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Harry Potter, tome 1 : Harry Potter à l'école des sorciers
Prix Sorcières du roman 1999
Harry Potter, tome 1 : Harry Potter à l'école des sorciers
322 pages
Version poche. Couverture souple. 12,5 x 18 cm
10 ans et plus
Réf : 454355
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Résumé
Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l'emmener à Poudlard, une école de sorcellerie !
Voler en balai, jeter des sorts, combattre les Trolls : Harry Potter se révèle un sorcier doué. Mais un mystère entoure sa naissance et l'effroyable V..., le mage dont personne n'ose prononcer le nom.
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :23
SUCHAUD CAROLINE
Le 14 janvier 2006
Génial
BRAVO ! Ce livre est une merveille. Il nous emporte dans un univers totalement loufoque et hilarant. J'ai ri pendant tout le livre, il est plein d'humour et de fantaisie. On ne s'attend vraiment pas à ça en lisant les premières pages. C'est aussi plein de tendresse. Nous ne regardons plus nos voisins de la même façon, sont-ils des moldus ou des sorciers ?
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Le 23 janvier 2001
Très très bien
J'ai voulu lire ce livre par curiosité et finalement je suis tombée dedans. Je l'ai trouvé drôle, attachant, en un mot passionnant, pourtant je suis une adulte et n'ai pas d'enfant en âge de lire. Mais dès qu'elle le pourra nous le relirons ensemble. Même mon mari a été emballé. Et les suites sont tout aussi bien.
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DENHEZ BELLIER PATRICIA
Le 04 janvier 2006
Tout simplement superbe
Je trouve les 5 tomes de Harry Potter super passionnants. On peut suivre l'évolution du héros. J'ai un seul et unique conseil pour les personnes qui ne l'ont pas lu : c'est de le lire !
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tidou
Le 03 janvier 2006
genial
Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu de livre fantastique, à croire que les livres pour adulte sur ce thème sont nuls. A lire absolument petits et grands. Un livre passionant dont les aventures de Harry et de ses camarades sont à chaque fois l'occasion d'une aventure.
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Le 28 janvier 2002
Harry Potter
C'est un livre facile à lire qui nous emporte dans un monde imaginaire où l'on a tous rêvé d'aller au moins une fois dans notre vie d'enfant.
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Le 06 janvier 2006
Saga vraiment extraordinaire
Pour être tout à fait franche, j'ai beaucoup entendu parler d'Harry Potter à travers les films mais je n'avais jamais eu la curiosité de le lire ou même de regarder les films ! Pour moi c'était une histoire pour les enfants ! Un jour, j'ai discuté avec une amie qui possédait les 5 premiers tomes et elle me les a conseillé ! J'ai lu le premier tome en 2 jours, dès que j'avais une minute je le lisais ! Puis j'ai lu les 4 tomes suivants en seulement 1 mois et j'ai reçu le magazine France Loisirs et j'ai pas hésité à commander le tome 6 qui venait de paraître ! Comble de l'histoire j'ai contaminé toute ma famille, des plus petits aux plus grands, et quand j'ai reçu le tome 6 tout le monde se disputait pour l'avoir en premier ! Cette saga est magnifique, elle convient à toute la famille ! A LIRE
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Le 18 janvier 2001
Suspense et humour.
Ce livre est excellent, il est plein de suspense, d'émotions, et la fin est renversante. J'attends le suivant avec impatience. Je suis la mère d'un garçon de 8 ans et quand il aura fini de le lire nous échangerons nos opinions sur le livre, ce que nous faisons déjà au cours de sa lecture. Il figure dans la littérature enfantine mais il ne déparerait pas dans la littérature adulte ! Les personnages sont attachants ou repoussants ou cauchemardesques, mais ils ne laissent pas indifférents car ils sont représentatifs des humains sauf pour ce qui est de la sorcellerie : quoique... Je le conseille aux grands comme aux petits si vous voulez passer un bon moment et surtout le partager avec vos enfants ou vos parents.
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ECHIVARD AUDREY
Le 16 janvier 2005
Fabuleux
Je pensais, quand j'ai ouvert ce livre, que c'était un livre pour enfants, j'ai été plus que surprise de me retrouver dans un univers fascinant et incroyable. A lire et à relire.
