Le bonheur côté pile
416 pages
Couverture souple
Réf : 439142
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Au lieu de 19,90  (prix public)
Tout perdre pour retrouver ceux qu'elle aime ?
Résumé
Ella Beene avait tout pour être heureuse : Joe, un mari adorable, déjà père de deux enfants, une vie idyllique au bord de la mer. Jusqu'au jour où Joe meurt accidentellement. C'est alors que la mère naturelle des enfants réapparaît. La vie d'Ella vient de basculer... Menacée de tout perdre, la jeune femme choisit de se battre et de donner au bonheur un nouveau départ. Réussira-t-elle son pari ?
Pourquoi on l'a choisi
« Comment réagir quand la vie bascule du jour au lendemain ? Quand, comme l'héroïne de ce magnifique roman, on risque d'être séparé des êtres qui nous sont le plus chers ? Le bonheur côté pile est une histoire intense qui nous happe dès la pemière page et nous transporte. Avec tout son talent, sa générosité aussi, l'auteur nous offre une incroyable leçon d'optimisme. C'est ce cadeau que nous voilons partager avec vous. »

L'Équipe éditoriale
Avis Top Lecteur
« Le style de l'auteur est très poétique, rassurant et enveloppant. En lisant ce roman, on se sent comme à un repas en famille devant un feu de cheminée, entouré des gens qu'on aime. On se laisse porter par le rythme, lui-même dirigé par les émotions de l'héroïne : tantôt triste et résignée, tantôt survolté et plein d'espoir. [...] Ce magnifique roman est un hymne à l'amour et à la famille, aux réconciliations et aux retrouvailles. [...] L'ambiance de ce roman est magique. Le lecteur se sent accueilli chaleureusement dans cette famille aimante et dévouée et n'a plus aucune envie de la quitter. »

Audrey Bourdoncle


« À lire de toute urgence si vous souffrez d’un petit coup de blues ! […] Le Bonheur côté pile est un roman profondément humain qui ne peut laisser indifférent. […] J’ai trouvé ce roman passionnant et crédible. [...] L’auteur a pris le soin de nous dépeindre le décor, de décrire les odeurs, et c’est un vrai bonheur, on s’y croirait ! Mieux qu’un antidépresseur ou qu’un carré de chocolat noir, ce livre est un anti-déprime et permet de voir la vie du bon côté quelles que soient les difficultés rencontrées. […] Une belle leçon de courage et d’optimisme dont nous avons tous besoin, un jour ou l’autre. »

