Secondes noces
Carrie Adams
608 pages
Couverture souple. 11 x 18 cm
Réf : 200816
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Au lieu de 19,50  (prix public)
Disponible
Ma meilleure amie ? L'ex de mon futur mari !
Résumé
En plein strip-tease, Tessa voit débouler dans la chambre les enfants de son futur mari ! Pas facile de tomber amoureuse d’un homme flanqué d’une ex et père de trois filles... Tessa, célibataire endurcie, va devoir gérer les manigances de cette ex qui avait pourtant demandé le divorce... 
Pourquoi on l'a choisi
Un plan d’attaque parfait ! Comprenant que les liens d’un couple avec enfants sont indestructibles, Tessa va user d’une nouvelle stratégie : pacifier avec l’ennemi. Elle séduit non seulement son futur mari, mais aussi son ex-femme et s’en fait une amie. Paradoxal et drôlissime !
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Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :11
NinieCh
Le 18 octobre 2010
A lire !
J'ai bien aimé ce livre. Il est réaliste et beaucoup de femmes se reconnaîtront dans celui-ci. L'histoire nous tient jusqu'à la fin.
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lolo38
Le 28 septembre 2010
Excellente surprise
J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre. L'histoire commence peut-être comme une comédie légère mais elle prend petit à petit beaucoup plus de profondeur qu'il n'y paraît au départ. Je pense que pas mal de femmes seront touchées par ce récit qui aborde franchement, mais avec doigté, plus d'un problème féminin. On est autant ému par le personnage de la première -et ex- épouse- que par celui de la seconde. C'est une histoire contemporaine (mariages, divorces, familles recomposées) habilement et très justement contée par Carrie Adams. Je le recommande.
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Le 02 novembre 2010
Pas tellement terrible !!!
J'en suis à un peu plus que la moitié et j'avoue que le livre ne m'inspire pas autant que j'avais cru.
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Sophie70
Le 14 octobre 2010
Nul
Sincèrement, je ne l'ai lu qu'à la moitié ! Je me suis profondément ennuyée ! Je regrette cet achat.
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sanines33
Le 20 décembre 2010
Moyen !!
J'ai été déçue par ce livre. Beaucoup trop long, descriptions inutiles. Pour moi, l'histoire commence vers la centième page. Je me suis ennuyée.
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val1712
Le 04 janvier 2011
Une histoire sympa et des bons éclats de rire
Cependant, les descriptions sont parfois longues.
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Prissou
Le 21 mars 2011
A se faire son propre avis
Moi je suis conquise, il est vrai que l'histoire met du temps à démarrer. Mais une fois partie on s'accroche jusqu'au bout et on ne le regrette pas finalement. Puisque pas mal de rebondissements fond bouger l'histoire. J'aime beaucoup la façon originale dont l'histoire est racontée, on arrive pas à prendre partie pour l'une ou l'autre des deux femmes, et finalement on s'attache aux personnages. Un histoire qui reflète bien la triste réalité de nos jours, mais qui nous permet justement de comprendre ces couples qui se séparent. A lire pour se faire son propre avis car certains pourraient ne pas l'apprécier.
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Anlore
Le 28 mai 2011
D'actualité
Un peu difficile au début pour moi d'entrer dans l'histoire qui démarre bien plus tard je trouve... Les descriptions sont un peu longuettes... C'est dommage ! Reconstruire sa vie après un divorce n'est jamais facile... L'histoire peut paraître légère à première vue mais au fil des pages, on est émue par ces deux femmes, par ce qu'elles vivent et ressentent...
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GUERIN Christiane
Le 08 juin 2011
Pas mal
Malgré les commentaires péjoratifs à propos de ce livre, je l'ai quand même commandé et je dois dire que je ne suis pas du tout déçue de mon achat. Je le conseille vivement.
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lou39
Le 04 mars 2012
Pouah
J'ai pas pu le finir : trop de détails, trop de longueur, j'ai arrêté, bref, un échec, déçue.
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lilou14
Le 18 avril 2012
Un très beau livre
Excellent livre mélangeant l'humour, la joie et la tristesse. Il décrit à la perfection de nombreuses situations de la vie quotidienne. A lire absolument !!!!
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Carrie Adams vit à Londres avec son mari et ses enfants. Secondes noces est son deuxième roman après La Célibataire.
Extrait

1
Crunchy Nut

Les rires fusaient de toutes parts, et pour une fois, je ne pouvais même pas faire semblant de me joindre à l'hilarité générale. J'avais envie de prendre une de mes filles sur mes genoux et de la serrer très fort contre moi, mais j'avais appris à me dominer. À huit ans, ma benjamine elle-même s'estimait trop grande pour de telles manifestations publiques d'affection. Lorsque nous étions seules à la maison, pas de problème, seulement ce n'était pas dans ces moments-là que j'avais besoin de sa protection. Une main se posa sur mon épaule. Je scotchai automatiquement un sourire sur mes lèvres en me retournant.
« Merci mille fois pour tout ce que vous avez fait, dit la femme qui baissait son regard sur moi.
— Je suis contente d'avoir pu vous aider, répondis-je.
— Tout le monde s'accorde à dire que vous avez été fabuleuse. »
Un sourire radieux illumina le visage de ma benjamine. Si sa maîtresse disait que j'étais fabuleuse, c'est que je devais être capable de faire quelque chose de bien.
« J'attendais ce moment avec impatience », ajouta mon imposante interlocutrice en prenant la place voisine de la mienne. Je me crispai. Ma cadette, âgée de neuf ans, assise près de moi, de l'autre côté, n'avait pas remarqué la présence de la directrice de son école pour la bonne raison qu'elle était occupée à tendre le cou pour explorer du regard le fond de la salle. Depuis que nous étions assises, elle surveillait l'entrée. Je fis pivoter ses épaules en douceur, face à la scène.