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BOISSEAU MARC
Le 14 janvier 2006
Le décor est planté...
Excellente écrivain que J.K. Rowling. J'ai lu tous les tomes et j'ai été littéralement absorbée par les aventures et peripéties de ce jeune sorcier et ses amis ! Harry fait partie de ma vie depuis 5 ans ; je suis maman et il me tarde de pouvoir raconter ces drôles d'aventures à ma fille ! Je suis tout de même chagrinée à l'idée qu'il ne reste qu'un seul et dernier tome à venir, mais Harry doit grandir... La magie opère...
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Le 26 janvier 2002
Dénouement facile
J'ai lu ce livre. Passionnant, plein de suspense, très bien écrit. Une petite restriction : la facilité avec laquelle Harry se défait de ses ennemis à la fin du bouquin. Je crois qu'elle (l'auteur) aurait pu lui compliquer un peu la vie...
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Le 02 janvier 2003
A lire par tous
Ce tome raconte une magnifique histoire pleine de suspense, de retournements, de joie, de peine et aussi d'humour.Ce livre plein de magie nous replonge au c¿ur de notre enfance et nous permet de revivre de belles choses. Et j'espère que beaucoup d'aventures de Harry et ses amis verront encore le jour.
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allonzy
Le 23 juin 2009
Magie...
A lire et à relire. Ce premier tome très bien écrit nous transporte réellement dans le monde magique de Harry Potter et ses amis. Bien plus complet que le film, il fourmille de détails humoristiques... Les tomes suivants sont tout aussi captivants.
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GRIVELET CARINE
Le 01 octobre 2007
Magique
J'ai été emportée par l'histoire et je l'ai lu d'une traite. Je n'ai jamais lu un livre qui m'ait hypnotisée ainsi. Le résultat : je me suis précipitée pour acheter les tomes suivant.... Je vous conseille vivement de lire cette époustouflante histoire...
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GOFFART CORALINE
Le 07 mai 2009
Passionnant
On pense que c'est un livre pour enfants mais une fois qu'on l'ouvre on ne peut plus s'arrêter. Histoire bien imaginée, on veut savoir ce qu'il se passe. Je le recommande à lire l'été car beaucoup de tomes.
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Le 25 janvier 2001
Retour en enfance
Quel plaisir de se replonger dans ses peurs d'enfant. Même si l'on est adulte, nous retrouvons des émotions oubliées, des peurs cachées, des joies et le plaisir d'une fin toujours rassurante. Vraiment l'auteur est formidable. Mon fils de 13 ans en discute avec moi. Nous communiquons, et cela lui plaît beaucoup. Bravo et aux prochains épisodes avec impatience.
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tidou
Le 06 janvier 2006
Ah que de plaisir...
Ah que de plaisir... On lit un livre pour enfant avec énormement de plaisir sans que celui-ci soit enfantin. Il faudrait qu'il soit pour les gens de 10 ans à 99 ans.
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Loola2594
Le 13 juin 2010
Le premier livre
Ma fille a eu ce livre à ses 8 ans et elle l'a adoré. Depuis elle a la passion des livres. Mais celui-ci est l'un de ses préférés. Elle trouve qu'il est passionnant, bourré de magie, de fantastique et d'amitié. Il lui a donné l'imagination qu'elle avait besoin et elle s'est épanouie grâce à lui. A mon avis on lui a fait un beau cadeau en lui offrant. En plus, elle a vécu tout son collège avec ce livre étant donné qu'il a 7 tomes. Une fois, je l'ai trouvée en train de lire a une heure du matin avec sa lampe torche elle voulait le finir. Elle ne pouvait pas s'en passer. Offrez-le à une personne de votre entourage. Celle ci sera extrêmement heureuse à mon avis.
