Des vacances inoubliables
352 pages
Couverture souple. 11 x 18 cm
Réf : 567512
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Au lieu de 18,00  (prix public)
Résumé
Une villa andalouse prêtée par un ami ? Bye-bye Londres ! Chloé, ses deux fils et son amoureux ont un programme chargé : piscine, farniente et sieste. Hélas, à l’arrivée, un couple stressé, Amanda et Hugh, leurs filles et leur baby-sitter, les ont devancés. La surprise est d’autant plus fâcheuse pour Chloé qu’elle et Hugh ont vécu jadis une passion brûlante...
Pourquoi on l'a choisi
On se lasse pas de Kinsella, car l’auteur de L’accro... a le chic pour mettre ses héroïnes dans des situations aussi inextricables que désopilantes. On les regarde se débattre et triompher de l’adversité avec un plaisir intact ! 
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :19
Mamie
Le 20 juillet 2010
Très Sympa
C'est sympa, il se lit très bien et très vite avec plein de rebondissements. A lire.
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Le 06 septembre 2010
A lire
Accrochant dès le debut ! J'ai beaucoup aimé !!
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Le 19 août 2010
Agréable en cette période d'été !
Très sympa à lire en cette saison... A lire en vacances !
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Le 26 octobre 2010
Habitude
Comme chaque roman de Sophie Kinsella, il s'agit d'une parfaite merveille !!! 340 pages de Bonheur, il faut le lire comme tous les romans qu'elle a fait... Merci
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Le 20 décembre 2010
Facile à lire
Histoire très intéressante. Il se lit très rapidement. Je le recommande !!
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Le 31 janvier 2011
Décevant
Habituellement, j'apprécie beaucoup les romans de Sophie Kinsella, mais là j'avoue avoir été vraiment déçue par l'histoire plutôt fade et très prévisible. De plus son humour décapant m'a manqué... Dommage !
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Le 04 mars 2011
Super
J'ai très apprécié ce livre. Sympa, détente assurée !
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rubi12
Le 23 mars 2011
Super
A lire en vacances, drôle, agréable, super auteur !! Un bon moment de détente garanti.
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dedel
Le 03 janvier 2011
Lecture de vacances
J'ai appris ce qu'était la collection Piment, et effectivement j'ai lu ce livre d'un trait. Une lecture parfaite pour les vacances...
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Driade
Le 24 juin 2011
Bon moment
Comme toujours avec Sophie Kinsella on passe un très bon moment, les personnages sont très attachants et on retrouve l'amour et l'humour de tous ses romans (surtout chez cette drôle de baby-sitter qui "plaisante" à tout va !).
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lagaly
Le 29 mars 2011
Histoire sympa
A lire quand on est en vacance et que l'on veut pas "se prendre la tête". Un bon moment de détente.
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Le 29 juin 2011
Sympa à lire
Sympa à lire mais pas non plus incontournable... A lire pendant les vacances... On a envie de voir ce qui va arriver aux différents personnages, comment ils vont se sortir de certaines situations et comment ils auront ou pas changés à la fin de cette aventure...
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Le 28 mars 2012
Agréable moment en perspective !
Histoire vraiment sympa et des personnages attachants. Livre qui se lit rapidement, et qui procure une réelle sensation de détente. Bonne lecture !
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nadege
Le 13 mai 2012
Super !
J'ai vraiment beaucoup aimé lire ce livre ! Du suspense jusqu'à la fin...
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thilde
Le 12 juillet 2012
il n'y a pas que la maison qui prend l'eau
Vraiment très déçu par ce livre. Peut être ne suis-je pas assez ouverte d'esprit pour apprécier ces histoires. Finalement je crois qu'il ne faut pas que je lise 2 livres de suite du même auteur.
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naicla
Le 06 juillet 2012
Rigolo
Je m'attendais à être dans la lignée de "Un weekend end entre amis" mais non, c 'est plus sympa, rapide lecture et grandes questions sur les couples : qu'est ce que nous cachons derrière nos sourires "couples heureux" ?
