pareil pour décrire les petits bonheurs et les difficultés de la vie. De la sensibilité, de l’humour et une bonne dose d’optimisme : on est touché.
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :13
Le 08 février 2011
Déçue !
Je n'ai pas été accrochée par ce livre, alors qu'en général je suis bon public. Il est tout juste divertissant, mais il n'y a pas d'optimisme comme on nous le promet ! Je ne le conseille pas.
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Remarque de stéphanie saint-cricq du 15/04/11
Je suis de cet avis !!
benoit
Le 12 février 2011
Déprimant
Ce livre n'a rien de drôle, il décrit la tristesse et les drames de la vie d'adulte et le parcours d'un jeune mal dans sa peau pour essayer de trouver sa voie dans ce monde qui n'a rien d'agréable (je me demande même si l'auteur et moi vivons dans le même monde). A part les deux dernières pages où l'on ressent un peu de tendresse, on ne trouve dans ce roman pratiquement aucun moment de légèreté ou de positivisme et on se demande même comment on va faire pour aller jusqu'au bout. N'a rien à faire dans cette catégorie sauf pour ceux qui se réjouissent du malheur d'autrui.
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chouchan
Le 24 février 2011
Bof
Ce n'est pas un roman drôle mais plutôt déprimant. Je suis déçu, je m'attendais à autre chose. Je ne le recommanderais pas.
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bianca40
Le 22 février 2011
Bof, bof, bof
On est touché : moi perso je l'ai pas été, plutôt barbant, il n'est pas vraiment attachant et j'ai cru devoir l'abandonner en cours de route. En tous cas, c'est pas ce livre là qui m'a rendu optimiste.
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Le 01 mars 2011
C'est pas du Piment !!!
LE BABY SITTER étant classé en collection Piment, on passe tout le livre à attendre d'heureux rebondissements et... on attend encore. On reste avec un sentiment de malaise, de tristesse et un petit rien de morosité !!! Pas du tout léger et distrayant !!!
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MChris28
Le 14 avril 2011
Le baby sitter
Contrairement aux autres lecteurs, j'ai apprécié ce roman qui relate les sentiments de tout un chacun et qui sont si bien décrits. La vie n'est pas un long fleuve tranquille, pourquoi le cacher ? Et cerise sur le gâteau, ce chapitre sur la solidarité entre générations fait chaud au coeur.
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sateen
Le 27 mars 2011
Pfoua !
Roman drôle ? Je n'en ai pas vu la couleur ! Triste description d'une vie d'étudiant fauché. Je ne le recommande pas, triste à mourir. Bien déçue !
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mugreyla
Le 02 mai 2011
Décevant !
Je pensais "enfin un auteur français" , de plus un bon gars de chez nous qui plus est prof de son état, je vais me régaler !! Eh bien non, je me suis ennuyée mais je suis allée jusqu'au bout quand même !OUF ! C'est un livre rédigé comme une rédaction (très bien écrite cette rédac!) mais ce n'est pas ce que j'attendais, je suis déçue, on ne m'y prendra plus !
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Le 05 avril 2011
Malaise...
Tout comme un autre livre du même genre ("Pieds nus en smoking") il y aurait eu du potentiel si je n'avais pas refermé le livre avec une impression de mal-être dûe à un évènement du livre qui m'a perturbée pendant un bon moment. Effectivement, l'écriture n'est pas désagréable, il y avait des idées qui m'ont plu, mais au final, je l'ai achevé plus qu'en diagonale en espérant y lire que j'avais mal compris...
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Le 21 avril 2011
Déprime déprime !!!
Le livre est bien écrit et les sentiments des différents personnages sont écrits de façon délectable... Mais à la lecture de ce livre, la déprime nous attend à chaque page ! Franchement, la vie n'est pas toute rose mais c'est bien pour ça que l'on prend des livres de cette collection (Piment) : pour rire un peu sur des situations burlesques. Avec ce livre, on ne rit pas, tout juste une esquisse de sourire parfois, mais ce livre met mal à l'aise et nous plonge trop dans la réalité... C'est bien dommage parce que l'idée était pas mal et aurait pu mener vers des situations dignes de la collection Piment !
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MIMI677
Le 17 mai 2011
Moyen
J'ai bien aimé le début du livre. Pourquoi un étudiant ne pourrait-il pas devenir un baby-sitter et réussir dans cet "art" ? Malheureusement, la suite et la fin du livre ne suivent pas cette ligne de départ et on sombre très vite dans la tristesse et la dépression. C'est dommage que ce livre n'ait pas été rédigé avec plus de légereté, car l'idée de départ était vraiment très bonne...
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Le 29 juin 2011
Une bonne lecture
Ne cherchez pas de crises de fou rires et un humour décapant, vous n'en trouverez pas là dedans... La vie vue par ce baby-sitter telle qu¿elle est : sans fard... Sympa à lire malgré tout mais c'est vrai qu'on pose plus facilement le livre qu'avec d'autres titres qu'on dévore...
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Smiling
Le 16 janvier 2012
Bof
Comme une majorité des avis ici présents, je ne l'aurais pas mis dans la catégorie "roman drôle" car je n'ai pas ri une fois, à peine souri et encore... Le livre se lit plutôt bien, même si par moment on a un peu l'impression d'être perdu, surtout à la fin où l'on passe des pensées d'un personnage à l'autre. Il y a des idées mais au final, il y en a tellement qu'aucune n'est réellement traitée. On passe du coq à l'âne sans transition ou si peu... Je ne le recommanderai pas.
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Jean-Philippe Blondel est né en 1964 et enseigne l’anglais au lycée de Sainte-Savine (Aube) depuis vingt ans. Il vit à Troyes en Champagne. Son premier roman, Accès direct à la plage (2003), publié par Delphine Montalant, a obtenu le Prix des librairies Initiales. Il a publié ensuite plusieurs romans chez Robert Laffont (Juke-Box, Un minuscule inventaire…) et a sorti en 2010 Le Baby-Sitter chez Buchet Chastel qui a remporté un joli succès de presse et de librairie.
On lui doit aussi :
    Accès direct à la plage (2003)
    1979 (2003)
    Juke-box (2004)
    Un minuscule inventaire (2005)
    Passage du gué (2006)
    This is not a love song (2007)
    Un endroit pour vivre (2007)
    À contretemps (2009)
    Au rebond (2009)
    Blog (2010)
    Qui vive ? (2010)
Autres titres de Jean-Philippe Blondel
Blog
Jean-Philippe Blondel
Extrait