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Gerry
Le 10 janvier 2011
Fabuleux
Un pur bonheur que cette lecture... Je ne suis pas la première à le dire, Harry Potter étant devenu un incontournable du livre jeunesse. Dès le départ, le style fluide de l'écriture m'a conquise, et je me suis totalement immergée dans cet univers magique et merveilleux. Harry se découvre à 10 ans, grâce aux informations que Hagrid lui communique sur son passé, celui de ses parents et sa destinée. Le trajet en train et l'arrivée à l'école Poudlard ont vraiment été des coup de coeur pour moi. Les descriptions y sont magnifiquement retranscrites au lecteur, du pur bonheur pour l'imagination. J'ai aussi adoré la cérémonie du choixpeau, et le festin.... On s'y croirait. Et puis, toutes les aventures des trois compères (Harry, Ron et Hermione) qui se lient progressivement d'amitié. J'avais vraiment l'impression de faire partie intégrante de ce trio peu conventionnel : j'ai adoré !!! Et jusqu'à la fin, l'intrigue est bien ficelée, un rebondissement de dernière minute que j'ai trouvé très opportun et très bien dévoilé !
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Chlorophile
Le 27 décembre 2010
Harry Potter à l'école des Sorciers, J.K. Rowling
Harry Potter et moi, c'est une longue histoire. En primaire, je l'ai détesté, haï, je trouvais ça bête. Ma mère m'avait emprunté à la bibliothèque de son boulot le tome 2, parce que j'étais dingue des histoires de sorcière et qu'elle en entendait parler partout. La voiture volante ne m'a pas du tout convaincue, j'ai même pas atteint Poudlard. Mais, deux-trois ans plus tard, ce fut la sortie du film, à l'école on ne parlait que de ça, tout le monde était allé le voir, sauf moi. C'est terrible à 10 ans de ne pas connaitre l'histoire dont tout le monde parle ! Du coup, mon père m'y a emmenée -lui avait beaucoup aimé le livre que Maman avait emprunté, je le soupçonne même d'avoir été lire les autres - et j'ai adoré. Le soir, j'avais lu les 4 tomes (j'ai toujours lu très, très vite.) "Harry Potter à l'école des Sorciers" c'est avant tout une belle leçon d'amitié et de courage. Le genre de chose qu'on ne voit que dans les films et dans les livres, sans vraiment que ce soit possible, bien que crédible. Personnellement, ça m'étonnerait beaucoup que la plupart des gens devant la pierre philosophale soient totalement désintéressés. Perso', il me semble que dans ce cas-là, on envisage, une demi-seconde même, à quel point vivre un peu plus vieux ou avoir plus d'argent (et donc de nouvelles paires de chaussures) pourraient être sympa... Mais c'est aussi ça, Harry Potter : c'est le bien en chair et en os. Sans être niais ou quoique ce soit dans le même genre, quand on lit Harry Potter, on a envie de lui ressembler, d'être aussi gentil, courageux et fort. (et surtout avoir nous aussi une baguette magique.) Mais surtout, ce qu'il ne faut pas oublier, c'est qu'avec son héros, J.K. Rowling a réussi à faire lire les enfants. Même mon vieil ami M., qui détestait lire, avait beaucoup de mal à lire les livres que la maitresse nous faisait lire, s'est baladé pendant des mois avec les Harry Potter sous le bras. Cela dit, je ne suis pas certaine que 10 ans plus tard, il ait lu un autre livre. Mais ce que je sais, c'est qu'il n'est pas un cas isolé. J.K. Rowling est remerciée par des tonnes de parents, et ça, ça n'a rien d'étonnant. Bref, j'aime Harry Potter. Je l'ai envié, aimé, j'ai voulu lui ressembler, être son amie. J'ai détesté Rusard et Rogue et eu pitié des Dursley. J'ai vénéré Dumbledore et adoré McGonagall. J'ai ri avec Hagrid et tremblé avec Hermione et Ron. Essayez, vous verrez !
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Le 11 mars 2011
Divertissement assuré
Le premier épisode de la saga qui m'a captivé. Pas de quoi devenir non plus un fanatique mais une lecture très divertissante.
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Mythesilenne
Le 07 juin 2011
Incontournable
Si vous ne l'avez pas encore lu, lui et sa série, cela manque à votre culture ! Un incontournable pour toute personne qui aime le roman. Adultes, ne passez sutout pas votre chemin !
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daisy1313
Le 01 juin 2012
Un monde captivant
Je les ai tous lus, je suis fan. On aurait presque envie de faire partie de l'histoire. Pour tous les âges, ma fille adore aussi.
