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La rédemption d'Althalus, tome 1 : Les yeux d'émeraude
La rédemption d'Althalus, tome 1 : Les yeux d'émeraude
524 pages
(série en 2 tomes)
Couverture souple. 11 x 18 cm
Réf : 166430
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Résumé
Le voleur Althalus a toujours réussi à échapper à la potence. Mais quand le vent tourne, il faut savoir s'adapter. Voilà qu'on lui propose une curieuse mission : aller récupérer dans la Maison au Bout du Monde le mythique grimoire de Deiwos. Et selon Émeraude, une chatte qui parle, il n'en ressortira qu'après en avoir compris les enseignements et empêché Daeva, le frère maléfique de Deiwos, de... défaire le monde !
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :6
Le 26 juin 2009
Du Edding
Un pur bonheur comme à chaque fois que je lis du Eddings.
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Le 09 octobre 2009
Du Edding pur et dur !
Polgarath, Belgarath, Belgarion, Mallorée et prime la trilogie des Joyaux, tout un poème à lire absolument, et pour les autre qui auraient encore faim de neuf, j'accorde un grand honneur à vous inviter à lire "La Rédemption Althus" 1 et 2.
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Romain
Le 01 septembre 2009
Trés bon livre
Je recommande ce livre, pour les amateurs du genre évidemment. L'auteur a su créer un univers entier et à part, cohérent sans exagérations : aucun monstre fantastique, c'est une histoire entre "hommes", la magie en prime. J'ai passé un excellent moment à le lire, j'ai hâte de dévorer le tome 2.
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belgariane
Le 25 novembre 2009
Magnifique comme toutes les oeuvres d'Eddings !!
Comme toutes les œuvres de Eddings, la rédemption d'Althalus se laisse lire très rapidement, il faut certes s'accrocher un peu au début mais il devient très vite difficile de lâcher le livre tant on veut savoir ce qui va se passer par la suite !!!
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FERRARIS Anne-Marie
Le 23 septembre 2009
Beaucoup de plaisir
Ce n'est pas un des chefs d'œuvre du couple, mais c'est bien au dessus du roman fantasy moyen ! Pourquoi bouder son plaisir ?! Comme tous leurs romans, le début est très lent et assez monotone, puis tout s'accélère et alors on ne peux plus le quitter... on enchaine les chapitres au risque d'une nuit blanche ! Heureusement cette histoire n'a que deux tomes... on est loin des 14 des aventures de Belgarath (attention, chef d'œuvre !).
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tartosuc
Le 12 janvier 2010
Adeptes fantasy hésitants? N'hésitez plus
Autant vous prévenir, le début du 1er tome n'est pas simple à l'immersion : le style d'écriture et la noirceur de l'intrigue déroutent. Tenez bon, c'est un chef d'oeuvre du genre fantasy !! Ca devient véritablement passionnant dès que l'amorce de l'histoire est parcourue.
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Extrait
PROLOGUE

Avant le Commencement, le Temps n'existait pas, tout n'étant que Chaos et Ténèbres. Mais le Dieu-Ciel Deiwos s'éveilla... et le Temps fut.
Quand Deiwos posa son regard sur le Chaos et sur les Ténèbres, son cœur déborda d'un irrépressible désir. Il se leva pour créer tout ce qui fut créé et répandit l'envahissante Lumière dans le néant obscur de son frère, le Démon Daeva.
Mais Deiwos se lassa du labeur que le temps lui imposait et il chercha un endroit où se reposer. D'une pensée, il fit apparaître une formidable forteresse sur la frontière qui sépare la Lumière des Ténèbres, et le royaume du Temps jaillit de ce lieu où le Temps n'existait pas. Deiwos matérialisa cette abominable frontière en érigeant un mur de flammes destiné à éloigner les hommes des abysses de Daeva.
Puis il se retira dans sa forteresse et communia avec son Grimoire pendant que le Temps continuait son implacable avancée.
