Shoe addicts
448 pages
Couverture souple. 11 x 18 cm
Réf : 030646
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Quelle pointure, ce Piment !
Résumé
Elles, ce ne sont pas les fourrures ni les diamants, pas même les choux à la crème. Elles, ce sont les chaussures ! Les plus belles, les plus chères. Du luxe en boîtes pour lequel elles se ruinent. Réunies par leur drogue, les quatre héroïnes vont vite échanger bien plus que leurs pointures : problèmes de couple, de boulot, de sexe... Ah ! si on pouvait changer de vie comme de chaussures !
Pourquoi on l'a choisi
Folles de groles. Entre Sex and the city et Desesperate housewives, un joyeux imbroglio 100% féminin. Un excellent chick lit qui ferait bien la paire avec le cultissime Accro du shopping !
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :12
Le 19 mars 2009
Génial !
J'ai dévoré ce livre ! Les histoires de ces femmes qui se rencontrent sont vraiment géniales !!!
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Bretonès Frédérique
Le 28 février 2009
Addict !!
J'ai adoré et dévoré ce livre en quelques heures ! Il est à la fois drôlissime et poignant : le désespoir et la difficulté à sortir de chez elle pour l'une, l'addiction qui mène à faire des choses peu recommandables pour l'autre. Soucis et astuces des autres. Et lire, imaginer les chaussures de marques citées dans le récit. Pur moment de bonheur et de délectation jubilatoire pour qui aime comme moi les pompes, souliers, chaussures, escarpins ........
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TRAE EMILIE
Le 25 mai 2009
A lire on le dévore
On le dévore, on s'attache trés vite à 4 héroïnes qui nous font bien rire
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Le 30 avril 2009
Drôle
Ce livre est pas mal si l'on veut passer un bon moment, un peu long à démarrer à mon gout mais une fois qu'on est lancé, on veut tout savoir de ces femmes.
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Le 11 février 2009
A lire
Pas mal du tout! C'est un livre facile et rapide à lire, un bon moment de détente. J'aurais pu adorer mais ayant lu "Sexe, diamant et plus si affinité" juste avant, j'étais un peu déçue. Le niveau n'est pas aussi bon que le dernier L.W. que j'avais trouvé absolument incroyable. Tout de même, je vous conseille de lire "Shoe addicts" qui vous portera dans l'univers des chaussures et de leurs quatre adeptes fanatiques !
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DEHARBE VANESSA
Le 29 janvier 2009
Je l'ai dévoré !
Tout au long du livre on apprend à connaître 4 femmes, auxquelles on s'attache très vite. Vraiment un très bon livre qui se lit tout seul ! Je le recommande vivement !
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Le 31 juillet 2009
Ne vous fiez pas au titre
N'allez pas imaginer que ce livre ne parle que chaussures. Même si elles ont une place importante, elles sont avant tout un prétexte à une belle histoire d'amitié qui se noue entre différents personnage qui n'auraient jamais pu se rencontrer sans elles (les chaussures). Malgré un début plutôt pénible, une fois que le l'histoire est plantée, on ne peut plus en décrocher.
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Le 18 août 2009
A tous les addicts de notre mode de vie
On se retrouve tous dans ce livre, qu'on aime les chaussures, les vêtements ou le chocolat, on compense nos contrariétés dans quelque chose qui nous fait du bien. Livre, très bien écrit où différents milieux se retrouvent pour former une famille, se soutenir. Un bon moment de légèreté, et de rigolade, pourtant, j'avais lu tous les livres "L'accro du shopping...", j'ai eu peur de retrouver la même histoire avec des chaussures mais pas du tout, ce sont 4 destins qui se croisent.
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lilice
Le 18 septembre 2009
Très drôle !
J'ai dévoré ce livre ! Il est vraiment très drôle et amusant ! Si les personnages existaient, ils s'entendraient à merveille avec Becky Bloomwood, l'accro du shopping. Je vous le recommande, c'est le genre de lecture qui vous redonne joie et bonne humeur !!!!
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audrey44270
Le 11 octobre 2009
Tout pour plaire
J'ai adoré ce bouquin ! Genre de "Sex and the city" et de "Desperate housewives" !!!! Excellent, on rigole des situations cocasses des héroïnes, on ne s'ennuie pas une seconde. A conseiller de toute urgence !!!!!
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Le 30 juillet 2009
J'adore !!!