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moi
Le 15 mai 2014
Quel livre !
Ah mais quel livre ! Mais quel livre ! J'adore cette histoire, ces livres !!! Si cette histoire pouvait ne jamais s'arrêter... Je ne me lasse pas de la lire !Par contre un gros gros gros moins même une HONTE sur la qualité du livre §Pourquoi ?! Parce qu'en lisant ce livre je me suis rendue compte que l'écriture s'effaçait ! NON mais comment garder un livre ? ! Sans le toucher ni le lire ?! Je trouve ça honteux qu'un livre aussi bien soit gâché par cette très mauvaise qualité !
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Extrait

1

LE SURVIVANT



Mr et Mrs Dursley, qui habitaient au 4, Privet Drive, avaient toujours affirmé avec la plus grande fierté qu'ils étaient parfaitement normaux, merci pour eux. Jamais quiconque n'aurait imaginé qu'ils puissent se trouver impliqués dans quoi que ce soit d'étrange ou de mystérieux. Ils n'avaient pas de temps à perdre avec des sornettes.
Mr Dursley dirigeait la Grunnings, une entreprise qui fabriquait des perceuses. C'était un homme grand et massif, qui n'avait pratiquement pas de cou, mais possédait en revanche une moustache de belle taille. Mrs Dursley, quant à elle, était mince et blonde et disposait d'un cou deux fois plus long que la moyenne, ce qui lui était fort utile pour espionner ses voisins en regardant par-dessus les clôtures des jardins. Les Dursley avaient un petit garçon prénommé Dudley et c'était à leurs yeux le plus bel enfant du monde.
Les Dursley avaient tout ce qu'ils voulaient. La seule chose indésirable qu'ils possédaient, c'était un secret dont ils craignaient plus que tout qu'on le découvre un jour. Si jamais quiconque venait à entendre parler des Potter, ils étaient convaincus qu'ils ne s'en remettraient pas. Mrs Potter était la s&œlig;ur de Mrs Dursley, mais toutes deux ne s'étaient plus revues depuis des années. En fait, Mrs Dursley faisait comme si elle était fille unique, car sa s&œlig;ur et son bon à rien de mari étaient aussi éloignés que possible de tout ce qui faisait un Dursley. Les Dursley tremblaient d'épouvante à la pensée de ce que diraient les voisins si par malheur les Potter se montraient dans leur rue. Ils savaient que les Potter, eux aussi, avaient un petit garçon, mais ils ne l'avaient jamais vu. Son existence constituait une raison supplémentaire de tenir les Potter à distance : il n'était pas question que le petit Dudley se mette à fréquenter un enfant comme celui-là.
Lorsque Mr et Mrs Dursley s'éveillèrent, au matin du mardi où commence cette histoire, il faisait gris et triste et rien dans le ciel nuageux ne laissait prévoir que des choses étranges et mystérieuses allaient bientôt se produire dans tout le pays. Mr Dursley fredonnait un air en nouant sa cravate la plus sinistre pour aller travailler et Mrs Dursley racontait d'un ton badin les derniers potins du quartier en s'efforçant d'installer sur sa chaise de bébé le jeune Dudley qui braillait de toute la force de ses poumons.
Aucun d'eux ne remarqua la grosse chouette hulotte au plumage mordoré qui voleta devant la fenêtre.
À huit heures et demie, Mr Dursley prit son attaché-case, déposa un baiser sur la joue de Mrs Dursley et essaya d'embrasser Dudley, mais sans succès, car celui-ci était en proie à une petite crise de colère et s'appliquait à jeter contre les murs de la pièce le contenu de son assiette de céréales.
— Sacré petit bonhomme, gloussa Mr Dursley en quittant la maison.
Il monta dans sa voiture et recula le long de l'allée qui menait à sa maison.
