Le diable vit à Notting Hill
Top lecteur
Le diable vit à Notting Hill
Rachel Johnson
400 pages
Couverture souple. 11 x 18 cm
Réf : 229867
Avec ce livre, cumulez 10 Points Club
Au lieu de 19,80  (prix public)
Disponible
Fenêtre sur square
Résumé
Ils mangent bio, roulent à vélo et ont des salaires avec plein de zéros. "Ils", ce sont les résidents de Notting Hill, et avec leurs familles modèles, leurs agendas bien remplis et leurs commérages, Mimi et Clare sont on ne peut plus couleur locale. Quand s’installe dans le quartier un richissime businessman, le petit paradis menace de voler en éclats... 
Pourquoi on l'a choisi
Notting Hill ? Plutôt Notting Hell ! Les chassés-croisés amoureux et les intrigues immobilières font tomber les masques, dans cette satire mordante et jubilatoire écrite par une experte, à savoir... la sœur du maire de Londres !
Avis Top Lecteur
« Le Diable vit à Nothing Hill est un roman facile à lire, équivalent à une séance de détente après une longue journée de travail. Vous ne regarderez plus les gens aisés de la même façon, ni votre vie quotidienne, d'ailleurs. […] Un mélange délectable de Desperate Housewives et de Big Brother à l'anglaise. »

Adeline Bosc


« Le style piquant et vif de l'auteur dépeint fort bien les travers de cette société privilégiée. […] Dans ce square privé de Notting Hill, quartier très prisé de Londres, vivent des Desperate Housewives dont le quotidien pourrait bien laisser rêveur, mais entre petites cachotteries et grosses tromperies, il semblerait que la vie des plus riches ne soit pas si dorée. Un drôle de microcosme qui fait bien rire. »

Lauriane Fiandino
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Intuitions
Dominique Dyens
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :21
mariek
Le 25 janvier 2011
Inintéressant
Un roman sans rythme et sans histoire intéressante... A oublier!
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herbreteau emmanuelle
Le 22 janvier 2011
Un peu nul
Peu de grandeur, à part la bouffe xxxriche, peu d'éléments sur le quartier...
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Frederic
Le 19 février 2011
Pas terrible du tout ...
Si vous voulez avoir un dictionnaire des grandes marques populaires en Angleterre, alors allez-y, foncez. Sans ça, l'histoire est franchement plan-plan, il ne se passe pas grand chose du tout et les deux personnages à travers lesquelles l'histoire est racontée Mimi et Clare s'émeuvent pour pas grand chose... Comme décrit, c'est effectivement facile à lire mais vous allez rapidement vous ennuyer de ces histoires répétitives. C'est clairement inspiré des "Desperate housewives" mais ça n'en a ni l'originalité, ni la saveur et encore moins les rebondissements.
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Remarque de patricia sabas du 04/10/11
Merci de m'éviter d'écrire la même chose. J'ai failli le jeter à la poubelle en l'ayant terminé dans le RER... mais bon, c'est un livre.
ezel306
Le 18 février 2011
Mouais....
Facile à lire mais j'attendais une intrique croustillante entre les voisins et finalement je suis arrivée au bout de ce livre déçue, parce que cette intrigue n'est jamais apparue.
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Le 23 février 2011
Dommage, ça aurait pu être mieux !
Le sujet aurait pu être sympa, mais il n'y a pas vraiment d'intrigue, les chapitres sont assez redondants et l'histoire pas vraiment approfondie ! Ca reste un livre agréable à lire malgré tout :)
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moah
Le 23 février 2011
Tout à fait charmant
J'ai litéralement dévoré ce livre. Drôle, intriguant, des fois quand même pitoyable par l'attitude des gens, enfin la triste realité de l'être humain, mais vraiment écrit de façon généreuse et burlesque.
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tortue007
Le 05 avril 2011
Drôle et facile à lire
J'ai lu ce livre en un rien de temps. Une histoire dans laquelle beaucoup de femmes peuvent se reconnaitre. On est obligée de penser au style des Desperates Housewives... Très divertissant, j'ai beaucoup aimé.
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Leny
Le 13 avril 2011
Décevant
Je me suis ennuyée du début à la fin. A oublier.
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Pilpa
Le 27 avril 2011
Nul !
Que je me suis ennuyée........ il ne se passe rien !
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Le 31 mai 2011
Rien de neuf...
Que du réchauffé. Un épisode de Desperate en livre, mauvais humour, ressassé, déjà lu, vu, digéré, on en peut plus. Vite du frais quelque chose de surprenant ! A déconseiller donc.
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tama
Le 02 juin 2011
Sans intérêt.
