Birdman
480 pages
Couverture souple.
Réf : 187022
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Résumé
Greenwitch, dans la banlieue de Londres. Cinq cadavres de femmes sont découverts dans un terrain vague. Toutes ont été mutilées, selon un abominable rituel : un oiseau cousu vivant dans leur thorax... Avec ce premier roman, Mo Hayder se hissait d'emblée au rang des plus grands auteurs de thrillers, dans la lignée de Patricia Cornwell et Thomas Harris !
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :16
gege74
Le 10 février 2010
Génial
Un livre à dévorer. On est tout de suite pris dans l'intrigue et les personnages sont moins lisses que dans beaucoup de policiers. J'ai d'ailleurs tellement aimé Caffery et Cie que j'ai lu tous les autres livres de Mo Hayder depuis. Je vous conseille d'ailleurs vivement de commencer par celui-ci qui est chronologiquement le premier pour suivre avec plus de plaisir la trame de fond.
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barbieturic
Le 30 mai 2009
Impossible de décrocher
C'est le premier livre de cette auteur que j'ai lu, et j'ai adoré. On s'attache au personnage de Caffery et les rebondissements sont nombreux, c'est une histoire très noire mais c'est la signature de l'auteur et c'est très réussi !
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Ogani
Le 29 septembre 2009
Pour insomniaque
Ce roman est tellement prenant qu'il empêche de dormir, on veut savoir la fin. Les personnages sont bien décrits, humains, facilement imaginables. Les situations sont précises et pourtant suffisament floues pour qu'on ne devine pas tout. Beaucoup de rebondissements et la fin est surprenante. Au-delà d'un thriller bien écrit, l'auteur nous décrit la naissance de deux sérial killers mais avec des profils totalement différents et des raisons différentes. A la place des deux personnages concernés (je ne dis pas lesquels pour le suspense, ferions-nous les mêmes choix ? Là est la question, dérangeante certes mais intéressante. Je tenterai de nouveau cet auteur à l'occasion avec beaucoup de plaisir et d'intérêt intellectuel et philosophique.
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gaudin alexandra
Le 24 juin 2009
A dévorer
C'est un livre que j'ai dévoré comme ce fameux "Birdman"... Impossible de s'arrêter, chaque nouvelle page est un rebondissement. Premier livre de cet auteur, et je ne vais pas m'arrêter là !
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pralinette
Le 09 août 2009
Angoissant
Premiers pas dans le monde de Mo Hyder, angoissant, terrifiant............. prenant !
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Le 01 août 2009
Accrocheur
Bonne histoire, suffisement d'éléments pour deviner quelques détails avant que ce soit rééllement dit, et d'autres éléments totalements inattendus. A lire !
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Dine34
Le 09 septembre 2009
A lire !!!!
Je découvre cet auteur qui s'avère excellent ! Dans la lignée des grands auteurs !!!!
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Mic
Le 06 avril 2010
Un très bon polar !
Maniant l'horreur avec talent, on ne peut toutefois limiter son oeuvre à cette dimension. La qualité d'écriture, le réalisme de ses personnages torturés et la dureté de ses intrigues font de "Birdman", une découverte majeure. Car cette histoire de tueur en série, sur laquelle enquête Jack Caffery - un inspecteur hanté par le drame de son enfance avec la disparition de son jeune frère peut-être enlevé par leur voisin pédophile, brille par son habileté et sa noirceur. Mo Hayder se démarque de ses aînées (Ruth Rendell, P.D. James ...) dans la conduite de ses récits où elle s'amuse à nouer les fils d'une intrigue retorse à souhait. Pour les amateurs de frissons nocturnes, chair de poule assurée ! Bravo France Loisirs.
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Pimprenelle
Le 13 avril 2010
A découvrir
Si vous aimez les thrillers glauques, vous serez servis ! Drogue, prostitution, mutilation, nécrophilie, le cocktail est complet. Néanmoins, certains passages sont moins convaincants comme par exemple la scène dans laquelle nous est servi un remake de Massacre à la tronçonneuse...