Ce fut au coin de la rue qu'il remarqua pour la première fois un détail insolite : un chat qui lisait une carte routière. Pendant un instant, Mr Dursley ne comprit pas très bien ce qu'il venait de voir. Il tourna alors la tête pour regarder une deuxième fois. Il y avait bien un chat tigré, assis au coin de Privet Drive, mais pas la moindre trace de carte routière. Qu'est-ce qui avait bien pu lui passer par la tête ? Il avait dû se laisser abuser par un reflet du soleil sur le trottoir. Mr Dursley cligna des yeux et regarda fixement le chat. Celui-ci soutint son regard. Tandis qu'il tournait le coin de la rue et s'engageait sur la route, Mr Dursley continua d'observer le chat dans son rétroviseur. L'animal était en train de lire la plaque qui indiquait « Privet Drive » – mais non, voyons, il ne lisait pas, il regardait la plaque. Les chats sont incapables de lire des cartes ou des écriteaux. Mr Dursley se ressaisit et chassa le chat tigré de son esprit. Durant le trajet qui le menait vers la ville, il concentra ses pensées sur la grosse commande de perceuses qu'il espérait obtenir ce jour-là.
Mais lorsqu'il parvint aux abords de la ville quelque chose d'autre chassa les perceuses de sa tête. Assis au milieu des habituels embouteillages du matin, il fut bien forcé de remarquer la présence de plusieurs passants vêtus d'une étrange façon : ils portaient des capes. Mr Dursley ne supportait pas les gens qui s'habillaient d'une manière extravagante – les jeunes avaient parfois de ces accoutrements ! Il pensa qu'il s'agissait d'une nouvelle mode particulièrement stupide. Il pianota sur le volant de sa voiture et son regard rencontra un groupe de ces olibrius qui se chuchotaient des choses à l'oreille d'un air surexcité. Mr Dursley s'irrita en voyant que deux d'entre eux n'étaient pas jeunes du tout. Cet homme, là-bas, était sûrement plus âgé que lui, ce qui ne l'empêchait pas de Potter une cape vert émeraude ! Quelle impudence ! Mr Dursley pensa alors qu'il devait y avoir une animation de rue – ces gens étaient probablement là pour collecter de l'argent au profit d'une uvre quelconque. Ce ne pouvait être que ça. La file des voitures se remit en mouvement et quelques minutes plus tard, Mr Dursley se rangea dans k parking de la Grunnings. Les perceuses avaient repris leur place dans ses pensées
Dans son bureau du neuvième étage, Mr Dursley s'asseyait toujours dos à la fenêtre. S'il en avait été autrement, il aurait sans doute eu un peu plus de mal que d'habitude à se concentrer sur ses perceuses, ce matin là. Il ne vit pas les hiboux qui volaient à tire d'aile en plein jour. Mais en bas, dans la rue, les passants, eux, les voyaient bel et bien. Bouche bée, ils pointaient le doigt vers le ciel, tandis que les rapaces filaient au dessus de leur tête. La plupart d'entre eux n'avaient jamais vu de hibou, même la nuit. Mr Dursley, cependant, ne remarqua rien d'anormal et aucun hibou ne vint troubler sa matinée. Il réprimanda vertement une demi douzaine de ses employés, passa plusieurs coups de fil importants et poussa quelques hurlements supplémentaires. Il se sentit d'excellente humeur jusqu'à l'heure du déjeuner où il songea qu'il serait bon de se dégourdir un peu les jambes. Il traversa alors la rue pour aller s'acheter quelque chose à manger chez le boulanger d'en face.
Les passants vêtus de capes lui étaient complètement sortis de la tête, mais lorsqu'il en vit à nouveau quelques uns à proximité de la boulangerie, il passa devant eux en leur lançant un regard courroucé. Il ignorait pourquoi, mais ils le mettaient mal à l'aise. Ceux là aussi chuchotaient d'un air surexcité et il ne vit pas la moindre boîte destinée à récolter de l'argent. Quand il sortit de la boutique avec un gros beignet enveloppé dans un sac, il entendit quelques mots de leur conversation.
— Les Potter, c'est ça, c'est ce que j'ai entendu dire...
— Oui, leur fils, Harry...
Mr Dursley s'immobilisa, envahi par une peur soudaine. Il tourna la tête vers les gens qui chuchotaient comme s'il s'apprêtait à leur dire quelque chose, mais il se ravisa.
