Mini-accro du shopping
576 pages
Couverture souple. 11 x 18 cm
Réf : 450440
Avec ce livre, cumulez 10 Points Club
Au lieu de 19,00  (prix public)
Résumé
Telle mère, telle fille ! Toujours aussi gaffeuse et drôle, Becky, la célèbre accro du shopping, revient flanquée de sa fille de deux ans, Minnie, qui a hérité des gènes de fashionista de sa mère. Comment gérer les caprices d'une adorable enfant gâtée, une nounou un peu trop rigide, le sentiment qu'une mère ne doit pas tout céder, les aléas de la crise financière et l'appel irrésistible des grandes marques ?
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :13
lou39
Le 04 mars 2012
Du Kinsella en veux-tu, en voilà !
Pour ma part, j'ai beaucoup apprécié ce roman où l'on retrouve Becky, fidèle à elle-même, toujours autant d'humour et de peps. A dévorer !
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
barbamaya
Le 20 mars 2012
Une mini très accro
C'est toujours un régal que de suivre les aventures de l'accro du shopping. Une petite bouffée d'air, léger et plein de gaité.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
maboule
Le 22 avril 2012
Un bon moment
On passe toujours un bon moment avec Sophie Kinsella qui sait nous embarquer dans ses univers. Je n'arrive toujours pas à comprendre cette femme complètement folle de shopping mais je me régale à lire ses péripéties... C'est très drôle...
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Didi81
Le 04 juin 2012
Excellent
Comme les 5 autres j'ai lu ce livre très rapidement car on se prend dans l'histoire et on a envie de savoir la suite. De plus, j'ai pour ma part l'impression de me reconnaître. J'espère vraiment qu'il va y avoir une suite.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Helo85
Le 11 juillet 2012
Tout simplement génial
Très bonne suite de l'accro su shoppping ! Tout simplement hilarant ! A lire !
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
naicla
Le 06 juillet 2012
Du Kinsella
La folie Kinsella qui ne s'arrête pas. Des fois tu te dis : elle pousse un peu trop, non ? Dans la même lignée que ses livres "accro....". Je conseille également, de la même écrivaine : "Samantha, bonne à rien faire".
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
ninie13
Le 10 juin 2012
Excellent
J'ai adoré !
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Le 22 juillet 2012
Excellent! Telle mère telle fille
J'ai adoré ce livre!!! Becky ne change pas. Toujours aussi marrante !
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Choupynette
Le 10 août 2012
Excellent
Chaque livre de la série est meilleur que le précédent et celui-ci ne déroge pas à la règle. Un bon moment en perspective, les péripéties de Becky ne manquent pas d'humour et Minnie est adorable. J'espère que l'auteure a prévu une suite.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
GRASSET DELPHINE
Le 23 mai 2012
Très bien
Sophie Kinsella nous fait encore rire avec Becky. J'apprécie toujours autant les personnages que j'ai plaisir à retrouver.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Lilou8895
Le 18 octobre 2012
Parfait !
Ce livre est à la hauteur des autres, il se laisse lire agréablement et très facilement. Je le recommande !
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
ninie13
Le 16 août 2012
Super
Un excellent moment de détente.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Le 03 septembre 2012
Encore un bon volet !
