Couches-culottes et téléphone rose !
Prix public   : 18,90 
9,95 €
Les secrets d'une shoe addict
Les secrets d'une shoe addict
Beth Harbison
Disponible
400 pages
Couverture souple. 11 x 18 cm
Réf : 518463
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Résumé
Sandra, la folle de chaussures, n’est pas la seule à péter les plombs ! Parties à Las Vegas accompagner les enfants à un concours de musique, trois mères de famille ont cédé à toutes les addictions : jeu, sexe et shopping... Impossible d’avouer aux maris la cruelle réalité de leurs dettes. Jamais à court d’argument, Sandra suggère la solution : le téléphone rose pendant que les enfants sont à l’école ! Entre marmites et machine à laver, il va falloir s’organiser... 
Pourquoi on l'a choisi
Après le succès de Shoe Addicts, plongez-vous dans les aventures hilarantes d'housewives (pas si Desperate) à la double vie. Quiproquos à gogos ! 
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Les avis des internautes
Moyenne des avis :Nombre d'avis :3
Le 02 avril 2010
37 adhérents sur 74 ont trouvé cet avis utile.
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Très drôle
A lire sans modération, il se lit d'une traite, à conseiller.
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Le 17 mai 2010
14 adhérents sur 38 ont trouvé cet avis utile.
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Hésitante
J'ai lu le premier, et je n'ai pas du tout accroché... chaque chapitre on change de copine, donc on a pas vraiment le temps de se familiariser avec elles !!! J'hésite à lire la suite, vu ma déception du 1er volet.
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Le 21 mai 2010
7 adhérents sur 23 ont trouvé cet avis utile.
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Une histoire pas banale !
Au début, ce n'est pas facile de suivre vu qu'à chaque chapitre on parle d'une autre fille... Mais l'histoire n'est pas mal. Je le conseille, j'ai aimé !
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Beth Harbison écrit depuis l'école primaire. Elle a grandi à Washington et, bien qu'elle en soit partie un certain nombre de fois, elle finit toujours par y revenir. Elle a deux enfants, trois chiens et un mari parfait !
Shoe Addict est son premier roman traduit en français.
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Extrait

1


À Las Vegas, Loreen Murphy n'avait pas du tout prévu de faire appel à un prostitué. Il s'agissait d'un simple malentendu, énorme, idiot et hors de prix. La soirée avait commencé plutôt normalement. Pas de mauvaise configuration des étoiles dans le ciel, pas d'électricité statique dans l'air, absolument rien susceptible de prédire une situation aussi bizarre.
Accompagnée d'autres mères de l'école primaire de Travilah, dans le Maryland, Loreen se retrouvait à Las Vegas où les enfants avaient participé à un concours national des fanfares d'écoles. Trésorière du PTA1, elle avait brillamment négocié un tarif préférentiel avec les compagnies aériennes et les hôtels, pour que les parents, les frères et les sœurs puissent participer à cette rencontre.
Et tout s'était déroulé à la perfection, jusqu'à ce qu'elles fassent dîner les petits musiciens arrivés bons troisièmes et les confient à une baby-sitter certifiée, recommandée par l'hôtel.
Donc, assurées que leurs gamins seraient entre de bonnes mains, Loreen et ses consœurs du bureau de l'association : Abbey Walsh (vice-présidente du PTA, épouse du pasteur méthodiste local) et Tiffany Dreyer, étaient descendues au casino pour taquiner les machines à sous en sirotant des margaritas gracieusement offertes par le bar de l'hôtel.
Pour Loreen, les choses avaient commencé à déraper après une heure de bandit manchot et de boissons gratuites, quand elle eut l'idée de se ménager une pause pour éviter d'attraper un manchot elbow à force de jouer sur ces engins infernaux.
De toute façon, elle s'était accordé vingt-cinq dollars de mise et, d'après le reçu que venait de lui cracher la machine high-tech, il ne lui en restait que dix. Elle avait décidé que sa soirée prendrait fin une fois cet argent dépensé.