Il traversa la rue en toute hâte, se dépêcha de remonter dans son bureau, ordonna d'un ton sec à sa secrétaire de ne pas le déranger, saisit son téléphone et avait presque fini de composer le numéro de sa maison lorsqu'il changea d'avis. Il reposa le combiné et se caressa la moustache. Il réfléchissait... non, décidément, il était idiot. Potter n'était pas un nom si rare. On pouvait être sûr qu'un grand nombre de Potter avaient un fils prénommé Harry. Et quand il y repensait, il n'était même pas certain que gon neveu se prénomme véritablement Harry. Il n'avait même jamais vu cet enfant. Après tout, il s'appelait peut être Harvey. Ou Harold. Il était inutile d'inquiéter Mrs Dursley pour si peu. Toute allusion à sa sueur la mettait dans un tel état! Et il ne pouvait pas lui en vouloir. Si lui même avait eu une scieur comme celle là... mais enfin quand même, tous ces gens vêtus de capes...
Cet après midi là, il lui fut beaucoup plus difficile de se concentrer sur ses perceuses et lorsqu'il quitta les bureaux à cinq heures, il était encore si préoccupé qu'il heurta quelqu'un juste devant la porte.
— Navré, grommela t il au vieil homme minuscule qu'il avait manqué de faire tomber.
Il se passa quelques secondes avant que Mr Dursley se rende compte que l'homme portait une cape violette. Le fait d'avoir été presque renversé ne semblait pas avoir affecté son humeur. Au contraire, son visage se fendit d'un large sourire tandis qu'il répondait d'une petite voix perçante qui lui attira le regard des passants :
— Ne soyez pas navré, mon cher Monsieur. Rien aujourd'hui ne saurait me mettre en colore. Réjouissez vous, puisque Vous Savez Qui a enfin disparu. Même les Moldus comme vous devraient fêter cet heureux, très heureux jour!
Le vieil homme prit alors Mr Dursley par la taille et le serra contre lui avant de poursuivre son chemin.
Mr Dursley resta cloué sur place. Quelqu'un qu'il n'avait jamais vu venait de le prendre dans ses bras. Et l'avait appelé « Moldu », ce qui n'avait aucun sens. Il en était tout retourné et se dépêcha de remonter dans sa voiture. Il prit alors le chemin de sa maison en espérant qu'il avait été victime de son imagination. C'était bien la première fois qu'il espérait une chose pareille, car il détestait tout ce qui avait trait à l'imagination.
Lorsqu'il s'engagea dans l'allée du numéro 4 de sa rue, la première chose qu'il vit – et qui n'améliora pas son humeur – ce fut le chat tigré qu'il avait déjà remarqué le matin même. A présent, l'animal était assis sur le mur de son jardin. Il était sûr qu'il s'agissait bien du même chat. Il reconnaissait les dessins de son pelage autour des yeux.
— Allez, ouste ! s'exclama Mr Dursley
Le chat ne bougea pas. Il se contenta de le regarder d'un air sévère. Mr Dursley se demanda si c'était un comportement normal pour un chat. Essayant de reprendre contenance, il entra dans sa maison, toujours décidé à ne rien révéler à sa femme.
Mrs Dursley avait passé une journée agréable et parfaitement normale. Au cours du dîner, elle lui raconta tous les problèmes que la voisine d'à côté avait avec sa fille et lui signala également que Dudley avait appris un nouveau mot : « Veux pas ! ». Mr Dursley s'efforça de se conduire le plus normalement du monde et après que Dudley eut été mis au lit, il entra juste à temps dans le salon pour voir la fin du journal télévisé:
— D'après des témoignages venus de diverses régions, il semblerait que les hiboux se soient comportés d'une bien étrange manière au cours de la journée, dit le présentateur. Normalement, les hiboux sont des rapaces nocturnes qui attendent la nuit pour chasser leurs proies. Il est rare d'en voir en plein jour. Or, aujourd'hui, des centaines de témoins ont vu ces oiseaux voler un peu partout depuis le lever du soleil. Les experts interrogés ont été incapables d'expliquer les raisons de ce changement de comportement pour le moins étonnant. Voilà qui est bien mystérieux, conclut le présentateur en s'autorisant un sourire. Et maintenant, voici venue l'heure de la météo, avec les prévisions de Jim McGuffin. Alors, Jim, est-ce qu'on doit s'attendre à d'autres chutes de hiboux au cours de la nuit prochaine ?