Sixième et dernier volet sorti de la désormais célèbre saga de l'accro du shopping. Après un cinquième tome qui m'avait vraiment plu, vous allez voir que cette nouvelle lecture s'est révélée légèrement plus décevante. Comme toujours, nous suivons toujours Rebecca, alias Becky, dont la vie évolue malgré un caractère qui reste toujours le même : obsédée par les achats, cachotière, ambitieuse, tendre et amoureuse. Mais un élément nouveau vient s'ajouter : notre chère Becky est à présent maman ! Et ce n'est pas de tout repos comme on peut l'imaginer. Puisque Minnie, fillette de deux ans, sait comment faire flancher son entourage afin d'obtenir tout ce qu'elle désire. Le contexte de cette histoire c'est à la fois une crise financière qui met Becky au pied du mur : elle ne doit plus s'acheter de vêtements avant d'avoir porter tous ceux de sa garde-robe au moins trois fois. Autant dire, une catastrophe pour notre héroïne. Parallèlement, le fond du récit se concentre sur l'anniversaire de Luck et la fête surprise que Becky souhaite lui organiser. Alors, évidemment, ce tome reste dans la lignée des autres : l'humour est toujours là et Sophie Kinsella reste une auteure de chick-lit incontournable. La saga ne s'essouffle pas, le lecteur retrouve les lignes conductrices de l'histoire, avec des rebondissements intéressants. Malheureusement, outre des longueurs (le livre compte quand même 559 pages dans l'édition France Loisirs, Piment), le personnage de Rebecca m'a particulièrement exaspéré. Je l'ai trouvé immature dans sa relation aux autres, mais aussi tout simplement dans sa façon de penser. Alors certes, c'est aussi cela qui fait la force de cette saga ; mais lorsque l'on retrouve un personnage deux ans après, on attend un minimum d'évolution de comportement. Que nenni' Pas de craintes néanmoins, je lirais la suite, si suite il y a. Et au vu de la fin, je pense que ce sera le cas ! Mais en espérant trouver un personnage légèrement différent.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Extrait

1



Bon. Pas de panique. J’ai la situation en main. Moi, Rebecca Brandon (née Bloomwood), majeure et vaccinée, je suis aux commandes. Et pas ma fille de deux ans.
Mais celle-ci n’a pas l’air de percuter.
— Minnie, chérie, lâche ce poney.
J’essaie de me montrer calme et déterminée comme Nanny Sue dans son émission à la télé.
— Ponii ! fait Minnie en agrippant le jouet de toutes ses forces.
— Non, pas le poney !
— À Minniiiie ! Mon ponii ! hurle Minnie, folle de rage.
Un mégacaprice ! Tout à fait ce qu’il me faut alors que je croule sous les paquets, le visage trempé de sueur.
Pourtant, jusqu’à maintenant, tout s’était bien passé. Après un tour du centre commercial pour terminer mes courses de Noël, nous nous dirigions, Minnie et moi, vers la Grotte du Père Noël, lorsque que j’ai fait un bref arrêt dans une boutique de jouets pour regarder une maison de poupée. Minnie a tout de suite saisi un poney à roulettes en démonstration et a refusé de s’en séparer. Maintenant je frise le drame.
Une mère en jean slim J Brand, flanquée d’une gamine habillée à la perfection, m’envoie un coup d’œil laser. Je frémis. Depuis la naissance de Minnie, j’ai appris que l’œil laser d’une maman est encore plus féroce que l’œil scanner d’une fille de Manhattan. D’un seul regard de maman à maman, l’œil laser ne se contente pas d’estimer le prix de ce que vous avez sur le dos. Oh, non ! Il évalue ce que porte votre gamin, la marque de sa poussette, son sac à langer, son goûter. Et s’il sourit, crie ou a mauvais caractère.
Bien sûr, ça fait beaucoup en une seconde, mais, croyez-moi, ces mamans dotées de l’œil laser sont capables de faire plusieurs choses à la fois.
Minnie n’a rien à craindre côté fringues. (Robe : exclusivité Danny Kovitz, manteau : Rachel Riley, chaussures : Baby Dior.) Prudemment, je la tiens en laisse (rênes de cuir Bill Amber, hypercool, photographiées dans Vogue). Mais au lieu d’avoir un sourire angélique comme la petite fille du magazine, ma fille piaffe tel un taureau impatient d’entrer dans l’arène. Sourcils levés en signe de fureur intense, joues rose vif, elle s’apprête à hurler en respirant à fond.
— Minnie !
Je lâche la laisse et prends ma fille dans mes bras pour qu’elle se sente en sécurité comme le préconise le livre de Nanny Sue, Soumettre votre enfant rebelle. Je l’ai acheté l’autre jour, par pure curiosité, mais je l’ai à peine feuilleté, étant donné que je n’ai aucun problème avec Minnie. Et qu’elle n’est pas difficile. Ni « incontrôlable et têtue », comme l’a dit l’autre jour la prof de musique complètement idiote du groupe des tout-petits. (D’ailleurs qu’est-ce qu’elle en sait ? Elle est incapable de jouer du triangle convenablement !) Disons que Minnie est… éveillée. Elle a son idée sur tout. Les jeans (elle refuse d’en porter), les carottes (elle refuse d’en manger). À l’instant même, elle a décidé qu’il lui fallait ce poney.
