L'enfant d'Emma
L'enfant d'Emma
Abbie Taylor
440 pages
Couverture souple
Réf : 167398
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Disponible
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :9
mame
Le 25 mai 2009
Tres bon livre agréable à lire
Il est super comme livre, je l'ai lu en 8 jours, moi qui d'habitude ne lis pas beaucoup. C'est une personne à qui l'on va kidnapper son fils de 18 mois, et elle va partir à sa recherche. La fin termine en queue de poisson dommage.
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FOUCHER Véronique
Le 28 avril 2009
Bof
Beaucoup de bla bla inutile. Le sujet du livre est intéressant mais si mal écrit que l'histoire n'est pas captivante; beaucoup trop de longueur !
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Le 20 avril 2009
Une histoire captivante
Une histoire intrigante, on se met facilement à la place d'Emma, on ressent son angoisse et sa haine. L'histoire est bien écrite mais j'ai été un peu déçue par la fin qui s'arrête trop brusquement à mon goût. Je suis un peu restée sur ma faim.
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Le 16 avril 2009
Superbe
J'ai adoré, livre intriguant que j'ai lu en quatre jours, belle histoire de courage.
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Le 02 août 2009
Pauvre Ritchie
Plutôt pas mal, même si à la fin, on reste sur notre faim concernant Emma et son partenaire.
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lilice
Le 18 septembre 2009
Excellent !!
Que dire de plus ?! Qu'il nous captive du début à la fin, que l'histoire nous touche, que l'on ressent le désespoir de cette mère qui voit son enfant disparaitre sous ses yeux sans pouvoir rien faire. Roman captivant qu'on ne peut plus lâcher une fois commencé !
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meljo59
Le 05 octobre 2009
Très bon livre
J'ai trouvé ce livre très intéressant !!!! Je l'ai lu avec beaucoup de plaisir et je l'ai conseillé à mes proches !!!
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Le 25 octobre 2009
Excellent
Le livre est si bien écrit que l'on dirait une histoire vraie.
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kajy
Le 25 mars 2011
Excellent
J'ai lu ce livre en 4 soirs, je n'arrivais plus à le lâcher. Facile à lire. Je lis beaucoup, surtout des thrillers, et bien là, j'ai été agréablement surprise. Jamais un livre ne m'a fait cet effet. Il y a même 2 pages qui m'ont mis les larmes aux yeux. Cela ne m'est jamais arrivé. On s'identifie facilement à Emma et on ressent ses sentiments peut-être encore plus quand on a des enfants du même âge que Richie. A lire !
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Mot de l'auteur
« J'espère qu'Emma et Ritchie sauront vous toucher et qu'ils seront aussi chers à votre cœur qu'ils l'ont toujours été pour moi. Bonne lecture ! »

Abbie Taylor
Pourquoi on l'a choisi
Enfant en danger ! Il faudra à notre héroïne désemparée tout le courage et la détermination que seule une mère peut éprouver pour faire éclater la vérité. Tandis que le cauchemar se referme sur elle, le lecteur, lui, plonge dans un roman d'une intensité bouleversante. 
On a kidnappé mon enfant !
Résumé
En une seconde, la vie d’Emma bascule dans l’horreur. Les portes du métro se referment sur son fils de 13 mois et l’enfant disparaît aux côtés d’une inconnue. Emma a beau appeler à l’aide, la police refuse de la croire. A-t-elle vraiment un enfant ? L’a-t-on réellement enlevé ? Emma ne peut alors compter que sur elle-même pour tenter de retrouver son fils, quoi qu’il lui en coûte... 
Passionnée de littérature – elle dévore tous les livres qui lui tombent sous la main et a même tenté, à neuf ans, d'écrire un roman ! – cette jeune Irlandaise trentenaire est médecin. C'est une fois son diplôme obtenu et tous ses stages de formation accomplis qu'elle se remet à l'écriture. Elle nous offre avec L'enfant d'Emma, son premier roman, une histoire forte qui explore la nature profonde de la maternité.
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Extrait

1


Dimanche 17 septembre
Premier jour

En haut de l'escalier, des adolescents étaient affalés contre les murs, les jambes étendues, occupant quasiment tout le passage. Ils portaient des doudounes noires, et une même expression sur le visage : vide, dure, désœuvrée. Emma entendit leurs voix résonner sur le carrelage depuis l'angle du couloir. Dès qu'ils la virent, leur discussion cessa.
— Excusez-moi, dit Emma d'un ton poli.