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Le 03 mars 2010
Parfait
Livre à lire sans attendre ! L'histoire est captivante, impossible de décrocher avant la fin du livre !
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Michmich
Le 30 mai 2010
Excellent!
Un roman très noir qui a satisfait la lectrice difficile que je suis ! Impossible de décrocher une fois commencé, j'ai adoré le style de l'écrivain. Âmes sensibles s'abstenir mais pour les accros des romans angoissants, plongez sans hésiter !
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line19
Le 01 mars 2010
Excellent
C'est le premier livre que je lis de cet auteur et je n'ai pas été déçue. Une très bonne intrigue, des rebondissements, on a hâte d'arriver au bout pour connaître le dénouement. Un livre à dévorer !!!!
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Atalante
Le 13 avril 2010
Haletant
Une intrigue intéressante, beaucoup de rebondissements et des personnages charismatiques. A dévorer.
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Le 25 mars 2010
J'ai adoré
Un livre avec une histoire bien noire, mais tellement prenante qu'on ne peut le quitter.
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Venander
Le 15 avril 2010
Tout ce que j'attendais !
Souvent lorsqu'on lit les résumés, les livres ont l'air top et au final, après lecture, on est un peu déçu... Mais là ABSOLUMENT PAS !! C'est tout ce que j'aime lire ! Et du début à la fin pas une seconde je me suis ennuyée ! Vraiment bien ! Et personnage attachant ! Je vais sûrement lire les autres livres de cette dame !!
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nalon29
Le 29 mars 2011
Noir, très noir...
On le commence, et on sait déjà qu'on ne pourra pas le lâcher ! J'en redemande !!
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Extrait

1


North Greenwich. Fin mai. Trois heures avant le lever du soleil, le fleuve était désert. Le courant tendait les amarres des péniches sombres, et une marée d'équinoxe de printemps libérait doucement de petits sloops de la vase où ils reposaient. Une brume légère s'élevait des eaux et dérivait vers l'intérieur des terres, par-delà les comptoirs des marchands de fournitures pour bateaux, sur le Dôme du Millénaire désert et d'étranges paysages lunaires et désolés, avant de s'arrêter, cinq cents mètres plus loin, sur un terrain vague encombré de machines.
Le double pinceau de phares balaya la nuit et une voiture de patrouille s'engagea dans la voie d'accès, son gyrophare bleu tournant silencieusement. Elle fut imitée un moment plus tard par une deuxième, puis une troisième. Durant vingt minutes, d'autres véhicules de police convergèrent sur le terrain. Quatre du secteur, plus deux Ford Sierra banalisées et la camionnette blanche de l'équipe photographique du médico-légal. Un barrage fut placé à l'entrée de la voie, et des agents locaux en uniforme postés pour interdire toute intrusion du côté du fleuve. Le premier représentant de la police judiciaire se mit en rapport avec le central de Croydon et demanda le numéro du Service régional des enquêtes sensibles. A neuf kilomètres de là, l'inspecteur principal Jack Caffery, de l'équipe B du SRES, fut réveillé dans son lit.
Il resta un moment à cligner des yeux dans le noir, le temps de remettre ses idées en place, et dut lutter contre l'envie de glisser à nouveau dans le sommeil. Après une profonde inspiration, il se força à rouler hors du lit. Il passa dans la salle de bains et s'aspergea le visage d'eau froide.
Plus de Glenmorangie pendant la semaine, Jack, promets-le maintenant, allez, promets...
Il s'habilla sans trop de hâte, car il préférait arriver complètement éveillé et en pleine possession de ses moyens. Il choisit une cravate, quelque chose de discret - ces gars-là n'aiment pas trop qu'on soit plus élégant qu'eux -, accrocha son Alphapage à sa ceinture, avala un café - instantané, comme toujours, avec du sucre mais sans lait, et surtout tu ne manges rien, parce que tu ne sais pas ce que tu vas devoir examiner. Deux tasses de café plus tard, une cigarette coincée entre les dents, il roulait dans les rues vides de Greenwich, vers le lieu du crime, où le commissaire de la police judiciaire Steve Maddox, un petit homme prématurément grisonnant, impeccable comme toujours dans son costume marron, l'attendait à l'extérieur du terrain. Il faisait les cent pas sous un réverbère solitaire, ses clefs de voiture cliquetant entre ses doigts tandis qu'il se mordillait l'intérieur des joues.
