La ballade du souvenir
Therese Fowler
560 pages
Couverture cartonnée
Réf : 037961
Avec ce livre, cumulez 10 Points Club
Au lieu de 20,00  (prix public)
Epuisé
Se souvenir des belles choses
Résumé
À 21 ans, Meg renonce, le cœur déchiré, à son amour de toujours, son âme sœur, Carson, et épouse l'homme qui va l'aider à sauver sa famille. Dix-sept ans plus tard, Meg est un médecin talentueux, la mère d'une ado en crise et une femme que les questions du passé continuent de hanter. Lorsqu'elle se découvre atteinte d'une terrible maladie, c'est vers Carson que son cœur se tourne...
Pourquoi on l'a choisi
Un roman bouleversant et vibrant ! Retrouvez l'émotion de Nicholas Sparks et la finesse psychologique de Jodi Picoult. Une belle ballade dans le tourbillon des sentiments. 
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :15
sweety1056
Le 26 mars 2009
Belle évasion
J'ai trouvé ce livre super, je l'ai lu en très peu de temps... J'y ai trouvé une belle histoire, émouvante, ce livre m'a permis de m'évader de mon quotidien !
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
GREHALLE Martine
Le 17 janvier 2009
Bilan d'une vie
Meg, héroïne de ce roman, a du faire un choix de vie. Des années plus tard, à l'annonce de sa maladie, elle veut organiser d'une part, le futur pour sa fille et souhaite d'autre part, retrouver l'amour de sa vie. Je vous laisse découvrir.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
chatelain chrystal
Le 24 février 2009
Déchirant
Je n'ai jamais jugé nécessaire de laisser un commentaire sur mes lectures, mais cette fois... Troublant, déchirant, ce roman m'a émue aux larmes. Je l'ai terminé il y a quelques heures, et pourtant j'en suis encore toute retournée. J'ai presque du mal à m'en remettre. Laissez-vous emporter à votre tour par ces sentiments si forts.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
payet elodie
Le 25 mars 2009
Bouleversant
J'ai dévoré ce livre en quelques fois. Cette histoire est vraiment bouleversante et magnifique à la fois. Je ne fais jamais de commentaire, mais là, ce livre m'a hantée pendant quelques jours et je n'en reviens toujours pas. Félicitations à l'auteur, qui j'espère en écrira d'autres.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
candy
Le 06 juin 2009
Le bilan d'une vie
Très bon roman, qui permet de s'évader. Beaucoup d'émotions. A lire !
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Le 16 février 2009
Super livre
J'ai adoré, une histoire passionnante, pleine d'émotion, très heureuse d'avoir lu ce livre.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Vivie
Le 16 mars 2009
Emouvant
Je viens de le terminer. Je trouve ce livre vraiment émouvant. Un livre rempli d'amour avec un grand A.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Le 18 août 2009
Excellent
Ce roman est époustouflant, il est plein de surprises, de joie, d'amour et de tristesse. On s'attache vite aux personnages. Je le conseille fortement.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
francine
Le 25 juin 2009
Excellent
Un livre excellent, une histoire passionnante et émouvante, à lire absolument.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Le 24 août 2009
Le livre à lire
J'ai adoré ce livre, très captivant, rempli de sentiments avec beaucoup d'émotion.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
nacre3
Le 17 mars 2011
La déchirure
J'ai vraiment apprécié le parcours de cette femme qui, par son abnégation, a trouvé tous les courages pour sa famille, son amour et elle-même. Comment peut-on mourir quand l'amour de sa vie est retrouvé?
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Necky
Le 10 mars 2011
Excellent !
Ce livre est super ! L'histoire est très belle, émouvante et c'est très bien écrit. A lire absolument.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
MORA
Le 17 janvier 2011
Magnifique
Je n'aime pas trop les livres d'amour, car on connait le début et surtout la fin... Ce livre est magnifique et tellement réaliste sur la vie... Je le conseille vraiment.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
missangel
Le 18 janvier 2012
J'ai adoré !
Très belle histoire, avec beaucoup d'émotions et un bel attachement à l'héroïne. Même mon mari, qui n'est pas vraiment "fleur bleue" a apprécié ! A lire !!!!
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
syl
Le 03 mars 2012
Captivant !
Quelle leçon sur la vie ! A la fin du roman, envie de faire un point, de regarder en arrière et surtout en avant !
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
La Ballade du souvenir est le premier roman de l'Américaine Therese Fowler, dans lequel elle rend hommage à sa mère qui lui a transmis le goût de la lecture et la passion des mots.
Extrait

Prologue

Faites, par amour, ce que vous ne feriez pas.