I


C'est lorsqu'il décide de s'octroyer une pause dans ses révisions – le chapitre Tourisme et Transports est vraiment trop rébarbatif – pour prendre un yaourt ou une barre chocolatée qu'Alex comprend que la situation est réellement grave – même si elle n'est pas désespérée. Alex n'aime pas le mot « désespéré ». Trop de sifflantes et d'accents aigus, des flèches qui ne trouvent pas leur cible et qui restent là, coincées sur le mot, amères et inutiles.

Enfin, bref.
Le frigo est vide de chez vide, même pas un jus d'orange entamé ou un pot de fromage blanc périmé. La perspective générée par les armoires n'est pas plus réjouissante, à moins de penser qu'un peu de moutarde sur une biscotte, agrémentée d'un paquet de pois chiches à réchauffer au micro-ondes, puisse représenter un en-cas attractif.
Alex reste longtemps devant le spectacle désolant des étagères vides et du frigo déserté, et se promet de remédier à la situation. C'est quand même légèrement décevant. L'année dernière, quand il rêvassait à sa première année universitaire, il se figurait un appartement chaleureux sous les toits, avec des amis qui passaient jour et nuit, apportaient du vin, de la bière, de la vodka, de quoi fumer un peu – et aussi des victuailles.
Non. À bien y réfléchir, Alex admet qu'il n'a jamais été question de victuailles, dans ses rêveries. La nourriture allait de soi – comme le chauffage central ou le papier toilette un tant soit peu moelleux. Il se disait qu'avec sa bourse et l'argent qu'il gagnerait comme moniteur de colo en été, il aurait largement de quoi joindre les deux bouts.
Sauf qu'ils ne se joignent pas du tout, les deux bouts.

Entre les frais d'emménagement, les premières courses, la carte de bus, les fournitures scolaires, le forfait téléphonique et la pendaison de la crémaillère, ses économies ont fondu comme neige au soleil. Bien sûr, sa mère lui a dit et répété que, s'il avait besoin d'argent, il fallait qu'il lui en demande, mais Alex se refuse à cette éventualité. D'abord, parce qu'il a sa fierté et qu'il s'est toujours promis qu'il parviendrait à surnager financièrement lorsqu'il serait jeté dans le grand bain, et aussi parce qu'il sait que, même si sa mère est prête à se saigner aux quatre veines pour lui, elle ne roule pas sur l'or. Elle travaille comme secrétaire dans une PME, à soixante kilomètres de la ville universitaire. Le samedi, elle donne un coup de main à une copine qui tient un magasin de fringues. C'est le royaume de la débrouille, et sa mère se débrouille plutôt bien. Enfin, dans le domaine financier. Parce que, sentimentalement, c'est une autre histoire. Elle cumule les aventures qui commencent bien et se terminent en eau de boudin. Alex a déjà tenté de lui faire comprendre que ce qu'un homme veut, avant tout, c'est se sentir libre de ses mouvements, et que ce n'est pas obligatoirement une bonne idée de proposer rapidement la cohabitation ou de projeter, d'emblée, des vacances communes au bord de mer – mais c'est plus fort qu'elle. Il faut qu'elle plonge dans la relation comme si sa vie en dépendait et qu'elle regarde les amants de passage comme des princes charmants potentiels. Du coup, chaque fois, le mec prend ses jambes à son cou. La mère d'Alex – Catherine – se lamente, reste allongée sur son lit des dimanches entiers, jure qu'on ne l'y reprendra plus ; et quelques semaines plus tard, tout recommence.