Il vit la voiture de Jack qui arrivait et stoppait, la rejoignit, posa un coude sur le toit et se pencha vers la vitre baissée pour dire :
— J'espère que vous ne venez pas de manger.
Caffery tira le frein à main. Il prit des cigarettes et du tabac dans la boîte à gants.
— Génial. Exactement ce que j'espérais entendre. Vous m'invitez à souper ?
— Celle-là, elle a fait son temps, rétorqua Maddox en reculant pour laisser Jack sortir du véhicule. Une femme, à moitié enterrée. En plein milieu d'un terrain vague.
— Vous y êtes allé ?
— Non, non. C'est un gradé du coin qui m'a dit ça. Et, hum... (Il jeta un coup d'œil par-dessus son épaule vers le groupe derrière lui, et quand il se retourna, sa voix fut plus basse :) On a pratiqué une autopsie sur elle. La vieille incision en Y.
Jack s'appuya contre la Jaguar.
— Une autopsie ?
— C'est ça.
— Alors le corps provient certainement d'une salle de dissection.
— Je sais...
— Une blague d'un étudiant en médecine...
— Je sais, je sais, répéta Maddox en levant les mains pour lui imposer le silence. Ce n'est pas vraiment notre territoire, mais écoutez... D'habitude les types de Greenwich sont assez sympa avec nous, alors ménageons-les. Ça ne nous tuera pas de voir de quoi il retourne.
— D'accord.
— Bien. Et maintenant, à vous. Je parie que vous êtes prêt ?
11
— Bordel, non, grommela Caffery en claquant la portière et en sortant sa carte de sa poche. Bien sûr que je ne suis pas prêt. Comment pourrais-je l'être ?
Ils longèrent la clôture d'enceinte jusqu'à l'entrée principale. La seule lumière était celle, jaunâtre, dispensée par les rares réverbères, ponctuée de temps à autre par l'éclair blanc du flash des photographes du médico-légal que la nuit dévorait aussitôt. A un kilomètre et demi de là, dominant la ligne des immeubles au nord, la forme vaguement luisante du Dôme du Millénaire, avec ses lumières rouges pour prévenir les avions qui clignotaient sur fond de ciel étoilé.
— Elle a été balancée dans un sac-poubelle, je crois, dit Maddox. Mais il fait si sombre là-bas que le premier officier de service sur place n'en était même pas sûr. Sa première affaire sérieuse, ça lui a flanqué la frousse. (Du menton, il indiqua les véhicules à l'arrêt.) La Mercedes. Vous la voyez ?
— Ouais, fit Caffery sans ralentir.
Un homme en pardessus couleur sable était penché à la portière avant gauche et parlait avec quelqu'un à l'intérieur.
— Le propriétaire. Il y a beaucoup de travaux de rénovation et de construction dans le coin, avec le Dôme du Millénaire. Il a dit que la semaine dernière il avait embauché une équipe pour nettoyer le terrain. Ils ont probablement dérangé la dernière demeure de la fille sans le savoir. Ils travaillent avec de très gros engins. C'est à une heure du matin...
Il s'arrêta devant l'entrée. Ils montrèrent leur carte et passèrent sous les bandes en plastique délimitant le périmètre de sécurité.
— A une heure du matin donc, reprit Maddox, trois jeunes qui s'amusaient à des jeux à la con ont trébuché sur elle. On les a embarqués au poste. La coordinatrice nous en dira plus. Elle a déjà reconnu les lieux.
L'inspectrice Fiona Quinn, la coordinatrice venue du Yard, les attendait dans un espace dégagé et éclairé a giorno, près d'une baraque de chantier. Avec sa combinaison de travail blanche, elle semblait un peu fantomatique. Elle releva lentement sa capuche, en un geste solennel.
Maddox se chargea des présentations :
— Jack, voici l'inspectrice chef Quinn. Fiona, mon nouvel inspecteur principal, Jack Caffery.