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Le 24 septembre 2012
Bien mais sans plus
Belle histoire mais déçue de la fin, sinon ça reste un bon livre drôle
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carole
Le 29 septembre 2012
Une bouffée d'air
J'ai eu énormément de mal à lâcher ce livre tellement j'étais prise par l'histoire. Il est facile à lire et permet de faire un break entre deux livres plus réfléchis... Je le conseille pour passer un bon moment et sourire pendant la lecture
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Emie13
Le 05 septembre 2013
A dévorer !
Se lit super vite, j'ai accroché dès le début, l'histoire est sympa bref j'ai adoré !
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Extrait

1


Le soleil formait une boule blanche étincelante qui frappait les carreaux, transformant le minuscule salon de Chloe en rôtissoire. Penchée sur Bethany Bridges, Chloe sentit, sous sa robe de coton, une perle de sueur descendre lentement le long de sa colonne vertébrale, à la manière d'un insecte. Elle enfonça une épingle dans un pli de la lourde robe de soie blanche et tira le tissu d'un coup sec contre la peau de Bethany, qui parut sur le point de suffoquer.
Chloe se recula et écarta de son front quelques mèches de cheveux blonds. Il fait trop chaud pour travailler, se dit-elle. Trop chaud en tout cas pour rester dans cette pièce étouffante à sangler une fille anxieuse et trop grosse dans une robe de mariée trop petite pour elle de deux tailles au moins. Pour la centième fois, Chloe jeta un coup d'œil sur sa montre et éprouva un petit frisson d'excitation. D'ici quelques minutes à peine, le taxi arriverait, cette torture prendrait fin, et les vacances commenceraient pour de bon. Elle avait un tel besoin d'évasion qu'elle était près d'en défaillir d'impatience. Huit jours seulement... mais huit jours suffiraient, il faudrait bien que cela suffise.
Partir, pensa-t-elle en fermant les yeux un instant. Partir loin de tout. Elle le désirait si fort que cela l'effrayait presque.
« Bien », dit-elle en rouvrant les yeux.
Écrasée sous le poids de la chaleur et de la fatigue, elle se demanda une fraction de seconde ce qu'elle était en train de faire. La nuit précédente, elle avait travaillé jusqu'à deux heures du matin, afin de terminer les ourlets de trois petites robes de demoiselles d'honneur, une commande de dernière minute. Il lui semblait avoir encore sous les yeux cette soie rose à motifs, hideuse, choisie par la mariée ; les piqûres d'aiguille lui brûlaient toujours les doigts.
« Bien », répéta-t-elle en s'efforçant de retrouver une attitude professionnelle.
Peu à peu, son regard se fixa sur la chair moite de Bethany qui débordait du corsage, telle une pâte à gâteau qui aurait gonflé à l'excès ; intérieurement, elle fit la grimace. Elle se tourna vers le canapé où la mère de la future mariée, les lèvres pincées, observait la scène.
« Je l'ai ajustée de mon mieux, mais elle est tout de même très serrée... Comment ça va, Bethany ? »
Les deux femmes examinèrent la jeune fille, dont le teint virait au pourpre.
« Je ne peux pas respirer, haleta Bethany. J'ai les côtes...
— Ça ira, coupa Mme Bridges en plissant les yeux. Tu n'auras qu'à te mettre au régime, Bethany.
— Je ne me sens pas bien, murmura la jeune fille. Franchement, je ne peux pas respirer. »
Bethany lança un regard désespéré à Chloe, qui sourit de façon diplomatique à Mme Bridges.
« Je sais ce que représente cette robe pour vous et votre famille. Toutefois, si elle est vraiment trop petite pour Bethany...
— Elle n'est pas trop petite ! répliqua Mme Bridges. C'est ma fille qui est trop grosse ! Quand je portais cette robe, j'avais cinq ans de plus qu'elle aujourd'hui, et je pouvais la faire virevolter autour de moi, je vous assure. »
Malgré elle, Chloe ne put s'empêcher de regarder les hanches de Bethany, qui formaient des bourrelets disgracieux sous le tissu de la robe.
« Eh bien, ce n'est pas mon cas, souffla la jeune fille d'une voix éteinte. Elle est affreuse sur moi, non ?