Très lentement, ils retirèrent leurs pieds. Elle avait juste assez de place pour passer. Elle dut traverser tout le groupe, sentant leurs yeux posés sur elle. Ils l'observèrent en silence descendre péniblement les marches avec la poussette, Ritchie et tous ses sacs.
Elle fut contente lorsqu'elle atteignit le pied de l'escalier et tourna au coin. Une lumière crue baignait le quai désert du métro. Emma regarda derrière elle. Les garçons ne l'avaient pas suivie.
— Ça va, Ritchie ?
Soulagée, elle s'accroupit à côté de la poussette. D'habitude, elle n'était pas nerveuse, mais là, avec le bébé, elle se surprit à espérer que le train arrive vite.
Ritchie, un enfant solide et potelé de treize mois, avait commencé à pleurnicher, gonflant son petit bedon et frottant ses yeux de ses poings.
Emma secoua doucement la poussette.
— T'es fatigué, hein ? On sera bientôt à la maison.
Elle aussi était fatiguée. Ç'avait été une longue journée ; toute une expédition à travers Londres jusqu'aux quartiers de l'East End. Elle avait eu un besoin urgent de s'évader de l'appartement, et une nouvelle promenade vers Hammersmith Broadway ou North End Road était au-dessus de ses forces. Ils avaient bien profité de la journée ; ils avaient déambulé autour des étals de Spitafield Market, acheté quelques pantalons et maillots pour Ritchie, puis s'étaient rendus dans un petit bistrot bondé pour s'offrir un café, des scones et un bol de Banana Surprise. Ensuite, ils avaient pris un bus pour Mile End, et fait une balade au bord de Regent's Canal, observant les cygnes et les bateaux, avec leurs pots de fleurs peints. Mais l'air s'était rafraîchi, c'était le signe qu'il fallait rentrer. Le crépuscule recouvrait le canal d'une couche d'écume verte, un Caddie rouillé émergeait à la surface de l'eau. Il avait fallu marcher un bon moment avant de trouver une station de métro, et les sacs de courses pesaient de plus en plus lourd, cognant contre les jambes d'Emma à chaque pas. Le soulagement l'avait envahie lorsqu'elle avait enfin repéré, un peu plus loin sur le trottoir, le cercle familier rouge et bleu du métro londonien.
— Mah.
Ritchie se pencha hors de la poussette pour lui coller sa sucette à l'orange sous le nez. Du liquide poisseux coulait sur sa manche.
— Oh, pour l'amour du ciel ! Pourquoi tu l'as réclamée, alors ?
Emma sentait poindre une migraine. Elle lui prit la sucette puis essuya sans ménagement son visage et ses mains. Elle chercha une poubelle. Aucune nulle part, évidemment. Il était huit heures moins le quart, dimanche soir. Visiblement, tout le monde était rentré chez soi après avoir passé la journée dehors. Il n'y avait pas âme qui vive. Elle n'avait qu'à balancer la sucette sur les rails. Pourtant, elle finit par l'envelopper dans un mouchoir en papier et la fourrer dans son sac. Sur le mur du quai opposé, une pub pour de l'eau minérale montrait un paysage campagnard. Des arbres, de l'eau, la paix.
Ritchie se remit à geindre en tirant sur les sangles de la poussette.
— Bon, viens.
Quel mal y avait-il à le laisser sortir ?
Comme elle s'agenouillait pour détacher les sangles, un léger grincement résonna dans les profondeurs du tunnel. Le métro.
Emma avait toujours trouvé quelque chose de sinistre au bruit d'un train qui s'approchait dans un tunnel. L'entendre sans le voir ; juste le crissement des rails précédant la chose monstrueuse qui allait surgir de l'obscurité. D'un geste rapide, elle souleva Ritchie et le déposa sur le quai. Lui aussi avait entendu, et se retournait pour regarder, le duvet blond sur sa tête soulevé par une brise. Sans lâcher son harnais, Emma se pencha pour plier la poussette de sa main libre.
Le bruit s'intensifia. Ritchie se serra contre sa jambe en agrippant son jean. Malgré sa distraction sur le moment, elle se souviendrait par la suite de l'air qu'il avait. Sa petite bouille ronde aux yeux écarquillés qui fixaient, bouche bée, le tunnel, et attendaient l'arrivée du monstre.
— Là, articula-t-il, aux anges, tandis que la lumière des phares emplissait le tunnel.
Il lâcha le jean d'Emma pour pointer du doigt. Les wagons crasseux, rouge, blanc et bleu, grondèrent dans la station. Des grincements stridents résonnèrent sur le carrelage ; le train ralentit, puis s'arrêta. Le vrombissement de la machine mourut brusquement, comme si on avait coupé un ventilateur.