— Ça, je serais bien incapable de vous le dire, Ted, répondit l'homme de la météo, mais sachez en tout cas que les hiboux n'ont pas été les seuls à se comPotter d'une étrange manière. Des téléspectateurs qui habitent dans des régions aussi éloignées les unes des autres que le Kent, le Yorkshire et la côte est de l'Écosse m'ont téléphoné pour me dire qu'au lieu des averses que j'avais prévues pour aujourd'hui, ils ont vu de véritables pluies d'étoiles filantes ! Peut-être s'agissait-il des feux de joie de la nuit du 5 novembre, bien que ce ne soit pas encore la saison. Quoi qu'il en soit, vous pouvez être sûrs que le temps de la nuit prochaine sera très humide.
Mr Dursley se figea dans son fauteuil. Des pluies d'étoiles filantes sur tout le pays ? Des hiboux qui volent en plein jour ? Des gens bizarres vêtus de capes ? Et ces murmures, ces murmures sur les Potter...
Mrs Dursley entra dans le salon avec deux tasses de thé. Décidément, il y avait quelque chose qui n'allait pas. Il fallait lui en parler. Mr Dursley, un peu nerveux, s'éclaircit la gorge.
— Euh... Pétunia, ma chérie, dit-il, tu n'as pas eu de nouvelles de ta sœur récemment ?
Comme il s'y attendait, son épouse parut choquée et furieuse. Elle faisait toujours semblant de ne pas avoir de sœur.
— Non, répondit-elle sèchement. Pourquoi ?
— Ils ont dit un truc bizarre à la télé, grommela Mr Dursley. Des histoires de hiboux... d'étoiles filantes... et il y avait tout un tas de gens qui avaient un drôle d'air aujourd'hui.
— Et alors ? lança Mrs Dursley.
— Rien, je me disais que. . peut-être... ça avait quelque chose à voir avec... sa bande...
Mrs Dursley retroussait les lèvres en buvant son thé à petites gorgées. Son mari se demanda s'il allait oser lui raconter qu'il avait entendu prononcer le nom de « Potter ». Il préféra s'en abstenir. D'un air aussi détaché que possible, il dit:
— Leur fils... Il a à peu près le même âge que Dudley, non ?
— J'imagine, répliqua Mrs Dursley avec raideur.
— Comment s'appelle-t-il, déjà ? Howard, c'est ça ?
— Harry. Un nom très ordinaire, très désagréable, si tu veux mon avis.
— Ah oui, répondit Mr Dursley en sentant son cœur s'arrêter. Oui, je suis d'accord avec toi.
Il ne dit pas un mot de plus à ce sujet tandis qu'ils montaient l'escalier pour aller se coucher. Pendant que Mrs Dursley était dans la salle de bains, Mr Dursley se glissa vers la fenêtre de la chambre et jeta un coup d'œil dans le jardin. Le chat était toujours là. Il regardait dans la rue comme s'il attendait quelqu'un.
Mr Dursley imaginait-il des choses ? Tout cela avait-il un lien avec les Potter ? Si c'était le cas... S'il s'avérait qu'ils étaient parents avec des... Non, il ne pourrait jamais le supporter.
Les Dursley se mirent au lit. Mrs Dursley s'endormit très vite mais son mari resta éveillé, retournant dans sa tête les événements de la journée. La seule pensée qui le consola avant de sombrer enfin dans le sommeil, ce fut que même si les Potter avaient vraiment quelque chose à voir avec ce qui s'était passé, il n'y avait aucune raison pour que lui et sa femme en subissent les conséquences. Les Potter savaient parfaitement ce que Pétunia et lui pensaient des gens de leur espèce... Et il ne voyait pas comment tous deux pourraient être mêlés à ces histoires. Il bâilla et se retourna. Rien de tout cela ne pouvait les affecter.
Et il avait grand tort de penser ainsi.