— Mais non ! répondit aussitôt Chloe. Pas du tout. C'est une robe ravissante. Vous êtes simplement... » Elle se racla la gorge. « Vous êtes simplement un peu gênée au niveau des manches... et peut-être aussi de la taille... »
Un bruit à la porte l'interrompit.
« Maman ! » Le visage de Sam apparut dans l'embrasure. « Maman, le taxi est là. Et je crève de chaud ! » Il s'épongea le front méthodiquement avec son tee-shirt, découvrant son ventre plat et bronzé.
« Déjà ? » Chloe consulta sa montre. « Eh bien, préviens papa, s'il te plaît.
— D'accord. » Le regard de Sam – seize ans – tomba sur la silhouette de la pauvre Bethany, ficelée dans sa robe, et une expression hilare se dessina sur son visage d'adolescent.
« Merci, Sam », dit Chloe précipitamment, avant qu'il n'eût le temps de dire le moindre mot. « Va avertir papa que le taxi est là, et vois ce que fait Nat. »
La porte se referma derrière le jeune homme et Chloe poussa un soupir de soulagement.
« Bien, fit-elle d'un ton léger. Il va falloir que je parte, nous pourrions peut-être nous en tenir là pour aujourd'hui. Si vous voulez vraiment que ce soit cette robe...
— Elle entrera dedans, affirma Mme Bridges d'un ton calme et menaçant. Elle n'aura qu'à faire un effort. On ne peut pas tout avoir ! » Elle se tourna brusquement vers sa fille. « Tu ne peux pas te goinfrer de gâteau au chocolat tous les soirs et entrer dans du 40 !
— Certaines y arrivent, dit Bethany d'un air lamentable. Kirsten Davis mange tout ce qu'elle veut et elle fait du 36.
— Eh bien, elle a de la chance. La plupart des femmes ne peuvent pas en dire autant. Dans la vie, il faut choisir, savoir se maîtriser, faire des sacrifices. Ce n'est pas vrai, Chloe ?
— Euh... je suppose. En tout cas, comme je vous l'ai expliqué, je pars en vacances aujourd'hui et le taxi vient juste d'arriver pour nous emmener à Gatwick. Par conséquent, si nous pouvions fixer...
— Tu ne veux quand même pas ressembler à une grosse truie le jour de ton mariage ! » vociféra Mme Bridges. Chloe la vit avec horreur se lever et pincer la chair tremblotante de sa fille. « Regarde-moi ça ! D'où vient toute cette graisse ?
— Aïe ! cria Bethany. Maman !
— Madame Bridges...
— Il faut que tu ressembles à une princesse. N'importe quelle jeune fille est prête à consentir des efforts pour être belle le jour de son mariage. Je suis sûre que c'était votre cas, n'est-ce pas ? » Le regard perçant de Mme Bridges se posa sur Chloe. « Je suis certaine que vous vous étiez faite aussi belle que possible le jour de la cérémonie. Je me trompe ?
— Euh... À vrai dire...
— Chloe ? » La tignasse brune et bouclée de Philip apparut à la porte. « Désolé de te déranger, mais nous devons y aller. Le taxi est là...
— Je sais, répondit Chloe, s'efforçant de ne pas laisser transparaître dans sa voix l'agacement qu'elle éprouvait. Je sais bien. J'arrive... » Dès que je réussirai à me débarrasser de ces pétasses qui se sont pointées avec une demi-heure de retard et qui refusent de comprendre... exprimait son regard. Philip hocha imperceptiblement la tête.
« Comment était votre robe de mariée ? » interrogea Bethany d'un air mélancolique, tandis que Philip se retirait. « Je parie qu'elle était superbe.
— Je ne me suis jamais mariée. » Chloe attrapa sa boîte d'épingles. Elle avait hâte d'extraire cette fille de sa robe.
« Quoi ? » Le regard de Mme Bridges passa de Bethany à la pièce jonchée de bouts de soie et de tulle, comme si elle avait soupçonné une ruse. « Comment cela, vous n'avez jamais été mariée ? Qui était cet homme, alors ?