Quand on aime autant les chaussures que moi, on devient vite "addict" de ce livre. Je l'ai dévoré en un rien de temps. Les 4 héroïnes vous emmènent dans plein d'univers aussi drôles que passionants. A lire absolument !!!
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zeny
Le 29 septembre 2010
Un bon moment
Des personnages attachants, une histoire bien ficelée, une addiction que je partage (pas au même prix cependant !), voilà les ingrédients qui ont contribué à me faire passer un bon moment à la lecture de ce livre. C'est léger, drôle et facile à lire, rien de tel pour se détendre !
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Extrait

1


Du sexe en boîte. Voilà ce que c'était. Du sexe en boîte... troublant, excitant, décadent.
Lorna Rafferty écarta le papier de soie et aussitôt l'odeur entêtante du cuir envahit ses narines, envoyant un frémissement familier au plus profond de son être. Même après s'être tant de fois soumise à ce rituel, la sensation - cette excitation - ne perdait rien de son pouvoir.
Puis elle effleura le cuir aux coutures serrées et sourit. C'était plus fort qu'elle... un vice délicieux poussé à son paroxysme sensuel, tactile, hédoniste... qui la faisait frissonner de la tête aux pieds.
Elle fit courir ses doigts sur la surface lisse, glissa sur la cambrure gracieuse comme un chat qui s'étire sous le soleil de midi ; sourit à la pointe, affûtée mais gratifiante, du talon aiguille. Oui. Oui...
Le pied.
Elle savait que c'était mal, bien sûr. Passer douze ans dans une école catholique, ça laisse des traces : plus tard, elle devrait payer son péché. Au prix fort.
Eh bien, tant pis ! Elle s'y préparait depuis des années.
Cette dette allait devoir rejoindre toutes les autres.
En attendant, Lorna possédait ces sandales à semelle compensée Delman pour se réconforter. À bout découpé, avec une lanière à la cheville, elles étaient sublimes. S'il le fallait, elle pourrait marcher droit dans les flammes de l'enfer avec de telles chaussures, belles à mourir.
L'une des rares choses dont elle se souvenait à propos de sa mère était justement ses chaussures. Des escarpins bicolores noir et blanc. De petites sandales roses à talon bobine. Et celles que Lorna préférait : longues et fines, en satin, avec des talons en forme de virgule Art déco et de petits nœuds aux orteils, légèrement élimées après toutes ces années depuis le mariage.
En fermant les yeux, Lorna revoyait ses propres petits pieds enfoncés dans les pointes de ces chaussures, les talons claquant traîtreusement derrière elle tandis qu'elle foulait le tapis oriental de la chambre de ses parents, en direction de l'image floue d'une chevelure dorée, d'un grand sourire, d'une bouffée du parfum Fleur de Rocaille de Caron, incarnant le souvenir qu'elle gardait de sa maman.
De tout ce qu'elle savait ou dont elle se rappelait de sa mère, et de tout ce dont elle n'avait plus le souvenir, Lorna était certaine d'une seule chose : l'amour inconditionnel pour les chaussures est héréditaire.
Délicatement, elle sortit les Delman de la boîte, repoussant mentalement le souvenir de sa carte de crédit tendue, puis de l'interminable attente - telle une parieuse ayant tout misé sur le rouge - du oui ou du non de cette lointaine roulette de la Commission d'approbation des cartes de crédit.
Cette fois, le oui était sorti.
Elle avait signé la facturette, se faisant silencieusement une promesse : Bien sûr que je les paierai, ces chaussures. Pas de problème ! J'y consacrerai mon prochain salaire ! Tout en affichant l'expression de quelqu'un qui payait immédiatement toutes ses factures à chaque relevé et dont la vie entière ne pouvait être confisquée en un clin d'œil par l'intraitable Visa.
Pfffft !
Elle ignora l'autre voix : Je ne devrais pas agir ainsi, et je vais faire la promesse, ici et maintenant, à Dieu et à n'importe qui d'autre, que si cette interrogation bancaire passe, je ne dépenserai plus jamais l'argent que je n'ai pas sur mon compte.
Mieux valait ne pas penser aux conséquences.
Si repousser des pensées désagréables à propos d'argent permettait de brûler des calories, Lorna ne porterait qu'une taille 36.
Pendant quelques minutes, elle contempla les chaussures dans ses mains, puis les enfila.
Ahhh...
Un plaisir absolument magique.