Ce dernier approcha d'un pas, la main tendue.
— Enchanté de faire votre connaissance.
— Moi de même, répondit la jeune femme qui ôta ses gants de latex et serra la main offerte. Votre première, n'est-ce pas ?
— Avec le SRES, oui.
— Eh bien, j'aimerais pouvoir vous proposer une affaire moins moche. Ce n'est pas très joli à l'intérieur. Pas joli du tout, même. Quelque chose a fendu le crâne, un des engins, sans doute. Elle est sur le dos.
Elle se renversa en arrière pour mimer la pose, bras en croix et bouche ouverte. Dans la lumière, Caffery aperçut l'éclat mat des plombages.
— A partir de la taille elle est enterrée sous du béton précontraint, un morceau de trottoir ou quelque chose d'approchant.
— Le corps est là depuis longtemps ?
Elle remit ses gants et offrit un masque en coton à Maddox.
— En risquant une estimation grossière, je dirais moins d'une semaine ; en tout cas depuis trop longtemps pour mériter qu'on sorte le grand jeu. Je pense que vous devriez attendre l'aube avant de tirer du lit le pathologiste. Il vous en dira plus après examen de l'activité des insectes. Elle est à moitié enterrée, à moitié enveloppée dans un sac-poubelle : ça a dû faire une différence.
— Vous êtes sûre que nous avons besoin de lui ? s'enquit Jack d'un ton dubitatif. Les gars d'ici pensent qu'il y a déjà eu une autopsie.
— En effet.
— Et vous voulez quand même qu'on y jette un œil ?
— Oui, répondit Quinn, impassible. Oui, j'estime toujours qu'il le faut. Nous ne parlons pas ici d'une autopsie professionnelle.
Maddox et Caffery s'entre-regardèrent. Il y eut un moment de silence, puis Jack acquiesça.
— D'accord.
Il se racla la gorge, prit les gants et le masque que lui tendait Quinn, et glissa sa cravate à l'intérieur de sa chemise.
— Alors allons-y. Voyons de quoi il retourne.
Malgré les gants de protection, Caffery marchait les mains dans les poches ; une vieille habitude contractée à la judiciaire. De temps à autre il perdait de vue la torche électrique de Quinn, et il n'appréciait guère ces moments. Aussi loin sur le terrain, il faisait très sombre. L'équipe de photographie avait terminé son travail et s'était enfermée dans la camionnette blanche pour copier les pellicules, de sorte qu'à présent la seule source lumineuse était la vague fluorescence des bandes de plastique tendues par la coordinatrice pour marquer les objets de chaque côté du chemin, afin de les protéger jusqu'à l'arrivée des officiers du SRES chargés d'enregistrer, d'étiqueter et d'emballer les pièces à conviction. Elles flottaient mollement dans l'air, tels des spectres curieux, et soulignaient d'une lueur verdâtre le contour de bouteilles, de canettes écrasées, de quelque chose d'informe qui pouvait être un T-shirt ou une serviette. Des tapis roulants et des grues s'élevaient à vingt-cinq mètres dans le ciel nocturne autour d'eux, aussi gris et silencieux que des montagnes russes abandonnées.
Quinn leva une main pour les arrêter.
— Là, dit-elle à Caffery. Vous la voyez ? Etendue sur le dos.
— Où ?
— Vous voyez le baril de pétrole ?
Le faisceau de la torche l'accrocha.
— Oui.
— Et les deux tiges d'appui, à sa droite ?
— Oui.
— Regardez en dessous.
— Bon sang...
— Vous le voyez ?
— Oui, fit-il en expirant lentement. Ça va, je vois.
Ça, un cadavre ? Il avait cru que c'était une plaque de mousse, de celles qu'on tire de certains aérosols, tant la forme d'un jaune luisant était distordue. Puis il distingua les cheveux, les dents, et un bras. Enfin, en penchant la tête de côté, il comprit ce qu'il regardait.
— Oh, d'accord, je comprends, grogna Maddox avec lassitude. Quelqu'un a étendu un drap sur elle.