LES PRIX LITTÉRAIRES SONT AU CLUB

PRIX GONCOURT

LEÏLA SLIMANI
Chanson douce

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame. 
À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

LEÏLA SLIMANI

Leïla Slimani est une journaliste et écrivain franco-marocaine.
En 2014, elle publie son premier roman chez Gallimard, "Dans le jardin de l'ogre". Le sujet (l'addiction sexuelle féminine) et l'écriture sont remarqués par la critique et l'ouvrage est proposé pour le Prix de Flore 2014.
Son deuxième roman, "Chanson douce", obtient le prix Goncourt 2016.

Avis de presse :

« Leila Slimani confirme son talent narratif et incroyablement féroce dans Chanson douce, deuxième roman uppercut contant la dérive délirante d’une nounou meurtrière » -Elle-

« Avec une écriture directe et rigoureuse, un rythme digne d'un thriller sans concession, Leila Slimani a réussi un roman d'une grande force.
Une réussite et une confirmation que Leïla Slimani est une écrivaine de talent» -Le Point-

« Quelle claque! Avec ce second roman, Leïla Slimani entre sans préambule dans le classement des meilleurs livres de l'année.
Un huis clos magistral et terrifiant autour d'une mère de famille et d'une baby-sitter meurtrière.
La virtuosité tient autant à l'écriture, d'une puissance froide, contenue, nerveuse, qu'à la construction, tirée au cordeau, filant droit au but » -L’Express-

« Chanson douce happe le lecteur avec une force étonnante qui tient autant à la maîtrise de sa narration qu’à son écriture sèche, clinique, précise » -Le Monde-

PRIX RENAUDOT

YASMINA REZA
Babylone

L'histoire est celle d'Elisabeth, une Parisienne de soixante ans, qui décide d'organiser une fête de printemps à laquelle elle invite sa famille, ses amis, des collègues de travail et un couple de voisins, Jean-Lino et Lydie. Tout se passe pour le mieux, on parle de tout et de rien, les conversations sont badines. Mais le souvenir de cette soirée est marqué par le drame qui advient pendant la nuit. Rien ne sera plus comme avant pour Elisabeth et Pierre son mari, Jean-Lino et Lydie.

YASMINA REZA© Pascal Victor / ArtComArt

Yasmina Reza a écrit de nombreuses pièces de théâtre, dont Conversations après un enterrement et Une pièce espagnole.

Ses pièces, dont Art publiée en 1994, sont toujours jouées dans le monde entier. Elle est aussi romancière, avec entre autres Nulle part et Dans la luge d'Arthur Schopenhauer (Albin Michel, 2005). Son dernier texte, Le Dieu du carnage, est paru chez Albin Michel en janvier 2007.

Ses œuvres sont adaptées dans plus de 35 langues et ont reçu les deux prix anglo-saxons les plus prestigieux : le Laurence Olivier Award et le Tony Award.

Avis de presse :

« Yasmina Reza choisit le récit policier pour mener une enquête à la fois drôle et profonde sur nos existences ordinaires ». -Le Monde-

« Un roman rempli d'humour et de suspense. » -Le Huffington Post- 

« Yasmina Reza donne un rythme fou à son histoire, une profondeur à ses personnages et installe une forme de suspense qui fait qu'on ne lâche pas son roman.
Un livre vif, truculent, à l'humour grinçant, à savourer sans réserve» -France Inter-