— Philip est mon compagnon de longue date, répondit Chloe avec un effort pour rester polie. Nous vivons ensemble depuis treize ans. » Elle sourit à Mme Bridges. « Plus longtemps que bien des couples mariés. »
Pourquoi me justifier ? pensa-t-elle, furieuse.
Parce que trois essayages pour Bethany, plus six robes de demoiselles d'honneur, ça fait un peu plus de mille livres sterling, répondit aussitôt la voix de la raison. Mais je dois tenir le coup encore dix minutes. Je peux tenir dix minutes. Ensuite elles s'en iront, et nous pourrons enfin partir. Partir une semaine. Une semaine entière sans téléphone, sans journaux, sans soucis. Et on ne saura même pas où nous joindre.

L'aéroport de Gatwick était aussi étouffant, bondé et bruyant que d'habitude. Les passagers des charters, l'air abattu, faisaient la queue, appuyés sur leurs chariots ; des enfants pleurnichaient, des bébés hurlaient. Les haut-parleurs annonçaient d'un ton presque triomphant les retards qui se succédaient.
Hugh Stratton, indifférent à toute cette agitation, attendait au bureau d'enregistrement des première classe de la compagnie Regent Airways. Fouillant dans la poche intérieure de son blazer en lin, il sortit quatre passeports qu'il tendit à l'hôtesse.
« Vous voyagez avec...
— Ma femme et mes enfants. » Hugh désigna Amanda, quelques mètres plus loin, un téléphone portable collé à l'oreille et deux fillettes cramponnées à ses jambes. Quand elle sentit le regard de Hugh posé sur elle, elle releva la tête et s'approcha du guichet.
« Amanda Stratton, dit-elle. Et voici Octavia et Beatrice.
— Parfait, répondit l'hôtesse avec un sourire. Simple vérification. »
Amanda reprit sa conversation téléphonique : « Désolée de vous embêter avec ça, Penny, mais avant de partir je voudrais juste vérifier les couleurs de la deuxième chambre... »
L'hôtesse tendit à Hugh une liasse de documents. « Voici vos cartes d'embarquement. La salle d'attente des première est située au niveau supérieur. Je vous souhaite un bon voyage.
— Merci. »
Hugh sourit à la jeune fille, rangea les papiers dans sa poche et s'apprêta à rejoindre Amanda, toujours au téléphone et en plein milieu des passagers de classe touriste qui faisaient la queue au guichet. Au fur et à mesure de leur progression, les familles contournaient la jeune femme ; ses longues jambes bronzées attiraient le regard des hommes et sa robe élégante celui des femmes, tandis que les grands-mères souriaient à Octavia et Beatrice, toutes deux habillées de robes en jean bleu pâle. On les croirait toutes les trois sorties d'un magazine de luxe, pensa Hugh avec détachement. Aucune imperfection, pas la moindre faute de goût.
« Oui », répondit Amanda à son interlocutrice au moment où Hugh s'approcha d'elle. Elle se passa la main dans les cheveux – des cheveux bruns et brillants, coupés court –, puis elle examina ses ongles manucurés. « Bon, du moment que les tissus arrivent à temps... Une seconde », chuchota-t-elle à l'intention de Hugh, qui acquiesça d'un signe de tête et ouvrit le Financial Times. Si Amanda discutait avec la décoratrice, cela risquait de durer un certain temps.
Il était apparu indispensable, depuis peu, de faire refaire plusieurs pièces de leur maison de Richmond pendant qu'ils seraient en Espagne. Quelles pièces précisément, Hugh l'ignorait. Il n'en comprenait pas très bien non plus la nécessité : ne l'avaient-ils pas restaurée entièrement quand ils l'avaient achetée, trois ans plus tôt ? Les papiers peints ne pouvaient pas s'abîmer en si peu de temps.
Lorsque Amanda lui avait présenté ce projet, Hugh avait découvert que la décision était prise depuis longtemps déjà et qu'il jouait un rôle exclusivement consultatif, sans le moindre pouvoir de décision.