Floride, août 1989


Elle commettait une erreur. Mais, de toute façon, cette histoire était une succession d'erreurs.
Elle sortait en douce voir Carson, alors que dans un peu plus de douze heures, elle serait l'épouse d'un autre. La femme de Brian. La femme de Brian. Elle avait beau retourner ces mots dans sa tête, aujourd'hui encore ils n'avaient pour elle aucune signification. Comme s'ils concernaient quelqu'un d'autre, et qu'elle, Meg Powell, allait se dissoudre à la fin de la cérémonie, se métamorphosant en une certaine Mme Brian Hamilton. Dans le fond, cela valait peut-être mieux.
La nuit était encore noire quand elle s'engagea dans le sentier familier qui traversait les prairies en direction de l'étang, des vergers et de la maison de Carson. L'aube se lèverait bientôt et ses sœurs se réveilleraient, surexcitées : Meg se marie aujourd'hui ! Ses parents trouveraient le mot griffonné les prévenant qu'elle était partie se promener et ne s'inquiéteraient pas. Elle reviendrait en temps voulu, on pouvait compter sur elle et sur son sens des responsabilités. Une fille modèle. Un cadeau du ciel.
Cette opinion élogieuse ne lui déplaisait pas. Si seulement elle trouvait le moyen de supprimer la Meg qui se languissait encore de l'avenir qu'elle avait sacrifié ! C'était le but de sa visite à Carson : éliminer ce chapitre de leur existence. Si elle ne se trompait pas à son sujet - et depuis seize ans qu'il était son meilleur ami, elle ne connaissait personne mieux que lui, en dehors d'elle-même -, il la croirait sur parole, sans se douter un instant qu'elle ne lui disait qu'une infime partie de la vérité.
Elle aurait bien aimé pouvoir la lui dévoiler en entier, lui expliquer les raisons qui l'obligeaient à épouser Brian. Mais, outre le fait qu'il risquait de tout compromettre, cet aveu inciterait Carson à vouloir régler le problème. Si ça n'avait tenu qu'à elle, il n'y aurait pas eu de robe de mariée époustouflante à quatre mille dollars suspendue dans l'armoire de sa chambre. L'image de cette toilette immatérielle lui donna la chair de poule, comme l'apparition d'un fantôme. Pour avoir lu beaucoup de contes de fées, elle savait qu'ils ne se terminaient pas tous par : « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. »
Carson habitait dans une grange aménagée, située sur la plantation d'agrumes de ses parents. La ferme des McKay jouxtait le haras de la famille de Meg. Les deux terrains étaient séparés par une clôture constituée de poteaux de bois et de fils de fer barbelés qui couraient d'est en ouest. Cette barrière empêchait les chevaux d'approcher les arbres fruitiers, mais n'avait jamais représenté un obstacle pour Meg, ses trois sœurs cadettes ou Carson. Elle devait avoir sept ou huit ans quand ils avaient déniché une échelle qu'ils avaient sciée en deux et appuyée de part et d'autre d'un poteau, pour pouvoir se frayer facilement un passage. Ce matin-là, la disparition de l'échelle ne la surprit pas. Elle enjamba les barbelés, en prenant soin de ne pas s'écorcher pour s'éviter des questions embarrassantes le soir venu.
Un quart d'heure plus tard, elle émergeait du couvert des orangers et s'immobilisait. La lumière déclinante de la lune laissait deviner les bardeaux blancs des murs de la grange et ses fenêtres sombres, à une centaine de mètres à gauche du bâtiment principal. Elle avait aidé Carson et son père à la rénover pendant presque toute leur dernière année de lycée. Deux pièces au rez-de-chaussée et une chambre loft à l'étage. Carson et elle appelaient la grange leur nid d'amour, non seulement parce qu'ils s'y étaient aimés pour la première fois, mais aussi parce qu'ils avaient l'intention d'y habiter. Pour commencer, en tout cas. Ensuite, ils construiraient une nouvelle maison, à l'extrémité du terrain de Carson. Sur le flanc de la colline boisée où, dans leur enfance, ils avaient suspendu un pneu en guise de balançoire, et où, beaucoup plus tard, sur une vieille couverture de cheval élimée posée à même le sol, ils étaient allés aussi loin qu'ils le pouvaient sans contraception.
Ce matin-là, délibérément, Meg n'avait pas pris davantage de précautions.
