Le bal
Danielle Steel
Prix public   : 21,00 
16,95 €
Un mariage en décembre
Un mariage en décembre
Anita Shreve
Disponible
432 pages
Couverture cartonnée
Réf : 154517
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Résumé
Vingt ans qu’ils ne se sont pas vus. Et les voilà réunis tous les sept dans cette auberge du Massachusetts pour célébrer le mariage de Bill et Bridget. Une nouvelle chance pour ces deux-là, même si Bridget est gravement malade. Et les autres ? Ils ont apporté avec eux leurs drames intimes : ambitions déçues, passions inavouées, blessures mal refermées... 
Pourquoi on l'a choisi
Qu'avons-nous fait de nos rêves ? La plume élégante et sensible d'Anita Shreve nous convoque au bal des rendez-vous manqués et des nouveaux départs. Avec ce qu'il faut de mystère et de passion pour nous captiver jusqu'à la dernière page.
Les avis des internautes
Moyenne des avis :Nombre d'avis :2
Le 22 décembre 2009
10 adhérents sur 35 ont trouvé cet avis utile.
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Se laisse lire
Livre qui se laisse lire mais sans réellement d'action. Je l'ai fini en espérant que ça allait bouger mais non... Je suis restée sur ma faim.
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Le 26 juillet 2010
3 adhérents sur 5 ont trouvé cet avis utile.
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Ennuyeux !
L'histoire est très longue à commencer, ensuite on espère plus d'action mais ça ne vient pas. J'ai eu énormément de mal à le terminer. Dommage on reste sur notre faim. Pour les amateurs d'histoires pleines d'action, je vous le déconseille !
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Ancienne journaliste, Anita Shreve, née en 1946, anime des ateliers d'écriture à la très prestigieuse Université du Archers, dans le Massachusetts. Parmi ses nombreux romans, tous des best-sellers, on citera :
    Nostalgie d'amour
    Étrange passion
    Le Poids de l'eau
    La Femme du pilote
    Un Seul amour
    Ultime rencontre
    La Maison du bord de mer
    L'Objet de son désir
    Une Lumière sur la neige
    Un Amour volé
    Un Mariage en décembre
Le Tumulte des vagues est son trizième roman paru en français.

Anita Shreve vit dans le Massachusetts avec son mari et leurs deux enfants.
Lu dans la presse
« Grâce au talent d'Anita Shreve, ce roman explore le continent des occasions manquées et des secondes chances avec un réel suspense, de la première ligne jusqu'aux révélations finales. [...] Un livre dont on tourne frénétiquement les pages. »

The New York Times Book Review


« Un ouvrage bouleversant sur les amours passées et les vérités cachées. À lire absolument. »

Library Journal


« Les romans d'Anita Shreve sur l'amour et le désir ont ce petit quelque chose en plus qui vous empêche de les lâcher. »