Un plaisir qui, entretenu comme il se doit, durerait toute une vie. Un plaisir dont elle pourrait jouir avec délices en toutes circonstances, quelle que soit son humeur.
Eh bien, tant pis si elle devait les acheter à crédit ! Dès son prochain salaire, elle pourrait mettre un peu d'argent sur son compte débiteur. Et dans quoi... deux ans ? Peut-être trois... ? Éventuellement, quatre au pire... ? La dette aurait complètement disparu !
Et ces Delman seraient toujours aussi stupéfiantes qu'elles le sont maintenant. Et vaudraient au moins deux fois plus cher. Peut-être même plus. C'était un modèle classique. Indémodable.
Un bon investissement.
Lorna songeait à tout cela, installée dans le salon de son petit appartement de Bethesda, dans le Maryland, lorsque toutes les lumières s'éteignirent.
Immédiatement, elle se dit que la compagnie d'électricité avait dû lui couper le courant. Impossible... puisqu'elle avait payé sa facture récemment ! Un orage qu'elle n'aurait pas remarqué ? Dans les environs de D.C.¹, les étés avaient pour réputation d'être chauds, lourds et humides, et cette journée de début d'août ne faisait pas exception. Et dire que les citadins comme elle payaient tous les mois leur électricité pour que celle-ci leur fasse défaut au plus chaud de l'été, pendant des heures, voire pendant une journée entière !
Lorna se leva et, perchée sur ses Delman, se dirigea cahin-caha vers le guéridon de l'entrée où son portable était en charge. Elle allait appeler la compagnie d'électricité, certaine qu'on lui répondrait que tout le monde avait forcé sur l'air conditionné et que le courant serait rapidement rétabli.
Je peux toujours tuer une heure ou deux dans l'air frais du centre commercial avant d'aller travailler, pensa-t-elle avec insouciance en composant le numéro sur le vieux téléphone rose de princesse dans lequel elle chuchotait ses secrets depuis l'âge de douze ans.
Dix minutes et peut-être quatorze touches d'orientation automatique plus tard, une employée de la compagnie d'électricité s'était présentée, sous le nom de Mme Sinclair, sans donner son prénom, et avait répondu à Lorna ce que celle-ci, tout au fond d'elle-même, craignait d'entendre.
— Chère madame, votre électricité a été coupée à cause d'un impayé.
Bon, primo, ce Chère madame était parfaitement condescendant. Et secundo... un impayé ? Impossible ! Cela ne faisait-il pas deux semaines à peine qu'elle avait récolté de bons pourboires à son service du soir, lui permettant de payer toute une pile de factures ? Quand était-ce, déjà ? Mi-juillet ? Début juillet ? Quoi qu'il en soit, c'était après la fête nationale du 4 juillet !
Euh... une minute... à moins que ce ne soit juste après le Memorial Day, fin mai ? C'était en tout cas un de ces jours fériés où tout le monde fait des pique-niques et des barbecues. Elle avait d'ailleurs mis ses adorables sandales Gucci roses...
Lorna jeta un coup d'œil dubitatif à la pile de courrier qui trônait sur la table de l'entrée, et qui grandissait à vue d'œil chaque jour, puis demanda avec un air pincé :
— De quand date le dernier paiement reçu ?
— Du 28 avril.
Son esprit remonta le temps comme sur les éphémérides dans les mauvais films des années trente. Bon, d'accord, il y avait eu le mois de juillet, et peut-être n'avait-elle pas payé la facture d'électricité cette fois-là. Mais sans doute l'avait-elle fait la fois d'avant. Quand était-ce ? En juin, peut-être ? Était-il possible que cela remonte aussi loin que mai ?
En tout cas pas en avril ! Non ! Sûrement pas ! Elle était certaine qu'il y avait une erreur.
— C'est impossible ! Je...
— Nous avons envoyé un rappel le 15 mai puis un autre le 1er juin, lui précisa Mme Sinclair sur un ton désapprobateur. Et le 9 juillet, nous vous avons fait parvenir un avis d'interruption de service, vous prévenant que nous vous couperions le courant si nous ne recevions pas votre paiement à la date d'aujourd'hui.
Tout juste. Elle se rappelait vaguement le jour où elle s'était enfin décidée à payer ses factures. Mais Nordstrom avait envoyé des invitations pour les soldes de mi-saison et...


1. District of Colombia, où se trouve Washington, capitale des États-Unis. (N.d.T.)