PRIX MÉDICIS

IVAN JABLONKA
Laëtitia ou la fin des hommes

Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, Laëtitia Perrais a été enlevée à 50 mètres de chez elle, avant d’être poignardée et étranglée. Il a fallu des semaines pour retrouver son corps. Elle avait 18 ans.
Ce fait divers s’est transformé en affaire d’État : Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a reproché aux juges de ne pas avoir assuré le suivi du « présumé coupable », précipitant 8 000 magistrats dans la rue, en février 2011.Mais Laëtitia Perrais n’est pas un fait divers. Comment peut-on réduire la vie de quelqu’un à sa mort, au crime qui l’a emporté ?
Pendant deux ans, Ivan Jablonka a rencontré les proches de la jeune fille, sa soeur jumelle, ses parents, ses amis, les responsables des services sociaux, ainsi que l’ensemble des acteurs de l’enquête, gendarmes, juges d’instruction, procureurs, avocats et journalistes, avant d’assister au procès du meurtrier, en octobre 2015. De cette manière, Ivan Jablonka a pu reconstituer l’histoire de Laëtitia. Il a étudié le fait divers comme un objet d’histoire, et la vie de Laëtitia comme un fait social. Car, dès sa plus jeune enfance, Laëtitia a été maltraitée, accoutumée à vivre dans la peur, et ce parcours de violences éclaire à la fois sa fin tragique et notre société tout entière : un monde où les femmes se font harceler, frapper, violer, tuer. Ivan Jablonka poursuit son projet d’exploration des frontières entre littérature, histoire et sciences sociales. Ce livre est une expérience d’écriture autant qu’une enquête, destinée à rendre à Laëtitia sa singularité et sa dignité.

IVAN JABLONKA© Hermance Triay

Ancien élève de l’École normale supérieure, éditeur et écrivain, Ivan Jablonka  est professeur d’histoire à l’université Paris 13.
Il est rédacteur en chef de la revue laviedesidees.fr et codirecteur de la collection "La République des Idées" aux Éditions du Seuil.

Avis de presse :

« L'incroyable puissance de ce livre tient à sa forme hybride [..] et à l'engagement total, aussi intellectuel qu'affectif, de son auteur.» -L’Obs-

« L’un des meilleurs livres de la rentrée, un véritable ovni littéraire, qui casse les frontières du genre » -Le Monde-

« Un récit historique et citoyen. Et un grand livre. » -L’Express-

« Ni polar, ni récit historique, essai socio politique, ou oraison funèbre, l'admirable livre est tout à la fois. Ivan Jablonka est passé au-delà. Sa littérature documentaire est devenue littérature rédemptrice. Et magique. L'historien a réussi le miracle. » -Télérama-

PRIX FEMINA ÉTRANGER

RABIH ALAMEDDINE
Les vies de papier

Aaliya Saleh, 72 ans, les cheveux bleus, a toujours refusé les carcans imposés par la société libanaise. À l'ombre des murs anciens de son appartement, elle s'apprête pour son rituel préféré. Chaque année, le 1er janvier, après avoir allumé deux bougies pour Walter Benjamin, cette femme irrévérencieuse et un brin obsessionnelle commence à traduire en arabe l'une des œuvres de ses romanciers préférés : Kafka, Pessoa ou Nabokov.
À la fois refuge et « plaisir aveugle », la littérature est l'air qu'elle respire, celui qui la fait vibrer comme cet opus de Chopin qu'elle ne cesse d'écouter. C'est entourée de livres, de cartons remplis de papiers, de feuilles volantes de ses traductions qu'Aaliya se sent vivante.
Cheminant dans les rues, Aaliya se souvient ; de l'odeur de sa librairie, des conversations avec son amie Hannah, de ses lectures à la lueur de la bougie tandis que la guerre faisait rage, de la ville en feu, de l'imprévisibilité de Beyrouth.

RABIH ALAMEDDINE

Rabih Alameddine est peintre et romancier. Né à Amman en Jordanie de parents libanais, il partage aujourd’hui son temps entre San Francisco et Beyrouth. Son roman Les Vies de papier a été finaliste du National Book Award 2014 et du National Book Critics Circle Award 2015, et lauréat du California Book Award 2015. Son précédent roman, Hakawati, est paru en France en 2009 (Flammarion).