— Minnie chérie, je t’aime beaucoup, dis-je d’une voix douce et suave. Ça me ferait très plaisir si tu me rendais ce poney. Oui, voilà, donne-le à maman…
J’ai presque réussi. Mes doigts se referment sur la tête de l’animal… Ah ! Gagné ! Je regarde autour de moi pour voir si on a observé ma maîtrise de la situation.
— À Minniiie ! Minnie s’est arrachée de mes bras et traverse la boutique en courant. Merde !
— Minnie ! MINNIE !
Ramassant mes paquets, je pars à la poursuite de ma fille qui a déjà disparu dans la section Action Man. Misère ! Pourquoi se donne-t-on tant de mal pour former des athlètes pour les jeux Olympiques, alors qu’il suffirait de lâcher sur le terrain une bande de gamins.
Quand je la rejoins, je suis légèrement hors d’haleine. Il va falloir que je me mette à mes exercices de gym postnatale.
— Donne-moi ce poney !
Je tente de m’en emparer, mais elle s’y cramponne.
— Ponii à Minniiie !
Ses yeux noirs me lancent des étincelles pour faire passer le message. Parfois, en regardant Minnie, je crois voir son père. Ça me fait toujours un choc !
À propos, où est Luke ? On devait faire les courses de Noël ensemble. En famille. Mais il a disparu il y a une heure, prétextant un coup de fil à passer, et je ne l’ai pas revu. J’imagine qu’il est en train de déguster un cappuccino dans un endroit charmant en lisant son journal. Typique !
— Minnie, on ne va pas l’acheter, j’annonce avec fermeté. Tu as déjà une foule de jouets et tu n’as pas besoin d’un poney.
Une fille, le cheveu en bataille, avec deux gamins dans une poussette double m’approuve du regard. Je ne peux m’empêcher de lui lancer un coup d’œil laser : c’est une de ces mères qui portent des Crocs avec des chaussettes tricotées main. (Complètement ringard, non ?)
— C’est monstrueux, vous ne trouvez pas ? s’indigne-t-elle. Ces poneys coûtent 40 livres ! Mes gamins savent qu’ils perdraient leur temps à m’en réclamer un.
Les gamins en question se tiennent tranquilles en suçant leur pouce.
— Une fois qu’on leur cède, ajoute-t-elle, c’est le commencement de la fin. Les miens, je les ai dressés.
Non, mais quelle crâneuse !
— Absolument ! Ce n’est pas moi qui dirai le contraire, je réplique.
— Il y a des parents qui achèteraient ce poney juste pour avoir la paix. Aucun principe. C’est épouvantable.
— Vous avez raison ! dis-je en essayant subrepticement de prendre possession du poney. Mais Minnie esquive ma manœuvre. Malédiction !
— Leur céder, voilà la plus grosse erreur, continue la fille en regardant Minnie d’un air dur. Ensuite ça va de mal en pis.
— Pour ma part, je ne lui cède jamais ! Minnie, tu n’auras pas ce poney, un point c’est tout !
— Ponii, gémit Minnie avant de commencer à sangloter.
Quelle tragédienne ! (Elle tient ça de maman.)
— Bonne chance alors, fait la fille aux Crocs en s’éloignant. Et joyeux Noël !
— Minnie ! Arrête ! j’éructe, dès qu’elle a disparu. Tu nous fais honte à toutes les deux ! D’ailleurs, tu n’as pas besoin de ce jouet ridicule.
— Ponii ! répète-t-elle en câlinant le poney comme si c’était son chien favori qui, après avoir été vendu à un marché à mille kilomètres de là, lui était revenu à pied, les pattes en sang et hurlant à la mort.
— C’est juste un jouet sans intérêt, dis-je en perdant patience. Et d’abord qu’est-ce qu’il a de spécial ?
Pour la première fois, je l’inspecte attentivement.
Waouh ! Je dois admettre… qu’il est irrésistible. Peint en blanc, parsemé d’étoiles scintillantes, avec une tête adorable. Et d’exquises petites roulettes rouges.
— Minnie, tu n’as vraiment pas besoin d’un poney, je répète avec moins de conviction.