Un livre réellement ennuyeux à souhait, l'histoire est sans intérêt, il ne se passe rien de la première à la dernière page. L'auteur se contente de décrire les coucheries des uns et des autres. Quant aux personnages, ils sont fades, et franchement ils se ressemblent tous à tel point qu'il est difficile de se souvenir de qui est qui. Bref, épargnez vous la corvée de le lire.
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sanines33
Le 10 juin 2011
Décevant !
Le titre accrocheur m'a incitée à acheter ce livre, mais, je regrette cet achat, car ce livre n'est pas du tout passionnant : pas d'intrigues, de rebondissements... des descriptions à n'en plus finir. Je n'ai même pas terminé la lecture de ce roman. Dommage !!
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DOMDOM
Le 17 juillet 2011
Pour un moment de détente
C'est léger, ça se lit bien, c'est relaxant... C'est un peu du Desperate Housewives à la Britannique. Le récit se fait successivement au travers 2 personnages qui sont voisines dans un quartier résidentiel pour familles très aisées. Se mélangent alors ragots, envies, jalousies, tromperies et "m'as-tu vu" dans ce petit monde très superficiel ! C'est un livre à emporter dans son sac de plage ou de week-end !
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soutine28
Le 26 juillet 2011
Ennuyeux
Je l'ai fini parce que je n'aime pas laisser un livre en plan mais on a du mal à partager le quotidien de ces femmes riches et désoeuvrées qui s'ennuient comme nous en lisant le livre...
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Lillie
Le 27 juillet 2011
A mourir d'ennui...
Quelle déception !!!! Je n'arrive même pas à terminer ce pavé qui n'en finit pas avec des descriptions plus inutiles les unes que les autres... Il n'y pas vraiment d'histoire pour nous tenir en haleine... dommage.
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Le 07 octobre 2011
Plat...
J'aime pourtant bien les récits croisés qui donnent généralement un bon rythme à l'histoire, mais cette fois-ci l'effet est vraiment décevant. La pseudo intrigue repose sur peu de choses et ne va pas très loin. Je pense que j'oublierai rapidement cette lecture, et en tout cas je ne la conseillerai pas particulièrement.
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Blay Lyvia
Le 25 février 2012
Nullissime
Ce livre était sensé être drôle... Ennui total, l'intrigue est mal faite. Une fin un peu bizarre, qui arrive de façon brutale... Je déconseille ce livre, c'est bien la 1ere fois que je jette 1 livre à la poubelle :-S
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mariel
Le 22 février 2012
Le diable vit à Notting Hill
Plutôt décevant - si vous voulez vraiment rire, jetez votre dévolu plutôt sur "Le diable s'habille en Prada".
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Cris
Le 29 mars 2012
Cris
Je lui donne une étoile : pour sa couverture sympa et le résumé qui donne envie. Mais c'est un livre très décevant. Il ne se passe strictement rien... Dommage, l'histoire paraissait prometteuse. Enfin bref, suivant...
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Galak
Le 31 mars 2012
Sympa
Un livre en effet facile à lire, mais qui a ses petites surprises sur le caractère piquant de nos British bien aimés.... Moi je dis: allons tous vivre à Notting Hill !
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Calypsoho
Le 23 avril 2012
Mouais bof
Déçu ce n'est pas un livre que je conseillerais...
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Journaliste anglaise, Rachel Johnson a connu un immense succès avec Le Diable vit à Nithing Hill. Elle partage sa vie entre Londres et le Somerset.
Issue d'une famille influente de la vie politique anglaise, elle est notamment la sœur du maire actuel de Londres.
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Extrait

Clare


Qu'est-ce qui a bien pu me réveiller ? Hier soir, je n'ai pas bu une goutte d'alcool. Et pendant la journée, j'ai suivi à la lettre mon régime sans hydrates de carbone, je n'ai avalé qu'un seul expresso, j'ai assisté à ma classe de Pilates et jardiné pendant des heures au bon air – et pourtant je ne dors plus. Plus du tout.
Dans notre square privé, un animal pousse un cri strident. Un chat ou peut-être un renard. La circulation nocturne du pont de Westway gronde au loin. Il est encore trop tôt pour le trafic aérien. Et bien trop tôt pour me lever.
Dans une minute je vais aller dans la salle de bain prendre un de ces somnifères qui sont en vente libre en France. Je dois me calmer. Deux choses se trémoussent dans ma tête comme des limaces en chaleur. Primo, Gideon s'absente au début de la semaine prochaine pour assister à une foire de meubles danois pour laquelle il a dessiné un tabouret. Donc tomber enceinte ce mois-ci sera impossible car il sera parti au beau milieu de ma période d'ovulation. Deuzio, les lys. Je les ai oubliés, ce qui ne me ressemble pas.