— Tu es sûre de ne pas vouloir faire un tour avec moi ? avait-elle demandé à Tiffany.
Depuis que leurs enfants avaient englouti un tube de colle dans la classe de Miss Kelpy et tout vomi à la cantine une demi-heure plus tard, elles étaient devenues d'excellentes amies.
Tiffany s'accrochait désespérément à sa machine.
— Pas question ! Ça fait deux heures que je suis plantée devant ce truc. Je vais toucher le gros lot, c'est sûr ! Je le sens.
— C'est comme ça qu'on devient accro au jeu, tu sais !
Tiffany acquiesça et leva son verre.
— Je crois que l'alcoolisme commence comme ça aussi.
— Très juste !
Loreen se fraya un passage dans la foule composée de centaines de personnes qu'elle ne connaîtrait jamais. Ce sentiment de liberté la grisait. Jacob se trouvait en toute sécurité avec la baby-sitter et Loreen, à un mois du jugement définitif de son divorce, se sentait comme une célibataire en goguette. Et cela, pour la première fois depuis onze ans.
Robert, son futur ex, lui reprochait de vouloir tout contrôler, de consacrer trop de temps à leur enfant. Eh bien, ce soir les choses allaient changer !
La réception du Gold Palace grouillait de clients, de colonnes en marbre et de gros palmiers en pot. Une musique de fond s'échappait de lointains haut-parleurs, ajoutant ce brin d'ambiance éthérée qui lui donnait l'impression de vivre la vie de quelqu'un d'autre, d'être parfaitement libre de faire ce que bon lui semblait.
Et là, tout avait basculé.
Quand ce type — qui s'était présenté sous le nom de Rod — s'assit à côté d'elle au bar et engagea la conversation avec elle, Loreen crut d'abord qu'il avait fait un pari avec des copains éméchés. Ses potes se cachaient forcément quelque part, derrière une de ces colonnes corinthiennes ou un de ces énormes palmiers en pot.
S'il était effectivement accompagné de copains saouls, ces derniers avaient dû s'endormir dans leur cachette. En outre, Loreen ne se sentait pas assez jolie pour être désignée comme l'enjeu d'un pari lubrique lancé par une bande de jeunes crétins.
Loreen n'était que... bref, elle ressemblait à une maman.
Sa chevelure avait perdu le brillant de la jeunesse et sa coupe style Prince Vaillant devenait gentiment ringarde pour son âge. Où qu'elle aille, qu'elle emporte ou non des photos, la coiffeuse lui expliquait indubitablement : « Je ne peux pas vous faire ressembler à l'actrice X, chanteuse Y..., car la forme de votre visage est différente. Mais c'est la même coupe, madame ! »
En d'autres termes : « Vous ne serez jamais aussi sexy qu'elle, ma pauvre. Laissez tomber ! »
Il y avait un peu de vrai là-dedans, il fallait bien le reconnaître. De plus, Loreen souffrait d'un léger... hum... surpoids postnatal. Du postnatal qui durait depuis neuf ans.
Eh, oui ! Son popotin était considérablement plus enrobé que lorsqu'elle était célibataire. Son jean taille haute faisait difficilement illusion même si personne ne parlait d'elle en disant « cette grosse femme là-bas ». Mais, autant l'admettre : elle n'avait pas la taille mannequin et se coltinait toujours ce fichu bourrelet sous la ceinture dont elle ne parviendrait jamais à se débarrasser. Pas sans l'aide d'un sérieux régime à base de carottes, de céleri et de gym Pilates...
Mais Rod la regardait comme si elle venait de faire la couverture du numéro « Spécial Maillots de Bain » du Sports Illustrated.
Avec du recul et un brin de jugeote, cette admiration béate aurait dû lui mettre la puce à l'oreille.
Rod baissa les yeux sur son verre et sourit. La manière dont ses lèvres dévoilaient ses dents extra blanches... On aurait dit une star de cinéma.
— Une margarita, c'est tout ? Les jolies femmes comme vous méritent mieux, non ?