Le Démon Daeva entra dans une grandiose fureur en constatant que son domaine ténébreux était envahi par son frère Deiwos. Une haine éternelle brûla dans son âme, car la Lumière le faisait souffrir et la progression organisée du Temps lui était une torture.
Alors il se retira sur son trône glacial, dans les ténèbres du vide qui ne renvoie jamais d'écho. Là, il prépara sa vengeance contre la Lumière, contre son frère et contre le Temps.
Et leur sœur observa tout cela en silence.

Extrait de
Le Ciel et l'Abysse, Mythologie du Medyo Antique





À la décharge d'Althalus, notons qu'il était dans une situation financière précaire et dans un état d'ébriété avancé quand il accepta de se charger du vol du Grimoire. Sobre et en possession d'une bourse dont il n'aurait pas vu le fond, il aurait posé davantage de questions au sujet de la Maison au Bout du Monde, et exigé d'en savoir plus sur le propriétaire du Grimoire.
Ce serait pure folie que de vouloir dissimuler la véritable nature d'Althalus, car ses défauts sont du bois dont on fait les légendes. Comme chacun le sait, c'est un voleur, un menteur, à l'occasion un assassin, un vantard de première et, plus généralement, un homme dépourvu d'honneur. Ajoutons que c'est un ivrogne, un glouton et un client assidu des dames de petite vertu...
À sa façon, ce mécréant est assez charmeur, malin et très amusant. Dans certains cercles, on chuchote que s'il le voulait, Althalus pourrait faire pouffer les arbres et éclater de rire les montagnes.
Mais ses doigts agiles sont encore plus déliés que sa langue, et l'homme prudent gardera toujours une main sur sa bourse pendant qu'il rit de ses plaisanteries.
Si loin que remontent ses souvenirs, Althalus avait toujours été un voleur. Il n'avait pas connu son père et ne se souvenait pas du nom de sa mère. Élevé parmi les voleurs dans les rudes territoires frontaliers, sa malice lui valut dès l'enfance d'être le bienvenu parmi ces hommes qui gagnent leur vie en transférant les droits de propriété de divers objets de valeur. En échange de ses plaisanteries et de ses histoires, les voleurs le nourrissaient et lui enseignaient leur art.
Althalus était assez malin pour avoir conscience des limites de chacun de ses mentors. Certains étaient des brutes épaisses qui s'emparaient par la force de ce qui les intéressait. D'autres, petits et secs, s'en remettaient à leur discrétion. Alors qu'il approchait de l'âge adulte, Althalus comprit qu'il ne serait jamais un colosse. À l'évidence, une carrure imposante ne faisait pas partie de son héritage génétique. Il réalisa également une chose : quand il aurait atteint sa taille définitive, il ne serait plus capable de se faufiler par de petites ouvertures pour s'introduire dans les endroits qui contenaient en général les choses intéressantes. Il serait de corpulence moyenne, mais se jura de ne jamais être médiocre. Comme il lui semblait que l'intelligence était supérieure à une force de taureau (ou à une discrétion de souris), il choisit de s'engager sur cette voie.
Au début, il acquit une modeste réputation dans les montagnes et les forêts qui bordent la civilisation. Les autres voleurs admiraient son esprit. Comme l'un d'eux l'affirma un soir dans une taverne de voleurs du Royaume de Hule : « Je jurerais qu'Althalus pourrait persuader les abeilles de lui apporter du miel, ou les oiseaux de pondre leurs œufs dans son assiette à l'heure du déjeuner. Croyez-moi, mes frères, ce garçon ira loin. »
De fait, Althalus devait aller très loin. Par nature, ce n'était pas un sédentaire, et il semblait doué — ou affligé — d'une curiosité sans bornes pour ce qui s'étendait de l'autre côté de toute colline, montagne ou rivière qu'il croisait sur son chemin. Mais sa curiosité n'était pas uniquement géographique : il s'intéressait aussi à ce que les sédentaires entassaient dans leur maison ou portaient dans leur bourse. Ces curiosités jumelles, combinées à la conscience instinctive qu'il s'était déjà attardé trop longtemps en un lieu donné, le poussaient constamment sur les routes.