USA Today
Autres titres de Anita Shreve
Extrait

VENDREDI


« Les glaciers reculent, dit Nora en regardant par la fenêtre, comme si elle pouvait voir leur progression vers le nord, à plus de quinze mille kilomètres de là. Je l'ai lu dans le journal. Ce matin. »
Harrison avait admiré la vue avant de s'asseoir : prairies encore bien vertes et rosiers en dormance, grille en fer forgé et banc de jardin, gazon et sapins blancs. Au loin courait le ruban acier d'une rivière et, derrière, on apercevait une chaîne de montagnes bleu-gris à la lumière matinale.
« Les oiseaux doivent en être désorientés, dit-il.
— Ils le sont. Je... je les vois tout le temps voler vers le nord.
— Est-ce que c'est mauvais pour les affaires ?
— Non. Pas vraiment. Aucun client n'a annulé sa réservation. Les stations de ski, en revanche, en pâtissent. »
Nora quitta la fenêtre pour s'installer dans le fauteuil, face à lui. Harrison l'observa quand elle croisa les jambes. Son revers de pantalon remonta légèrement au-dessus d'un bottillon en cuir noir, révélant un mince carré de peau blanche et lisse. Harrison confronta la femme d'aujourd'hui au souvenir de l'adolescente âgée de dix-sept ans qu'il avait connue, une jeune fille au visage doux, aux grands yeux en amande, aux mouvements gracieux. Celle qui se trouvait devant lui avait quarante-quatre ans, et la douceur s'était en partie effacée de ses traits. Ses cheveux aussi avaient changé. Elle les portait courts, ramenés derrière les oreilles, une coupe à l'allure plus européenne qu'américaine.
À peine quelques instants plus tôt, ils s'étaient retrouvés dans le hall d'entrée. Nora se tenait derrière le petit bureau de la réception, et Harrison au pied de l'escalier. Elle avait levé les yeux sur lui et, l'espace d'un instant, l'avait considéré tel un hôtelier face à un client dont il ne s'est pas encore occupé. « Harrison ! » avait-elle dit ensuite en s'avançant vers lui avec un sourire qu'il lui avait retourné. Lorsqu'elle l'avait enlacé, il s'était senti à la fois dérouté et exalté — un bouchon flottant sur des eaux inconnues.
« Ta... ta chambre est confortable ? »
Il se souvenait de cet infime bégaiement, comme si elle hésitait à prendre la parole. En fait, pas vraiment un bégaiement ; plutôt un vacillement.
« Très confortable. La vue est magnifique.
— Puis-je te servir quelque chose ? Un thé ? Un café ?
— Du café, ce serait parfait. La machine que tu as là est impressionnante.
— Elle fait un express très mousseux. C'est un sérieux atout. Certains clients m'ont dit qu'ils revenaient pour le café qu'on sert dans la bibliothèque. Et aussi pour le monte-plats. J'ai installé la salle à manger à l'étage. Pour que les gens profitent de la vue. »
Des demi-colonnes flanquaient les rayonnages, et, sous les rangées de livres, des placards avaient été aménagés. Une banquette encastrée dans un mur était capitonnée d'un tissu rayé couleur lichen. Trois portes-fenêtres donnant à l'ouest étaient vitrées dans leur seule partie supérieure, de sorte que, du canapé en cuir où il était assis, Harrison apercevait les montagnes sans que rien vienne troubler son champ de vision.
« Depuis combien de temps cette maison est-elle une auberge ? demanda-t-il.
— Depuis deux ans.
— J'ai été navré d'apprendre la triste nouvelle au sujet de ton mari.
— Tu as envoyé un mot. »
Il inclina la tête, surpris de constater que Nora s'en souvenait. Des centaines, voire des milliers de messages de condoléances avaient dû lui être adressés tant son mari était éminent.
« Des travaux, dit-elle avec un ample geste de la main englobant tout le bâtiment. Il a fallu faire des travaux de rénovation.
— Tu t'en es merveilleusement bien tirée », répliqua-t-il, quelque peu déstabilisé par ce brusque changement de sujet.
En arrivant au centre de la ville, Harrison avait suivi les panneaux puis grimpé la longue pente menant au sommet de la colline. Dès que, du parking, il avait aperçu la chaîne des Berkshires, il avait senti son cœur se gonfler, puis cesser de battre, de la même façon que son cœur d'enfant marquait toujours un temps d'arrêt au Cinérama quand la caméra s'envolait au-dessus d'un précipice pour révéler le Grand Canyon, la Great Rift Valley ou les glaces de l'Antarctique.
Sa valise à la main, il s'était dirigé vers le perron, remarquant en chemin les pelouses ratissées, les buissons émondés et les haies habilement taillées en un labyrinthe qui ne constituait peut-être plus un réel défi. Les murs et le toit de l'auberge était couverts de bardeaux blancs, une cheminée penchait légèrement en avant. Les vitres des fenêtres nues luisaient à la lumière matinale. Comme de nombreuses constructions du début du siècle, le bâtiment arborait des pignons de différentes largeurs et des vérandas qui surgissaient à des endroits curieux. La ligne du toit aurait presque été impossible à dessiner de mémoire, songea Harrison.