Sur le plan professionnel, Hugh Stratton était directeur des investissements d'une grosse entreprise très dynamique. Il avait droit à une place de parking devant l'immeuble de la société, à une secrétaire particulière qui lui témoignait du respect et à l'admiration de nombreux jeunes cadres pleins d'ambition. De l'avis général, Hugh Stratton possédait une connaissance extrêmement pointue des stratégies commerciales dans le monde des affaires. Quand il parlait, on l'écoutait.
Or, dans son foyer, personne ne l'écoutait. Chez lui, il se sentait un peu comme un actionnaire minoritaire au sein d'une entreprise familiale, qu'on autorise à rester dans le conseil d'administration seulement eu égard à son nom mais dont la présence dérange.
« Bon, d'accord, répondit Amanda à son interlocutrice. Je vous appellerai dans le courant de la semaine. Ciao. » Elle rangea son portable dans son sac et regarda Hugh. « Voilà ! Excuse-moi.
— Pas de problème », lui assura Hugh, courtois.
Un bref silence s'ensuivit, pendant lequel il éprouva l'embarras d'un hôte incapable de faire la conversation à ses invités.
Ridicule. Amanda était sa femme, la mère de ses enfants.
« Bon », dit-il. Il se racla la gorge.
« On a rendez-vous avec cette fille à midi. » Amanda consulta sa montre. « J'espère qu'elle est efficace.
— C'est la baby-sitter de Sarah qui l'a recommandée, non ? fit Hugh, content de pouvoir meubler le silence.
— Oui. Mais ces Australiennes se recommandent toutes mutuellement. Cela ne veut pas dire pour autant qu'elles sont compétentes.
— Je suis sûr qu'elle fera l'affaire », affirma Hugh avec plus d'assurance qu'il n'en ressentait. Du moment qu'elle ne ressemblait pas à l'Ukrainienne qu'ils avaient engagée comme jeune fille au pair, qui avait passé ses soirées à pleurer dans sa chambre et qui était repartie au bout d'une semaine... Hugh ignorait ce qui s'était passé : la fille, ne parlant pas l'anglais, avait exprimé en russe ses plaintes et ses lamentations.
« Oui, eh bien, j'espère. »
Ce ton menaçant, Hugh savait ce qu'il signifiait. Il signifiait : Nous aurions pu aller au Club Med, avec baby-sitting inclus, et éviter tous ces embêtements. Il signifiait : Cette villa a intérêt à tenir ses promesses. Il signifiait : Si ça se passe mal, ce sera ta faute.
« Bon, dit-il avec précipitation. Veux-tu... un café ? As-tu envie de faire un tour dans les boutiques ?
— Justement, je viens de m'apercevoir que j'ai oublié ma trousse de maquillage. » Amanda fronça les sourcils. « Je suis contrariée. J'avais l'esprit ailleurs, ce matin.
— Parfait ! s'exclama Hugh, jovial. Opération maquillage ! » Il sourit à Octavia et à Beatrice. « On va aider maman à choisir du maquillage ?
— Mon choix est déjà fait, répliqua Amanda tandis qu'ils se dirigeaient vers les boutiques. J'utilise toujours la même chose : fond de teint et rouge à lèvres Chanel, mascara et crayon pour les yeux Lancôme, fard à paupières Bourjois n° 89... Octavia, s'il te plaît, arrête de pousser... Heureusement que j'ai rangé à part l'écran total. Octavia, arrête de pousser Beatrice ! Ces enfants..., maugréa-t-elle, exaspérée.
— Et si je les emmenais quelque part pendant que tu fais tes emplettes ? Beatrice, tu veux venir avec papa ? »
Il tendit la main à sa fille – une enfant de deux ans –, mais celle-ci se mit à pleurnicher et s'agrippa à la jambe de sa mère.
Amanda leva les yeux au ciel. « Ne t'inquiète pas, dit-elle à Hugh. On en a pour deux minutes. Pourvu qu'ils aient les produits Chanel, sinon je me demande ce que je vais faire...
— Tu feras sans, riposta Hugh, puis il effleura la joue hâlée de sa femme. Tu iras nue. »
Amanda se tourna vers lui et le regarda, déconcertée.
« Comment ça, nue ? Qu'est-ce que tu veux dire ?
— Rien », répondit-il après une seconde d'hésitation? Il esquissa un sourire. « Je plaisante. »