Une approche banale, voire pathétique, elle en était consciente, mais cela ne l'empêcha pas de démarrer au quart de tour. Réprimant un hoquet, en espérant qu'il ne le remarque pas, elle rétorqua :
— Euh... si, mais ils ont tout de même ajouté une goutte de Grand Marnier.
— Ah ! Très classe ! Tout comme vous. Au fait, je m'appelle Rod, déclara-t-il en lui décochant un sourire ultrabright.
— Loreen Murphy. Ravie de faire votre connaissance.
Non seulement elle filait son nom de famille au premier étranger venu, mais en plus elle lui tendait la main comme une débile.
Il la porta à ses lèvres et l'embrassa sans la quitter des yeux, comme Leonardo DiCaprio avec Kate Winslet dans Titanic.
— D'où venez-vous, Loreen ?
— Est-ce tellement évident que je ne suis pas d'ici ?
Il rit.
— Vous avez l'air bien trop heureuse pour être du coin.
— Je viens du Maryland.
— Et que faites-vous dans le Maryland ?
— Je suis agent immobilier.
Mais aussi trésorière du PTA, mère de famille, future divorcée et plein d'autres trucs faciles à étiqueter.
Il eut l'air impressionné.
— Vous travaillez quand vous voulez et touchez une commission sur chaque contrat. Bon plan.
— C'est le festin ou la famine, dit-elle en haussant les épaules.
— Et ce soir ? Festin ou famine ?
— Festin !
Elle sourit. Se laisser un peu aller ne lui ferait pas de mal... Robert avait peut-être raison. Dans ce cas précis, bien sûr.
— Ce soir, je vais même me régaler ! rectifia-t-elle.
Rod éclata de rire avec un charme fou et acquiesça.
— Cherchez-vous un peu de compagnie, Loreen ?
Pendant un instant de folie, elle se sentit rajeunir de dix ans, soulagée d'être une future divorcée et très, très disponible pour un petit flirt. Le pied, quoi !
Elle prit une autre gorgée.
— Eh, bien... je ne sais pas. Êtes-vous... disponible ?
Il sourit.
— Oui, et à votre entière disposition.
Elle n'en revenait pas de se faire draguer par ce bel adonis. Ça ne lui était pas arrivé depuis des lustres.
Que ça te serve de leçon, Robert !
Jacob lui avait révélé que son père avait invité une amie à dîner, la semaine passée, en plus. Quel goujat !
Alors, compte tenu de cette info plutôt vexante, au diable les scrupules ! Rod était un cadeau du ciel.
Pourquoi diable s'intéresserait-il à elle ?
Oh, et puis pourquoi pas, après tout ?
D'accord, elle n'avait rien d'un top model, mais rien de repoussant non plus. Dans sa jeunesse, Loreen rencontrait même un certain succès auprès des garçons, bien que ces derniers temps elle passât plutôt inaperçue.
Alors, pourquoi aujourd'hui ? Parce qu'elle se sentait assez détendue, assez anonyme pour donner l'impression d'être libre ?
Toutes les femmes la regardaient avec envie et elle adorait ça.
— Ça me va, dit-elle en éclatant de rire. Vous pouvez donc annoncer à toutes ces femmes que vous êtes pris.
— Vos désirs sont des ordres !
Loreen avait craint qu'il ne comprenne pas la plaisanterie et la croie déjà très jalouse.
Sa réponse l'avait rassurée.
— Eh bien, vous m'en voyez très flattée !
Robert refaisait sa vie. Elle aussi et même si cette relation ne durerait que quelques minutes.
— C'est à moi d'être flatté.
Il haussa un sourcil parfait au-dessus d'un bel œil bleu azur. En fait, ils semblaient tellement parfaits qu'il devait forcément les épiler. Déconcertant, non ? Mais son sourire ravageur lui fit oublier ce détail.
— Aimez-vous le champagne, Loreen ?
— Tout dépend de ce que vous appelez champagne. Je n'ai jamais eu l'occasion d'en goûter.


1. Parent-Teacher Association : association de parents d'élèves et de professeurs. (N.d.T)