À l'intérieur, l'auberge avait un aspect net et précis qui, en partie, avait été obtenu par une grande quantité de peinture blanche et de chrome, se dit Harrison. Pourtant, malgré son admiration, il se demanda si certains clients ne regrettaient pas l'ancienne maison, celle que Carl Laski avait habitée.
« C'était déjà une auberge autrefois. Il y a des années, expliqua Nora. Après la Seconde Guerre mondiale, on l'a transformée en maison d'habitation. Il existe une ancienne photo. Derrière toi, sur le mur. »
Harrison se leva et se pencha vers la cloison en s'appuyant d'une main au dossier du canapé. Encadrée de noyer foncé, la photographie était d'une netteté remarquable, chaque brin d'herbe, chaque branche bien distincts, témoignant d'une précision que l'œil nu ne saurait atteindre. On y voyait un bâtiment couvert de bardeaux blancs, surmonté d'un dôme. À en juger par la fine couche de neige qui soulignait les allées du jardin, on devait être en novembre ou début mars. Au bord de la rivière, une traînée de brume s'attardait, mais, en y regardant de plus près, Harrison s'aperçut que c'était la fumée d'un train en mouvement, l'engin lui-même, flou, réduit à une ombre.
« La photo date de 1912, précisa Nora. Elle a été obtenue à partir d'une plaque sensible. Regarde la roseraie, ici. Et le champ de courses, là. »
Harrison se rassit sur le canapé et se demanda si d'autres invités étaient arrivés. Il avait souhaité être le premier pour revoir Nora avant le brouhaha. « Donc, c'était une auberge, puis une maison, et maintenant, c'est redevenu une auberge ? » demanda-t-il.
Elle sourit en remarquant son air un peu perdu. « Quand Carl et moi nous y sommes installés, c'était une maison particulière. Nous y avons passé quinze ans. Après sa mort... après sa mort, j'ai eu l'idée d'en refaire une auberge. C'est ce que cette bâtisse a toujours voulu, même au temps où elle était une simple habitation.
— Combien de chambres ?
— Autrefois, il y en avait vingt-deux.
— Comment fais-tu pour t'en sortir ?
— Nous en avons fermé la plupart. Veux-tu un autre café ?
— Non, merci. Ça va très bien. Est-ce que quelqu'un est déjà arrivé ?
— Agnes a prévenu qu'elle serait là à l'heure du déjeuner. Bill et Bridget aussi. Rob... Rob viendra plus tard.
— Il vient ? » s'enquit Harrison, ravi. Il n'avait pas vu Rob Zoar depuis... disons vingt-sept ans. Saisi par ce chiffre, il refit le calcul. Oui, vingt-sept. « Il est à Boston en ce moment, n'est-ce pas ? Je crois l'avoir lu quelque part.
— Il donne des concerts dans le monde entier. Les critiques sont enthousiastes.
— J'ai été surpris d'apprendre qu'il était devenu pianiste. Il ne parlait jamais de son don pour la musique quand nous étions à Kidd.
— Je pense qu'il essayait de lui résister.
— Dis-moi, ce mariage n'a-t-il pas été décidé très vite ?
— En effet. "
Trop vite pour qu'Evelyn, l'épouse de Harrison, puisse modifier son emploi du temps. Bill avait envoyé un e-mail à Harrison pour l'inviter, ainsi que sa femme, à son mariage avec Bridget, qui aurait lieu à l'auberge. Après le lycée, Harrison et Bill étaient restés un certain temps en contact (leurs familles étaient allées skier ensemble deux fois), mais Harrison était tombé des nues en apprenant cette union.
« Bridget est malade, ajouta Nora. C'est pour ça que Bill veut l'épouser sans tarder.
— Elle est gravement malade ?
— Oui, répondit Nora avec une expression tendue. Tu te rappelles ces deux-là ?
— Au lycée ? Bien sûr. »
Bill était un receveur de base-ball musclé et, logiquement, un lanceur d'une telle force qu'il envoyait tout le temps la balle par-dessus la clôture. Jeune fille sérieuse, Bridget avait beaucoup de charme malgré ses rondeurs. À une époque différente, elle aurait été qualifiée de très belle femme. Ils se promenaient si étroitement enlacés sur le campus qu'on croyait voir une seule personne. Harrison se souvint qu'il avait été déçu en apprenant que chacun avait épousé quelqu'un d'autre.
« Comment se sont-ils retrouvés ? demanda-t-il.
— À l'occasion de la vingt-cinquième réunion des anciens élèves. Est-ce que tu y participes parfois ? »>
Harrison secoua la tête. Il s'était toujours dit qu'il s'en abstenait pour ne pas ennuyer Evelyn. Canadienne, sa femme n'aurait connu aucun des participants, et le trajet lui aurait pris plusieurs de ses précieux jours de congé. Mais il ne parvenait pas à s'expliquer pourquoi il ne s'y était pas rendu seul. La réponse la plus simple, supposa-t-il, était qu'il ne le souhaitait pas. La seule vue des invitations faisait monter en lui une angoisse qu'il n'avait aucune envie de sonder. Il avait même hésité avant de prendre la décision de venir à cette petite fête — à ce mariage hâtif.
« Et toi ? » lui retourna-t-il.
Nora secoua la tête, et il n'en fut pas surpris. Il avait peine à imaginer Carl Laski à une réunion d'anciens élèves de Kidd.