Hier, j'ai fait du shopping avec Donna qui m'a persuadée d'acheter un cristal à accrocher dans le vestibule : d'après elle, il ralentira le flux du chi qui surgit de la porte d'entrée, monte dans les étages et rend nos amis nerveux et pressés de nous quitter. J'ai eu envie de lui dire « Merci, Donna, mais non, merci ». Au lieu de quoi, je lui ai fait remarquer que Gideon allait détester ça. Mon mari fait partie des écolos post-minimalistes, ce qui veut dire qu'il est pour la collecte de l'eau, les éoliennes, les matériaux recyclables et contre les fontaines chantantes et les statuettes en plastoc de Bouddha. Mais elle m'a convaincue de m'offrir ce cristal et de l'accrocher très haut au bout d'un fil de nylon invisible, avec un argument irrésistible :
— Je te parie que Gideon ne le remarquera que lorsqu'il croulera sous de nouveaux succès et des tonnes d'argent.
— Ça m'aidera à avoir un enfant ? ai-je demandé en tapant le code de ma carte bancaire pour payer ce cristal qui, soit dit en passant, s'est avéré remarquablement cher.
— Je ne te promets pas un bébé pour Noël, mais ses effets positifs vont certainement t'aider. Tout comme un carillon de cuivre dans l'entrée. Clare, depuis des milliers d'années, les cristaux ont des vertus curatives. Si tu suis ton propre chemin...
Bref, cette histoire de cristal nous a tellement absorbées – j'ai réussi à m'en sortir sans le Bouddha ni le carillon – que j'ai oublié de retourner chez les Molton pour mettre les lys sous cloches en attendant de les empoter. Du coup, les lys crapaud achetés chez Crocus, ceux qui ont des pétales bleu pâle en étoile, ne vont sans doute jamais refleurir.
Pour me changer les idées et ne plus penser à des plantes qui vont éclore ou pas, ni au triste fait que je suis, moi aussi, une fleur qui risque de ne jamais s'épanouir et même de se dessécher, je sors de mon lit.
Je remonte les stores couleur crème – nous n'avons ni rideaux, ni tapis, ni cache-sommier : il est néfaste pour nos karmas qu'un morceau de tissu touche la surface sur laquelle nous marchons avec des chaussures. J'ouvre la fenêtre à guillotine et me penche au-dehors.
Il fait un froid piquant mais, bien que la fille de la météo ait annoncé des gelées tardives, le mercure n'a sûrement pas chuté au-dessous de 0 °. Je survole du regard le square privé sur lequel j'habite. C'est un hortus inclusus classique, rectangulaire, bordé et même fermé par une rangée de maisons particulières. Un des grands côtés s'appelle Lonsdale Gardens et l'autre, Colville Crescent.
Comme de bien entendu, peu de lumières brillent dans Lonsdale Gardens. N'y résident que des familles avec des enfants d'âge scolaire ou des banquiers ou les deux. Plus lève-tôt que couche-tard.
Une pelouse entourée d'allées, au centre du square, est plongée dans l'obscurité, mais je discerne facilement les formes des frênes et des grands platanes se détachant sur les murs en stuc blanc.
Je suis sur le point de refermer la fenêtre quand, tout d'un coup, une vive lumière éclaire la dernière maison de la rangée, celle des Avery. Quelque chose a dû déclencher les projecteurs de sécurité – un renard, un chat ou un intrus. Je scrute le jardin, m'attendant à voir un renard trottiner la queue en l'air dans les broussailles comme s'il en était l'unique propriétaire. Mais rien ne se passe.
Juste au moment où les lumières devraient normalement s'éteindre, j'aperçois une silhouette féminine dans l'allée centrale. Elle se faufile entre des chaises Adirondack et des jardinières en fonte, longe le vieux garage couvert d'un lierre épais et atteint le portillon au bout du jardin des Avery. Quand elle tâtonne pour trouver le loquet, elle se tient en pleine lumière et je reconnais sans difficulté la femme qui porte une chemise de nuit courte et blanche avec un pashmina crème jeté sur les épaules et des bottes en caoutchouc vertes. Ses longues jambes bronzées se perdent dans la pénombre et, bientôt, je ne distingue plus que le contour fantomatique de sa chemise de nuit ajustée évoluant dans l'allée pour disparaître soudain dans le jardin voisin.
Je réfléchis, tandis que les projecteurs s'éteignent peu à peu : il n'y a qu'une seule et unique raison pour expliquer la présence de Virginie Lacoste chez les Avery à – je consulte ma pendulette – 3 heures du matin.
L'image de Bob en chemise bleue et pantalon de toile kaki me vient à l'esprit (pour une raison qui m'échappe, c'est toujours sa tenue quand je pense à lui). Bob est un Américain de la côte Est, bourru, rougeaud, républicain et, selon mes critères, pas vraiment gâté question charme.