Silence.
Une seconde plus tard, la porte s'ouvrait en faisant un grand pschitt.
— Allez, grimpe, ordonna Emma.
Ritchie ne se le fit pas dire deux fois. Emma le guida vers un wagon vide, son harnais toujours bien en main, qu'elle leva un peu pour l'aider à monter. Il se hissa à quatre pattes, le haut de sa couche dépassant du pantalon. Puis il se redressa dans l'encadrement de la porte, content de lui, avant de se retourner vers elle.
— Mah, dit-il en l'invitant à bord d'un geste de sa main grassouillette.
Ce fut l'image qu'elle revit de lui le plus souvent, au cours des semaines suivantes. Debout dans l'encadrement, avec son petit sourire plein de quenottes, sa frange coupée de travers, sa veste polaire bleue avec l'éléphant jovial sur le devant. Il n'avait rien de particulier, rien qu'elle n'ait déjà vu mille fois auparavant. Aucun murmure dans sa tête ne l'avertit de l'arracher du wagon et de ne plus le lâcher. Il lui faisait encore
signe alors qu'elle chargeait la poussette près de lui et se tournait pour ramasser les sacs. En baissant la main, Emma crut sentir quelque chose : une légère secousse latérale sur le harnais qu'elle agrippait. Un mouvement infime, mais en y repensant par la suite, ç'avait dû lui sembler bizarre parce qu'elle se souvenait d'avoir intérieurement froncé les sourcils. Avant même qu'elle puisse se redresser et regarder, elle sut que quelque chose clochait.
Pschitt.
Elle fit volte-face. L'espace d'un instant, elle ne comprit pas ce qu'elle voyait. Les pensées zigzaguaient dans sa tête. Qu'est-ce qui manque à cette image ? Elle tenait toujours le harnais de Ritchie, mais la porte du wagon était refermée.
Refermée sous, son nez, et Ritchie se trouvait de l'autre côté.
— Bordel de merde !
Lâchant les sacs, Emma bondit sur la porte et essaya d'introduire les doigts entre les bords. À travers la vitre, elle vit le sommet du crâne de Ritchie.
— Attends, lui cria-t-elle. J'arrive.
Bon Dieu, comment s'ouvrait cette porte ? Durant une seconde, tout resta flou. Puis elle trouva le bouton d'ouverture et le pressa. Rien ne se passa. Elle l'enfonça de nouveau, plus violemment, cette fois. Toujours rien. Elle se mit à cogner des poings sur la porte, tout en jetant des regards éperdus sur le quai.
— Au secours ! Mon bébé est coincé !
Sa voix s'éleva faiblement puis mourut. Le quai était désert. Juste de sombres blocs de béton, des bancs métalliques le long des murs, les tunnels silencieux à chaque extrémité.
— Merde.
Le cœur d'Emma battait à tout rompre. Elle sentait son esprit très vif, en alerte. De nouveau, elle regarda autour d'elle, et cette fois repéra un boîtier rouge sur le mur, avec une face vitrée. L'alarme incendie. Elle s'élança instinctivement dans sa direction. Puis elle retint son geste. Pour atteindre l'alarme, il faudrait lâcher le harnais de Ritchie. Elle hésita, incapable de s'obliger à rompre, même une seule seconde, le contact avec son fils.
— Au secours, hurla-t-elle encore, plus fort, cette fois-ci. S'il vous plaît, quelqu'un ?
Quelqu'un allait forcément entendre. Il s'agissait d'un endroit public, nom d'un chien. Elle était en plein cœur de Londres.
Puis quelque chose la frappa. Le train n'avait pas bougé. Les portes semblaient s'être refermées depuis une éternité mais le train restait toujours là.
Ils ont vu ce qui se passe, pensa-t-elle.
Elle chancela de soulagement. Bien sûr. Le métro ne pouvait pas repartir tant que le harnais était coincé dans la porte. Le conducteur la voyait s'agiter dans un miroir, ou une caméra, ou peu importe quoi. Dans une minute, on viendrait l'aider. Elle resta là à attendre, ne sachant quoi faire d'autre.
Ça va aller, se dit-elle. Ça va aller.
Elle jeta un nouveau coup d'œil à Ritchie. Puis sursauta. Qu'est-ce que c'était que ça ? Ce mouvement, au bout du wagon ?
Il y avait quelqu'un là-dedans. Il y avait quelqu'un avec Ritchie.