« Il va venir, dis-je en jetant un rapide coup d'œil au siège vide. Ne t'inquiète pas.
— Je ne m'inquiète pas », me répondit-elle en se détournant illico.
Les lumières faiblirent et un murmure exalté s'éleva parmi les parents, les frères et sœurs et les autres avant de se dissiper peu à peu. Deux paires d'yeux noisette anxieux cherchèrent mon regard dans la pénombre de la salle.
« Il va venir, répétai-je en prenant les mains de mes filles, et à l'instant où la première note jaillit du piano, il apparut.
— Papa ! » soufflèrent-elles en bondissant sur leurs sièges.
Jimmy se glissa le long de l'allée étroite en déployant un charme tel que personne ne parut s'en offusquer, à part moi. Il s'arrêta même en chemin pour déposer un baiser sur la joue d'une bonne amie à nous et serrer la main de plusieurs papas.
« Assieds-toi », articulai-je.
Il se pencha pour m'embrasser et embrasser les filles.
« Désolé, chuchota-t-il. La réunion a duré plus longtemps que prévu. »
Je posai un doigt sur mes lèvres en désignant l'estrade. Les épais rideaux de velours vert s'écartaient pour révéler les rues sordides de Hell's Kitchen à New York, où des fillettes déguisées en garçons marquaient les fameux territoires des Jets et des Sharks, à grand renfort de sifflements, de claquements de langue et de crachats.
Puis l'agressivité s'évapora et ma fille aînée fit son apparition. Elle regarda vers nous comme à travers un miroir invisible, examinant son reflet avec autant d'intensité que l'assistance l'examinait elle-même. Mon imagination me jouait-elle des tours ou avais-je bel et bien entendu des cris étouffés monter de la salle ? Elle était d'une beauté phénoménale. Plus mûre et plus maîtresse d'elle-même qu'on est supposé l'être à quatorze ans — était-il possible que nous ayons un enfant de quatorze ans ? Mon regard était rivé sur Amber qui évoluait sur la scène avec une aisance parfaite tandis que mon cerveau sautait machinalement à sa prochaine réplique avant même qu'elle eût fini de proférer la précédente. J'étais impressionnée, fascinée, et tout aussi terrifiée. Quant à Amber, à en juger d'après la fixité du bas de sa robe, elle était solide comme un roc.
Elle était tellement belle. L'ai-je déjà dit ? Ses cheveux auburn étaient relevés par un ruban blanc, et sa robe stricte et proprette de bonne catholique n'entamait en rien la grâce de son long corps svelte. Elle avait une peau de la couleur du lait, mais lorsqu'elle ouvrait la bouche pour chanter, on oubliait le collège londonien pour jeunes filles pour se retrouver dans l'univers d'une Portoricaine à la veille de son premier bal.
Jimmy se pencha devant notre cadette et plongea son regard dans le mien. Il me serra la main à la briser, mais notre fille récupéra alors son père en posant résolument sa main sur ses genoux à elle. Je baissai les yeux sur les miens, le temps que la chaleur quitte lentement ma peau et que mes doigts recouvrent leur froideur perpétuelle.
Pendant l'entracte, Jimmy et moi eûmes droit à un déluge de compliments de la part de nos collègues parents, certains sincères, d'autres mi-figue mi-raisin, d'autres carrément grinçants. Comment se fait-il que je ne me souvienne toujours que de ceux-là ?
« Vous devez être si fiers. Quand Talullah a décroché sa bourse, j'ai fait en sorte qu'elle garde les pieds sur terre en l'obligeant à faire son lit tous les jours. Ça a fonctionné à merveille. Vous devriez en faire autant avec Amber pour que ça ne lui monte pas à la tête.
— Elle fait déjà son lit tous les jours, répondis-je, perplexe.
— Oh ! » s'exclama la femme, tout aussi déconcertée.
Nous restâmes bêtement plantées là jusqu'à ce qu'un nouvel « éloge » fende l'air comme un missile.
« Elle est merveilleuse, n'est-ce pas ? Vous allez avoir du pain sur la planche pour l'astreindre à garder les pieds sur terre, lança une dame aux manières empesées que j'avais tenté d'éviter en vain. Ce n'était pas une mince affaire de choisir une fille de troisième. Elle est tout à fait remarquable, c'était le bon choix, incontestablement, mais je crois que certaines mamans d'élèves de seconde ne sont pas très contentes. »
J'ouvris la bouche pour répondre, mais Jimmy fut plus rapide. « Merci pour vos tuyaux, mesdames. Nous serons sur nos gardes désormais. » Elles rirent sottement. Jimmy me saisit le coude. « Allons au bar, dit-il.
— Si j'étais toi, je m'assurerais qu'on ne nous empoisonne pas.
— Pourquoi moi ? demanda-t-il.
— Tu préfères te charger de coudre les étiquettes ?
— On en trouve qui se collent d'un coup de fer de nos jours, non ?
— Oui, mais sauras-tu répondre à cette question qu'est-ce qu'un fer ? »
Ses rides se creusèrent sous l'effet d'une concentration feinte.
« Tu as gagné. C'est moi qui bois en premier. »
Nous fûmes la cible d'autres commentaires « salutaires » tandis que nous nous frayions un passage à travers la foule, mais fort heureusement, comme je cumulais un total renversant de dix-huit années de scolarité pour mes filles dans cet établissement, je savais qui étaient mes amis et où les trouver. Derrière le bar. Mes amies, devrais-je dire, puisque les femmes dominent ma vie.