Virginie est française, blonde, soignée, avec un côté « frenchie » que son installation en Angleterre ne fait qu'accentuer et un accent à couper au couteau. En dépit de sa façon élégante et décontractée de s'habiller, de s'occuper de sa maison, de ses affaires et de sa vie mondaine avec l'air de ne pas y toucher, en dépit de son air libéré, légèrement carnassier et franchement gaulois, je n'arrive pas à croire qu'elle a eu le culot de se payer Bob Avery sous le nez de sa femme et de leurs quatre enfants en train de dormir.
Ce que je suis bête ! Il est évident que les deux coupables se sont envoyés en l'air dans le garage et pas dans la maison. Comme les Avery n'y parquent pas leur énorme Voyager, il se pourrait bien que Bob l'utilise pour recevoir ses conquêtes.
Mon petit doigt me dit de noter l'heure et la date : 2 heures 44, le 18 mars, fête de la Saint-Patrick. On ne sait jamais : un jour, ça pourrait être important.

Suis-je choquée ou non ? Recouchée en attendant que la pilule fasse son effet, je n'arrive pas à me décider. Après tout, comme dit Gideon d'un air nostalgique, ces squares clos par le dos des maisons qui les entourent et interdits d'accès aux non-propriétaires, ont une satanée réputation. C'est si facile de ne pas verrouiller la porte de la cuisine. Et si jamais « on » vous voit vous glisser à l'intérieur d'une maison, « on » pensera que vous ne faites que rapporter un truc que vous avez emprunté.
Il n'y a pas si longtemps, à l'époque où les maisons étaient encore divisées par appartements, la police de Notting Hill essaya d'attraper un violeur en série qui agressait des jeunes femmes dans les sous-sols d'Elgin Crescent. Plusieurs nuits de suite, des caméras infrarouges furent installées sur les toits. Une fois visionnées, les bandes ne révélèrent que les allées et venues nocturnes de riverains en chaleur – tous d'honorables sujets de Sa Majesté ou financiers éminents. Very shocking ! Par miracle, ces édifiantes images furent perdues avant que l'Evening Standard n'ait pu s'en emparer.
Je n'ai nul besoin d'une caméra pour prouver ce que j'ai vu. Je suis un témoin de la première heure. Je sais ce qu'ils ont fricoté. Est-ce une coïncidence si la soirée des Avery tombe ce soir ? Une fête que nous attendons car nous allons enfin découvrir à quoi ont servi les millions que Bob et Sally ont dépensés pour agencer la cuisine-pièce-à-vivre que les précédents propriétaires avaient déjà refaite, ardoise et Boffi , quelques mois auparavant. Mais les Avery ont tout fichu en l'air pour repartir à zéro, ce qui arrive souvent ici. Les maisons n'arrêtent pas d'être rénovées et redécorées.
Moi, ce qui m'intéressera, c'est de voir comment Virginie et Bob se comportent ensemble en public. En plus, cette fiesta va nous donner l'occasion d'examiner sur pièce Selim Kasparian, notre nouveau milliardaire pour qui Mimi, sans encore le connaître, frétille déjà. Bien sûr, elle a regardé sur Google ce qu'on disait de lui. Mimi est une journaliste brune et bouclée, avec une sacrée paire de loches, dont la faculté de pondre aussi facilement qu'une poule m'exaspère. Trois marmots en cinq ans : elle est tellement fertile que, si elle voulait, elle pourrait se passer de la petite graine ! Elle veut mettre le grappin sur Selim Kasparian avant tout le monde, j'en suis persuadée.
Je me lève, ferme la fenêtre et me rends, nue des pieds à la tête, à la salle de bain, en appréciant la chaleur sèche du chauffage par le sol en béton, le même béton d'un gris tourterelle qui couvre chaque centimètre carré du sol de la maison. Gideon est intarissable quand il s'agit de béton, surtout celui à base de détritus de récupération ou de crassiers. Il répète que le béton est un ami de l'environnement, un matériau de longue durée à usages multiples. Moi, je m'en fiche ! Ne m'importent que sa chaleur et sa douceur sous mes pieds.
J'attrape un verre du designer David Mellor et le remplis d'eau pour neutraliser l'effet déshydratant du somnifère.
Des crissements sous ma fenêtre me réveillent à 6 heures du matin. Incapable d'ouvrir les yeux, je reste allongée quelques minutes de plus. Nouveaux crissements. Quelqu'un fait son jogging dans le jardin. Pas besoin de regarder pour deviner qu'il s'agit de Bob Avery. Non seulement c'est un Américain, mais il a deux raisons de garder la forme : Virginie et les compétitions sportives qui se dérouleront en juin dans notre square.
Chaque année ou presque, nous avons un banquier qui, persuadé qu'arriver second est un déshonneur, se retrouve aux Urgences du St Charles Hospital avec une cheville foulée, une hernie à l'aine ou des cailloux incrustés dans les genoux.