Tandis que Mr Dursley se laissait emporter dans un sommeil quelque peu agité, le chat sur le mur, lui, ne montrait aucun signe de somnolence. Il restait assis, immobile comme une statue, fixant de ses yeux grands ouverts le coin de Privet Drive. Il n'eut pas la moindre réaction lorsqu'une portière de voiture claqua dans la rue voisine, ni quand deux hiboux passèrent au-dessus de sa tête. Il était presque minuit quand il bougea enfin.
Un homme apparut à l'angle de la rue que le chat avait observé pendant tout ce temps. Il apparut si soudainement et dans un tel silence qu'il semblait avoir jailli du sol. La queue du chat frémit, ses yeux se rétrécirent.
On n'avait encore jamais vu dans Privet Drive quelque chose qui ressemblât à cet homme. Il était grand, mince et très vieux, à en juger par la couleur argentée de ses cheveux et de sa barbe qui lui descendaient jusqu'à la taille. Il était vêtu d'une longue robe, d'une cape violette qui balayait le sol et chaussé de bottes à hauts talons munies de boucles. Ses yeux bleus et brillants étincelaient derrière des lunettes en demi-lune et son long nez crochu donnait l'impression d'avoir été cassé au moins deux fois. Cet homme s'appelait Albus Dumbledore.
Albus Dumbledore n'avait pas l'air de se rendre compte qu'il venait d'arriver dans une rue où tout en lui, depuis son nom jusqu'à ses bottes, ne pouvait être qu'indésirable. Il était occupé à chercher quelque chose dans sa longue cape, mais sembla s'apercevoir qu'il était observé, car il leva brusquement les yeux vers le chat qui avait toujours le regard fixé sur lui à l'autre bout de la rue. Pour une raison quelconque, la vue du chat parut l'amuser. Il eut un petit rire et marmonna :
— J'aurais dû m'en douter.
Il avait trouvé ce qu'il cherchait dans une poche intérieure. Apparemment, il s'agissait d'un briquet en argent. Il en releva le capuchon, le tendit au-dessus de sa tête et l'alluma. Le réverbère le plus proche s'éteignit alors avec un petit claquement. L'homme alluma à nouveau le briquet — le réverbère suivant s'éteignit à son tour. Douze fois, il actionna ainsi l'Éteignoir jusqu'à ce qu'il ne reste plus aucune lumière dans la rue, à part deux points minuscules qui brillaient au loin: c'étaient les yeux du chat, toujours fixés sur lui. Quiconque aurait regardé par une fenêtre en cet instant, même Mrs Dursley et ses petits yeux de fouine, aurait été incapable de voir le moindre détail de ce qui se passait dans la rue. Dumbledore rangea son Éteignoir dans la poche de sa cape et marcha en direction du numéro 4. Lorsqu'il y fut parvenu, il s'assit sur le muret, à côté du chat. Il ne lui accorda pas un regard, mais après un moment de silence, il lui parla :
— C'est amusant de vous voir ici, professeur McGonagall, dit-il.
Il tourna la tête pour adresser un sourire au chat tigré, mais celui-ci avait disparu. Dumbledore souriait à présent à une femme d'allure sévère avec des lunettes carrées qui avaient exactement la même forme que les motifs autour des yeux du chat. Elle aussi portait une cape, d'un vert émeraude. Ses cheveux étaient tirés en un chignon serré et elle avait l'air singulièrement agacée.
— Comment avez-vous su que c'était moi ? demanda-t-elle.
— Mon cher professeur, je n'ai jamais vu un chat se tenir d'une manière aussi raide.
— Vous aussi, vous seriez un peu raide si vous restiez assis toute une journée sur un mur de briques, répondit le professeur McGonagall.
— Toute la journée ? Alors que vous auriez pu célébrer l'événement avec les autres ? En venant ici, j'ai dû voir une bonne douzaine de fêtes et de banquets.
Le professeur McGonagall renifla d'un air courroucé.
— Oui, oui, je sais, tout le monde fait la fête, dit-elle avec agacement. On aurait pu penser qu'ils seraient plus prudents, mais non, pas du tout ! Même les Moldus ont remarqué qu'il se passait quelque chose. Ils en ont parlé aux nouvelles.
Elle montra d'un signe de tête la fenêtre du salon des Dursley, plongé dans l'obscurité.