Catherine a eu Alex jeune. Beaucoup trop jeune. Elle a accouché quelques jours après ses dix-huit ans. Pourtant, elle n'a jamais considéré Alex comme un bâton dans les roues de son destin. Au contraire. Il a soudainement donné un sens à sa vie. Elle, qui avait tendance à se laisser porter par le courant et à voir venir, avec un air désabusé, s'est prise en charge du jour au lendemain. Elle a recommencé des études, abandonnées quelques mois auparavant, a passé un BTS, s'est spécialisée dans les langues étrangères et a décroché très vite son premier emploi. On admirait son courage et sa ténacité. Même ses parents, d'abord outrés par la grossesse de leur fille, ont été obligés de se rendre à l'évidence – la petite s'en sortait bien. Et le gamin ne semblait pas trop souffrir de la situation. Au bout d'un moment, ils ont décidé de venir en aide à Catherine, pour la garde d'Alex. Elle a pu de nouveau sortir le samedi soir – mais, entre-temps, un fossé s'était creusé entre elle et ses anciennes amies. Elle est allée quelquefois au restaurant ou au cinéma avec le père d'Alex, mais il était si gauche, si paniqué par la tournure des événements et si intimidé par la stature qu'avait acquise Catherine en quelques mois, que ces rendez-vous étaient une accumulation de maladresses, de phrases inachevées et d'étreintes bâclées.

Le père d'Alex – qui, comme tous les Jean-François du pays se fait appeler Jeff – était passé par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel quand Catherine lui avait annoncé qu'elle était enceinte, et s'était ensuite concentré sur les couleurs les plus pâles du spectre quand elle lui avait révélé qu'elle ne souhaitait pas avorter. Ils sortaient ensemble seulement depuis trois mois. Jeff était en première année de fac d'histoire. Il voulait devenir instituteur, comme son père. Il y était parvenu, au bout de quelques ratages de licence et de concours. Entre-temps, il était tombé amoureux d'une autre fille qu'il avait épousée et avec qui il avait eu deux enfants. Il habitait maintenant à huit cents kilomètres, près de l'océan. Alex le voyait deux fois par an, jusqu'à ses seize ans. Jusqu'à ce qu'il exprime le désir de ne plus se rendre à Arcachon – les relations qu'il entretenait avec sa belle-mère n'étaient pas au beau fixe et ses demi-sœurs étaient en train de devenir des pétasses consuméristes qui aimaient, avant tout, se prendre mutuellement en photo avec leurs téléphones portables.
Alex n'aurait jamais eu idée de demander l'aide pécuniaire de son père, qui, d'ailleurs, s'était bien gardé de la lui proposer.

Dans la toute petite cuisine – que l'agence immobilière avait essayé de valoriser en la nommant « kitchenette très fonctionnelle » – Alex dresse une liste mentale des solutions qui s'offrent à lui. Le prêt bancaire est exclu. Le recours à des emprunts divers auprès de ses amis également – il n'a que de vagues connaissances dans cette ville, à part Bastien, tout autant fauché que lui. Trop tard pour postuler à un emploi de surveillant dans un collège ou un lycée. Reste la restauration rapide – le fameux mi-temps dans un fast-food pour rentrer chez soi en sentant la frite et le détergent –, possible, mais peu tentant. À accepter en dernier recours. Recours. Cours. Les cours particuliers – oui, ça, c'est une ouverture. En anglais, bien sûr, puisque ce sont les études qu'Alex a choisies. En espagnol aussi, mais seulement au niveau collège. Aucun espoir du côté des matières scientifiques. Le français, pourquoi pas ? Sauf qu'il n'a jamais vu personne prendre des cours particuliers de lettres.

Immobile devant les placards ouverts, Alex rédige une annonce virtuelle. Étudiant en première année d'anglais donne cours de langue vivante tous niveaux. Aide aux devoirs. Rajouter sérieux et motivé, ça fait toujours une bonne impression.