Il avait déjà contemplé les prairies de Plakand et de Wekti, les collines ondoyantes d'Ansu, les montagnes de Kagwher, d'Arum et de Kweron. Et il s'était parfois aventuré dans le Regwos et dans le sud de Nekweros, malgré les horreurs censées se tapir dans les montagnes au-delà de la frontière.
Plus que le reste, c'était sa chance époustouflante qui distinguait Althalus des autres voleurs. Il gagnait chaque fois qu'il touchait une paire de dés, et où qu'il aille, en quelque royaume que ce soit, la fortune lui souriait toujours. Une rencontre due au hasard ou une conversation l'amenaient systématiquement vers l'homme le plus prospère et le moins méfiant d'une communauté ; quelque piste qu'il empruntât, elle le conduisait vers des bons coups dont aucun autre voleur ne bénéficiait jamais. À la vérité, Althalus était encore plus célèbre pour sa chance insolente que pour sa ruse ou ses talents.
Avec le temps, il se reposa sur cette chance. Puisque la fortune le favorisait, il finit par lui faire une confiance aveugle. Il croyait même qu'elle lui parlait dans les silences de son esprit. Le petit picotement qui l'avertissait que le moment était venu de quitter une communauté était, selon lui, une manifestation de la voix qui se manifestait quand des choses déplaisantes se profilaient à l'horizon.
Cette combinaison de ruse, de talent et de chance avait fait sa réputation, mais il pouvait aussi s'enfuir à toutes jambes si la situation l'exigeait.
S'il veut manger régulièrement, un voleur professionnel doit passer beaucoup de temps dans les tavernes à espionner les conversations des autres, car l'information est la matière première de son art.
Et il n'y a pas grand-chose à gagner en dépouillant les pauvres !
Althalus appréciait une bonne chope de cervoise autant que n'importe qui, mais il ne se laissait pas tourner la tête comme le font trop d'habitués de ces établissements. Un homme éméché commet des erreurs, et un voleur qui se trompe ne survit pas longtemps. Althalus était très doué pour repérer, dans n'importe quelle taverne, le client le plus susceptible de détenir des informations utiles ; grâce à ses plaisanteries et à sa générosité, il arrivait à le persuader de partager ces informations avec lui. Payer une tournée à un bavard en puissance était en quelque sorte un investissement professionnel. Althalus s'assurait que sa propre chope fût vide en même temps que celle de son interlocuteur, mais la plus grande partie de sa cervoise finissait sur le sol plutôt que dans son estomac.
Il voyageait de ville en village, régalant les piliers de tavernes de plaisanteries et d'alcool pendant quelques jours. Quand il avait repéré les nantis de la communauté, il leur rendait visite aux alentours de minuit. Au matin, le soleil levant le trouvait à des lieues de là, en route pour quelque autre ville frontalière.
Bien qu'Althalus s'intéressât d'abord aux informations locales, on racontait dans les tavernes des histoires ayant pour théâtre les plaines d'Equero, de Treborea ou de Perquaine, les royaumes civilisés du Sud. Il écoutait certains de ces récits avec un profond scepticisme. Personne au monde ne pouvait être assez stupide pour paver d'or les rues de sa ville et, si une fontaine d'où coulent des diamants doit être une vision enchanteresse, elle ne peut servir aucun but pratique.
Mais ces histoires titillaient toujours son imagination, et il s'était promis qu'un jour, il irait dans les cités des plaines pour se rendre compte par lui-même.
Si les communautés frontalières étaient pour la plupart construites en rondins, on disait que les villes du Sud étaient en pierre. Cela seul aurait rendu intéressant ce voyage vers la civilisation. Althalus ne se passionnant pas vraiment pour l'architecture, il ne cessait de repousser sa visite.