Avis de presse :

« Roman éblouissant à l'érudition joueuse, célébrant la beauté et la détresse de Beyrouth, Les Vies de papier est une véritable déclaration d'amour à la littérature. »

« Joueur, intelligent et plein d'entrain, 
Les Vies de papier est le remède à la littérature sans saveur. » -Newsday-

« Une écriture sublime ... aiguisée, intelligente, souvent sardonique ... un hommage à la littérature. » 
-The National-

« Un des plus beaux et des plus originaux personnages de femme des dernières années. » 
-Mathias Enard, prix Goncourt 2015-

GRAND PRIX DU ROMAN DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE

ADÉLAÏDE DE CLERMONT-TONNERRE
Le dernier des nôtres

PROPOSÉ PAR NOTRE PARTENAIRE CHAPITRE.COM

Le dernier des nôtres

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La première chose que je vis d’elle fut sa cheville, délicate, nerveuse, qu’enserrait la bride d’une sandale bleue… » Manhattan, 1969 : un homme rencontre une femme.
Dresde, 1945 : sous un déluge de bombes, une mère agonise en accouchant d'un petit garçon.
Avec puissance et émotion, Adélaïde de Clermont Tonnerre nous fait traverser ces continents et ces époques que tout oppose : des montagnes autrichiennes au désert de Los Alamos, des plaines glacées de Pologne aux fêtes new-yorkaises, de la tragédie d’un monde finissant à l’énergie d’un monde naissant... Deux frères ennemis, deux femmes liées par une amitié indéfectible, deux jeunes gens emportés par un amour impossible sont les héros de ce roman tendu comme une tragédie, haletant comme une saga.
Vous ne dormirez plus avant de découvrir qui est vraiment « le dernier des nôtres ».

L'auteur :

Adélaïde de Clermont-Tonnerre, ancienne élève de l’Ecole normale supérieure, est journaliste et romancière. Son premier ouvrage, Fourrure (Stock) a été récompensé par cinq prix littéraires, dont le prix des Maisons de la Presse et le prix Sagan. Il était également finaliste du Goncourt du premier roman.

Avis de presse :

« Epique et grandiose » -LCI-

« Une histoire riche en rebondissements en Allemagne comme à New York avec une énergie et un enthousiasme communicatif. 
On tourne les pages avec bonheur, tant cette fresque emporte le lecteur jusqu’au bout. Un vrai plaisir de lecture » -Le salon littéraire-

« Les Anglo-saxons qualifieraient ce livre de "page-turner", un ouvrage qu'on ne lâche plus une fois ouvert.
Une romance flamboyante » -RTL-

 

PRIX FEMINA

MARCUS MALTE
Le garçon

PROPOSÉ PAR NOTRE PARTENAIRE CHAPITRE.COM

Le garçon

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Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d’instinct.
Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d’un hameau perdu, Brabek l’ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l’amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, à la fois sœur, amante, mère. « C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l’effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation.
Itinéraire d’une âme neuve qui s’éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l’Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l’immense roman de l’épreuve du monde.

L'auteur :

Marcus Malte est né en 1967 à la Seyne-sur-Mer. Il est l’auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles dont Garden of Love (récompensé par une dizaine de prix littéraires, notamment le Grand Prix des lectrices de Elle, catégorie policier) et, plus récemment, les Harmoniques.

Avis de presse :

« Ce livre est une grande épopée, une histoire magnifique qui ressuscite le mythe de l’enfant sauvage qui parvient à la civilisation.
 C’est un grand roman d’apprentissage, une allégorie de l’ensauvagement des hommes par la guerre », a ajouté la présidente ».-Mona Ozouf, présidente du prix Femina-

« De ce roman on sort époustouflé (...) Marcus Malte est décidément un auteur étonnant, oscillant entre poésie, roman noir et épopée, il a l’art de surprendre et c’est un délice pour le lecteur. » -Libération-

PRIX GONCOURT DES LYCÉENS

GAËL FAYE
Petit pays

 

 

CHOISI PAR NOTRE PARTENAIRE CHAPITRE.COM 

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…

 

« J’ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles : le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l’après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d’orages... J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d'être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. »

Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d’un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d’un drame que l’auteur connaît bien, un premier roman d’une ampleur exceptionnelle, parcouru d’ombres et de lumière, de tragique et d’humour, de personnages qui tentent de survivre à la tragédie.

PRIX DÉCEMBRE 2016

ALAIN BLOTTIÈRE
Comment Baptiste est mort