La journée allait être torride, mais quand elle atteignit la porte de Carson, l'air humide et la brise légère la firent frissonner. Ses tennis de toile blanche ne protégeaient pas ses pieds nus de la rosée, et ses cuisses étaient à peine couvertes par un short taillé dans un jean. Elle sentait la pointe de ses seins durcir sous le tee-shirt John Deere de Carson qu'elle portait à même la peau, et la fraîcheur de la chaîne en or qu'il lui avait offerte deux ans plus tôt, pour son dix-neuvième anniversaire.
Elle marqua une hésitation avant de poser la main sur la poignée de la porte. Pêle-mêle lui vinrent à l'esprit la réaction de Brian s'il apprenait qu'elle était venue ici, la déception et le désarroi de ses parents si elle faisait capoter le plan, la haine plus violente qu'elle risquait d'éprouver plus tard envers elle-même. Elle tourna la poignée.
Comme elle l'avait prévu, la porte n'était pas verrouillée. Ici, nul besoin de s'enfermer à double tour. Tous les biens de valeur se trouvaient à l'extérieur de la maison : deux tracteurs flambant neufs de plus de quatre-vingt mille dollars - achetés à crédit - dans le hangar à outils et dans l'écurie, le pur-sang bai favori de Carolyn McKay, qui l'aidait à compenser sa frustration de n'avoir pu avoir d'autres enfants après Carson. Meg connaissait les détails intimes de la vie des McKay. Mais quand elle repartirait, plus tard dans la matinée, elle ferait tout ce qui était en son pouvoir pour les oublier à jamais.
Elle se glissa sans bruit à l'intérieur et referma la porte. Carson ne devait s'apercevoir de sa présence qu'au moment où elle se glisserait sous les draps. Elle laissa ses yeux s'habituer à l'obscurité. Une légère odeur de pin coupé, de bois teinté et de curry - l'une des épices préférées de Carson - flottait dans l'air.
Dès qu'elle eut pris ses repères, elle traversa la grande pièce jusqu'à l'escalier qui la séparait de la cuisine et se débarrassa de ses tennis avant d'entamer la montée. Le craquement d'une latte, sous ses pieds, la figea. Elle attendit que son cœur se calme avant de continuer. Dès la huitième marche, elle aperçut la chambre plongée dans la pénombre. Elle s'immobilisa pour tenter d'entendre la respiration régulière de Carson. Ils n'avaient passé que quelques nuits ensemble depuis qu'ils étaient adultes, mais dans leur enfance, ils dormaient très souvent l'un chez l'autre. Elle connaissait presque aussi bien les bruits qu'il faisait dans son sommeil que ceux de sa propre sœur, Kara. Avant la demande en mariage inattendue de Brian, dix-huit mois plus tôt, Carson avait été le fils que ses parents n'avaient pas eu, et elle avait été la fille adoptive de Carolyn et Jim McKay.
Elle tendit l'oreille, mais seul lui parvint le bourdonnement du réfrigérateur, suivi du pépiement d'un cardinal dans un arbre voisin, annonçant le lever du soleil. Une nouvelle crispation, provoquée par un autre craquement. En haut de l'escalier, elle tenta d'apercevoir la silhouette de Carson sur le lit, à l'autre extrémité de la pièce.
— Aurais-tu changé d'avis ?
Meg sursauta comme sous l'effet d'une piqûre. Carson était assis dans 1e canapé récupéré lors de la liquidation des biens d'un planteur d'oranges en faillite. Elle ne distinguait pas clairement son expression, mais il parlait d'une voix on ne peut plus éveillée.
Non, dit-elle doucement, bien qu'elle désirât répondre oui de tout son être, lui confirmer qu'il ne s'était pas trompé.
— Dans ce cas, pourquoi es...
Elle s'approcha et lui tendit la main.
— Chut..., dit-elle. Viens.
Il se leva. Sans lui laisser le temps de reprendre la parole, elle l'embrassa passionnément, à s'en donner le vertige. Toute crainte désormais envolée, elle sut qu'elle ne flancherait pas. Elle posa ses mains sur celles de Carson, tandis qu'il lui ôtait son tee-shirt. Un instant plus tard, ils étaient nus tous les deux, allongés sur le lit, leurs corps baignés par la lumière pâle, gris bleuté de la lune.
Une dernière fois. Elle s'enivrait de chacune de ses caresses, de la plénitude de ses lèvres, sa mâchoire carrée, la barbe noire naissante qui lui chatouillait le cou et les seins. Jamais elle n'oublierait une seule de ces secondes, la griserie inouïe qu'elle éprouvait à faire l'amour avec lui. Ces instants constitueraient un trésor inestimable, irremplaçable. Elle se souviendrait de la manière dont il la pénétrait comme si sa vie, leurs vies, en dépendait, comme si cela pouvait en quelque sorte leur assurer l'éternité.