— Le complot ou plan concerté.Depuis le début du procès, les vingt et un accusés présents2 dans le box ont plaidé non coupables. Ils sont pourtant tous d'anciens dignitaires nazis, proches d'Hitler, responsables à différentes échelles des crimes perpétrés. Assis sur la première rangée de bancs, de gauche à droite, voici Hermann Goering, ancien maréchal du Reich et commandant en chef de la Luftwaffe, Rudolf Hess, secrétaire et adjoint d'Hitler jusqu'en 1941, Joachim von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères, Wilhelm Keitel, chef du haut commandement de la Wehrmacht, Ernst Kaltenbrunner, chef de la sécurité du Reich et des camps de concentration, Alfred Rosenberg, théoricien de l'antisémitisme et ministre des Territoires occupés de l'Est, Hans Frank, gouverneur général de Pologne, Wilhelm Frick, ministre de l'Intérieur, Julius Streicher, directeur du journal antisémite Der Stürmer, Walther Funk et Hjalmar Schacht, tous deux ministres de l'Économie et présidents de la Reichsbank. Derrière eux, il y a encore les grands amiraux Karl Dönitz et Erich Raeder, commandants en chef de la marine, Baldur von Schirach, chef des Jeunesses hitlériennes et Gauleiter (chef de district) de Vienne, Fritz Sauckel, commissaire général à la main-d'o&eulig;vre, le général Alfred Jodl3, chef du bureau des opérations du commandement de la Wehrmacht, Franz von Papen, ancien chancelier du Reich, le diplomate Arthur Seyss-Inquart, commissaire du Reich dans les Pays-Bas occupés, Albert Speer, architecte d'Hitler et ministre de l'Armement et de la Production de guerre, Konstantin von Neurath, ministre des Affaires étrangères jusqu'en 1938, et Hans Fritzsche, responsable de la presse au ministère de la Propagande, adjoint de Goebbels.
— Les crimes contre la paix, soit la planification, la préparation, le déclenchement ou la poursuite d'une guerre d'agression ou d'une guerre en violation des traités, assurances ou accords internationaux.
— Les crimes de guerre, violations des lois et coutumes de la guerre comme définis par les accords internationaux de la convention de La Hague de 1899 et 1907 et la convention de Genève de 1929.
— Les crimes contre l'humanité, définis comme l'assassinat, l'extermination, la réduction en esclavage, la déportation et tout autre acte inhumain commis contre toute population civile, avant ou pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux.