Traquées
Michael Robotham
640 pages
Couverture cartonnée
Réf : 038082
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Au lieu de 22,00  (prix public)
Disponible
La mort aux trousses
Résumé
"Vous ne comprenez pas". Voilà les derniers mots que prononce une femme nue, ne portant qu’une paire d’escarpins rouges, avant de lâcher son portable et de se jeter du haut d’un pont sous les yeux effarés de Joseph, psychologue de renom. La victime, apprend-il plus tard, loin d’être suicidaire, était en plus sujette au vertige. Quelle voix sortie de l’enfer a murmuré à l’oreille de la malheureuse pour la pousser au pire ? Joseph est décidé à comprendre... 
Pourquoi on l'a choisi
Robotham au sommet de son art ! L'auteur du Suspect et de La disparue nous plonge dans les angoisses de femmes aux prises avec le terrifiant pouvoir de persuasion d'un meurtrier sans scrupules. 
Les internautes ayant commandé Traquées ont également choisi
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :14
Boidin Stephanie
Le 11 avril 2009
Difficile de faire mieux
Une fois que l'on a lu un livre pareil, difficile de trouver ce qu'on va lire après ! C'est un superbe roman, il est très mené !!! Et la fin est une réussite. Merci à l'auteur.
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machpro
Le 21 mars 2009
Super !!!
L'histoire démarre fort et tient ses promesses jusqu'au bout... Bien écrit, très détaillé, j'ai adoré...
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GOFFART Coraline
Le 06 mai 2009
Impressionnant
Un livre étonnant où on ne s'attend à ces évènements. J'ai adoré et par moment horrifiée par les péripéties.
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titia
Le 05 mai 2009
Superbe
J'ai lu ce livre en 1 journée. Impossible de m'en détacher, on est tenu en haleine jusqu'à la fin.
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lacour meilhac valerie
Le 03 avril 2009
Vous ne comprenez pas...
Pour comprendre, plongez-vous dans ces quelques 600 pages haletantes. Diabolique
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dd35
Le 21 mars 2011
Très bon moment
Ce livre est très bien écrit, plein de petits rebondissements, une enquête policière bien menée, une histoire qui tient la route... J'ai adoré ce livre car il est bien plus qu'une enquête policière, c'est un roman aussi psychologique, c'est très bien écrit sans longueur qui nous permet de plonger dans ce livre et de se laisser porter.
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lefebvre jennifer
Le 23 août 2009
Inoubliable
J'ai adoré, une façon de voir la manipulation psychologique sous un autre angle. Excellent, à lire.
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pralinette
Le 09 août 2009
Envoûtant
J'ai été littéralement envoûtée par ce livre ! J'ai eu plaisir à retrouver le professeur O'Louglin, si touchant, si humain... Quel suspense, quelle angoisse.... quel délice !
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Le 04 août 2009
A perdre haleine !!!!
Excellent d'un bout à l'autre. A dévorer sans modération !!
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Gaby
Le 03 octobre 2010
A découvrir
Roman de très bonne qualité qui nous tient en haleine jusqu'à la fin. Que du positif !
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lilice
Le 18 septembre 2009
Captivant !!!
Difficile de le lâcher une fois que l'on à commencé à le lire ! Très bon roman qui nous tient en haleine du début à la fin !!!
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MORA
Le 04 janvier 2011
Super livre....
J'espère pouvoir lire un autre livre de l'auteur.... Un livre qu'on dévore et qu'on ne pose pas avant la fin.
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Remarque de VALERIE BROSSARD du 04/01/12
Pourquoi seulement 2 étoiles alors ?
Lila
Le 14 avril 2011
Génial
Un thriller haletant et terrifiant, 640 pages de suspense qui défilent à toute vitesse !
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Clementineuh
Le 18 mars 2012
A dévorer
Ce livre est tout simplement génial.
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Michael Robotham, né en 1960, a été journaliste d'investigation en Grande Bretagne en Afrique et en Australie avant de se consacrer à plein temps à l'écriture. En 1993, il quitte le journalisme pour se lancer, sous divers pseudonymes, dans l'écriture de biographies de stars, de personnages politiques ou encore de sportifs. Après le succès fulgurant du Suspect, le premier roman écrit sous son nom, il récidive avec La Disparue puis La Clandestine qui l'installent définitivement dans la catégorie des grands maîtres du suspense psychologique. Michael Robotham vit à Sydney avec sa femme et leurs trois filles.
Extrait

1


Université de Bath.
Il est 11 heures du matin. C'est la fin septembre et il tombe des cordes au point que les vaches flottent dans les fleuves et que les oiseaux se posent sur leurs corps boursouflés.
L'amphithéâtre est plein. Les gradins s'élèvent en pente douce entre les escaliers de part et d'autre de l'auditorium pour disparaître dans l'obscurité. Mon auditoire se compose de visages pâles, jeunes et honnêtes, affectés par la gueule de bois. On est en pleine semaine d'accueil des étudiants, et bon nombre d'entre eux ont bataillé avec eux-mêmes pour être là, écartelés entre la volonté d'assister aux cours et l'envie de retourner se coucher. Un an plus tôt, ils regardaient des films pour ados en renversant leur pop-corn. Désormais ils vivent loin de chez eux, ils se pintent aux frais de la princesse et attendent d'apprendre quelque chose.
Je gagne le centre de l'estrade et je m'agrippe au pupitre comme si j'avais peur de tomber.
« Je suis le professeur Joseph O'Loughlin. Je suis psychologue et on m'a chargé de ce cours d'introduction à la psychologie comportementaliste. »
Je marque un temps d'arrêt en clignant des paupières sous l'éclairage. Je ne pensais pas que recommencer à enseigner me rendrait nerveux, mais voilà que je doute d'avoir un quelconque savoir digne d'être transmis.
J'entends encore les conseils de Bruno Kaufman (Bruno dirige le département de psychologie de l'université, et il a le nom de l'emploi, teuton à souhait.)
« Dis-toi bien que rien de ce que nous leur apprendrons ne leur sera de la moindre utilité dans le monde réel. Notre tâche consiste à leur fournir un connerie-mètre.
— Un quoi ?
— S'ils bossent dur et s'ils assimilent quelques notions, ils arriveront peut-être à détecter les couillonnades qu'on essaiera de leur faire avaler. »
Sur ce, il est parti d'un grand éclat de rire et j'en ai fait autant.
« Vas-y mollo avec eux, a-t-il ajouté. Ils sont encore pleins d'entrain, bien nourris, propres sur eux. D'ici un an, ils t'appelleront par ton prénom et s'imagineront tout savoir. »
Qu'est-ce que ça veut dire « y aller mollo » ? ai-je envie de lui demander maintenant. Moi aussi je suis débutant. J'inspire à fond avant de me lancer à nouveau :
« Pourquoi un éloquent universitaire qui étudie la préservation des sites urbains expédie-t-il un avion de ligne dans un gratte-ciel, tuant des milliers de gens ? Pourquoi un préado tire-t-il à bout portant dans une cour de récréation ? Pourquoi une adolescente accouche-t-elle dans des toilettes en abandonnant son bébé dans la corbeille à papier ? »
Silence.
« Comment un primate sans poils a-t-il évolué en une espèce qui fabrique des armes nucléaires, regarde la Star Academy et s'interroge sur ce que cela signifie d'être un humain et sur la manière dont nous en sommes arrivés là ? Pourquoi pleurons-nous ? Pourquoi certaines blagues nous font-elles rire ? Pourquoi sommes-nous enclins à croire ou non en Dieu ? Pourquoi est-ce que ça nous excite quand on nous suce les orteils ? Pourquoi avons-nous du mal à nous rappeler certaines choses alors qu'on n'arrive pas à se sortir de la tête cette chanson agaçante de Britney Spears ? Qu'est-ce qui nous pousse à aimer ou à détester ? Pourquoi sommes-nous si différents les uns des autres ? »
Je regarde les visages au premier rang. J'ai capté leur attention, au moins pour un moment.
« Nous autres humains nous étudions nous-mêmes depuis des milliers d'années. Nous avons échafaudé d'innombrables théories, élaboré des philosophies, produit de remarquables œuvres d'art, d'ingénierie, des systèmes de pensée, et en tout ce temps-là, voilà ce que nous avons découvert, dis-je en brandissant mon pouce et mon index à quelques millimètres d'écart. Vous êtes ici pour apprendre la psychologie - la science de l'esprit, la science qui a trait au savoir, aux croyances, aux sentiments, aux désirs. La science la moins bien comprise de toutes. »
Mon bras gauche tressaille contre mon flanc.
« Vous avez vu ça ? m'exclamé-je en levant le membre offensant. Il fait ça de temps en temps. Il m'arrive de penser qu'il agit de son propre chef, mais c'est bien sûr impossible. Notre esprit ne réside pas dans une jambe ou un bras.
« Laissez-moi vous poser une question. Une femme entre dans une clinique. Elle est d'âge moyen, soignée, cultivée ; elle s'exprime bien. Soudain, son bras gauche lui saute à la gorge et ses doigts se resserrent autour de sa trachée. Son visage s'empourpre. Ses yeux ont l'air de sortir de leurs orbites. Elle est sur le point de suffoquer. Sa main droite vient à la rescousse ; elle écarte les doigts qui l'étranglent et force son autre main à se ranger le long de son corps. Que dois-je faire ? »
Silence.
Une fille au premier rang lève nerveusement la main. Elle a les cheveux roux, courts, coupés en dégradé sur la nuque.
« Vous notez ses antécédents en détail ?
— Ça a déjà été fait. Aucune maladie mentale n'est mentionnée dans son dossier. »
Une autre main se dresse.
« C'est un problème d'automutilation.
— À l'évidence, oui, mais elle n'a pas choisi de s'étrangler. C'est involontaire. Totalement déroutant. Elle veut qu'on l'aide.
— Elle est peut-être suicidaire, lance une fille ultra-maquillée en calant une mèche de cheveux derrière son oreille.
— Sa main gauche, je veux bien, mais sa main droite n'est manifestement pas d'accord. C'est comme un sketch des Monty Python. Elle est parfois obligée de s'asseoir sur sa main gauche pour la maîtriser.
— Est-elle déprimée ? demande un garçon avec du gel dans les cheveux et une boucle d'oreille de gitan.
— Non. Elle est terrifiée, mais consciente du côté comique de sa situation. Cela lui semble ridicule, pourtant, dans ses pires moments, elle songe à l'amputation. Et si sa main gauche l'étranglait dans la nuit pendant que sa main droite dort ?
— Lésions cérébrales ?
— Il n'y a pas de déficiences neurologiques manifestes - ni paralysie ni réflexes excessifs. »
Le silence se prolonge, emplissant l'espace au-dessus de leurs têtes, flottant comme une toile d'araignée dans l'air chaud.
Une voix surgie de la pénombre vient combler le vide.
« Elle a eu une attaque. »
Je reconnais cette voix. Bruno est venu voir comment je m'en sortais le premier jour. Je ne distingue pas son visage, mais je sais qu'il sourit. Je lance :
« Ça mérite un cigare. »
La fille pleine de zèle au premier rang fait la moue.
« Mais vous avez dit qu'il n'y avait pas de lésions cérébrales.
— J'ai dit qu'il n'y avait pas de déficiences cérébrales manifestes. Cette femme a eu une petite attaque du côté droit du cerveau dans une zone qui affecte les émotions. En temps normal, les deux moitiés de notre cerveau communiquent et s'accordent, mais en l'occurrence, ça ne s'est pas produit, et le cerveau de cette femme a mené un combat physique opposant les deux côtés de son corps.
« Ce cas remonte à un demi-siècle et c'est l'un des plus célèbres relatifs à l'étude du cerveau. Il a aidé un neurologue du nom de Kurt Goldstein à développer l'une des premières théories à propos de la division du cerveau. »
Mon bras gauche se remet à trembler, mais cette fois-ci, c'est bizarrement rassurant.
« Oubliez tout ce qu'on vous a dit sur la psychologie. Ça ne fera pas de vous un meilleur joueur de poker, ça ne vous aidera pas non plus à draguer les filles ni à les comprendre. J'en ai trois à la maison et elles restent un mystère complet pour moi.
« Il n'est pas question d'interprétation des rêves, d'expériences extra-sensorielles, de personnalité multiple, de télépathie ou de tests Rorschach, ni de phobie, ni de refoulement, ni de souvenirs retrouvés. Et surtout, il ne s'agit pas d'apprendre à se connaître soi-même. Si telle est votre ambition, je vous suggère d'acheter un exemplaire du magazine Big Jugs et de vous trouver un coin tranquille. »
J'entends des ricanements.