Je viens de remarquer la selle. Certainement de cuir véritable. Et sa crinière est en pur crin. Il est vendu avec un mors miniature et une bride. Avec aussi un nécessaire miniature pour le panser !
Dans le fond, il vaut bien ses 40 livres. Tout en jouant avec une de ses roulettes qui tourne parfaitement, je songe : « C’est vrai, Minnie n’a pas de poney. Voilà qui manque à sa collection. »
Pas question pour autant de lui céder.
— Il se remonte ! dit une vendeuse en s’approchant de nous. La clé est dans le socle. Je vais vous montrer. Elle met le mécanisme en marche et, fascinées, nous contemplons le poney qui monte et descend comme un cheval de manège au rythme d’une petite musique cristalline.
Oh, j’adore ce poney !
— Quarante livres, c’est notre offre de Noël. Le reste de l’année, il en coûte soixante-dix. Fabriqué à la main en Suède.
50 % de rabais. Je savais que c’était une bonne affaire. Une occasion à ne pas manquer.
— Il te plaît, n’est-ce pas ?
La vendeuse fait un grand sourire à Minnie qui, calmée d’un coup, lui sourit en retour.
Ce n’est pas pour me vanter, mais elle est vraiment mignonne, ma fille, avec son manteau rouge, ses tresses noires et ses fossettes.
— Alors, vous le prenez ?
— Je… Euh… Je me racle la gorge.
Allons Becky, montre-toi à la hauteur. Sors de ce magasin.
Ma main me désobéit et caresse la crinière.
Mais il est vraiment super. Regardez sa petite tête adorable. Et puis ça ne se démode pas. On ne s’en lassera pas. C’est un bon classique. Une sorte de.… Oui, de tailleur Chanel du jouet.
Et puis c’est Noël. Et c’est un prix spécial. Et, j’y pense soudain, qui sait, Minnie est peut-être douée pour l’équitation. Un poney à roulettes va éperonner sa vocation. Je l’imagine aussitôt, à vingt ans, vêtue d’une veste rouge, tenant un magnifique cheval par la bride et s’adressant aux caméras de télévision des jeux Olympiques : « Tout a commencé à Noël, il y a des années, quand j’ai reçu un cadeau qui a changé ma vie… »
Mon cerveau fonctionne à toute puissance, à la façon d’un ordinateur analysant l’ADN. Comment tout à la fois :
1. Résister à Minnie ?
2. Être une excellente mère ?
3. Acheter ce poney ?
J’ai besoin d’une solution limpide comme celles que Luke achète à prix d’or à des consultants de haut niveau.
La réponse m’éblouit ! Une idée géniale. Incroyable ! Elle aurait dû me venir avant. Je sors mon portable et compose un texto pour Luke.
Luke ! Je viens de penser. Minnie devrait disposer de son argent de poche.
Il répond du tac au tac :
Hein ? Pourquoi ?
Pour qu’elle s’achète des trucs, bien sûr. Je commence à taper puis, prise d’un doute, j’efface ma phrase et envoie :
Les enfants doivent apprendre à gérer leur argent le plus tôt possible. J’ai lu un article sur le sujet. Ça leur donne le sens des responsabilités et des armes pour leur vie d’adulte.
Quelques secondes plus tard, Luke réagit.
Pourquoi ne pas l’abonner au Financial Times ?
Oh ! La ferme ! J’écris. Disons 2 livres par semaine ?
T’es tombée sur la tête ? s’étonne Luke. 10 pence suffisent bien.
Quel radin ! 10 pence ? Qu’est-ce qu’elle va pouvoir acheter avec si peu ?
Et puis on ne pourra jamais s’offrir le poney avec une somme aussi dérisoire.
50 pence par semaine, je tape, exaspérée. C’est la moyenne nationale. (Il ne vérifiera jamais.) Au fait, où es-tu ? Bientôt l’heure d’être avec le Père Noël !!
Bon, comme tu veux. J’arrive, abdique-t-il.
Ce que je suis douée ! En rangeant mon portable, je me livre à un exercice de calcul mental. 50 pence par semaine pendant deux ans font 52 livres. Facile, non ? J’aurais dû penser à l’argent de poche il y a des semaines ! Parfait ! Voilà qui va ajouter une nouvelle dimension à nos emplettes.