Laurie Sches
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :35
Fiona
Le 29 février 2012
Agréable moment en sa compagnie
J'ai passé un agréable moment à lire ce livre, les personnages sont attachants et l'histoire se termine bien !! On a pas envie de s'arrêter car on est pressé de savoir la suite... J'espère que l'auteur en sortira d'autres !!
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Le 15 mars 2012
Tout simplement merveilleux...
J'ai rarement connu une telle euphorie à lire un livre... Il est très bien écrit, les personnages sont attachants !!
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Le 20 mars 2012
La Vie ou presque
Merci à l'auteur pour ces rares moments de bonheurs lors de la lecture de ce livre. La rencontre avec tous les personnages est comme une visite chez des inconnus qui nous font partager un pan de leur vie de personnages de roman ; mais, je dirais même plus, des personnes de la vraie vie tant certains passages sentent le "déjà vécu". Dans une vie faite de moments de joie, de tendresse et de peines. Une écriture précise et riche, des personnages avec une réelle profondeur que nous voyons vivre au fil des pages. J'ai hâte de lire une nouvelle ou un autre roman...
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chatpatapon
Le 03 avril 2012
Comme une vie d'aujourd'hui
Une histoire à lire absolument, on a envie de le lire d'un trait pour savoir la fin, très belle histoire, j'ai bien aimé, moi qui lis pas beaucoup.
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LAURALINE
Le 15 avril 2012
Très plaisant :
Un très bon moment de lecture ! Les personnages sont attachants (sauf Paige à mon goût, malgré les efforts de l'auteur pour nous la rendre un minimum sympathique), avec parfois des réactions un peu manichéennes, mais tout de même on a plaisir à les suivre dans cette histoire. Evidemment, mon cœur de mère poule a compris et «vécu» le déchirement qu'a ressenti Ella quand Paige a décidé de reprendre ses enfants ; j'ai pris fait et cause pour elle mais j'ai surtout admiré la droiture dont elle a fait preuve en produisant les lettres qui justifiaient la bonne foi de Paige. Je ne sais si j'en aurais été capable, au vu des enjeux. Quelques micro-sujets abordés tout au long du roman : la botanique, le statut des réfugiés italiens aux USA pendant la 2è guerre mondiale, qui donnent envie de se documenter un peu plus à la fin de notre lecture. Mais aussi le culte de la nature et l'atmosphère familiale chez ces italo-américains, avec son amour et ses excès, sa grande capacité de travail, sa fidélité envers la mémoire des ancêtres. Le tout servi par une écriture fluide que j'ai eu plaisir à suivre, comme ce sera le cas pour vous, je l'espère !
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Le 08 avril 2012
Agréable livre
Un très bon livre. Histoire qui je pense peut arriver à d'autres personnes. Par chance, la fin se finit bien. L'auteur nous tient en haleine du début à la fin. On s'accroche et s'identifie très rapidement à tous les personnages. A lire.
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Le 05 avril 2012
Une bouffée d'optimisme !
Je viens de terminer cette magnifique histoire ! Un livre qui se lit presque d'une traite, tant on est pressé de savoir la suite. L'héroine nous montre que le bonheur est à la portée de tous, malgré les épreuves de la vie. Le titre est parfait : le bonheur côté pile... Pas le bonheur parfait qu'on espérait, mais l'autre face, celui qu'on se fabrique soit-même, en profitant de tous les instants joyeux, en dépassant les malheurs de la vie.
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Le 23 avril 2012
Sympa...
C'est un livre qui se lit facilement, personnages attachants, sympa...!
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Le 26 avril 2012
Super
Très bon moment passé à lire ce roman. Pétillant, drôle et parfois émouvant, je pense que l'on peut se reconnaître dans la peau de l'héroïne.
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Le 29 avril 2012
A ne pas manquer !!!
Ce livre a des moments où on a l'impression de revenir en arrière mais il reste malgré tout très prenant !! Je l'ai dévoré en moins de deux jours !!!
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Le 09 mai 2012
Le Bonheur Côté Pile, Seré Halverson Prince
Lorsque dans la vie tout bascule du côté obscur, le destin semble s'acharner... Mais Ella décide de se battre et engage un sublime combat : celui d'une femme qui choisit le bonheur envers et contre tout... Une fois de plus, les éditions France Loisirs surprennent en publiant en avant-première le magnifique et premier roman de Seré Prince Halverson ! Je dois reconnaître que je m'attendais à quelque chose de différent, à une lecture plus proche de la chick lit que du roman d'émotion. Cependant, dès les premières pages, je me suis retrouvée happée par une histoire intense et émouvante. J'ai été accueillie au sein d'une famille si chaleureuse, aux personnages si aimants et dévoués qu'il m'était impossible de ne pas tous les apprécier ! Si ce roman est si réussi et si surprenant, c'est que son auteure a pris le temps de planter le décor. De décrire les lieux, de faire de la nature un personnage à part entière et de créer pour son lecteur une bulle dans laquelle il sent sent parfaitement à l'aise. Comme Ella, l'héroïne principale, on s'y meut avec facilité, en profitant avec bonheur de chaque détail : des couleurs, des odeurs, des lieux majestueux et apaisants. Tout est savamment dosé, calculé, pour qu'on se sente en harmonie, en osmose avec la nature. Pourtant, en dépit de ce cadre idyllique et de ces personnages attachants, le lecteur comprend vite que le sentiment de sécurité et le bonheur sont éphémères, qu'un drame familial va se jouer. A la suite d'une noyade accidentelle, Ella Beene perd son mari et découvre que la situation financière de la petite trattoria familiale n'est pas celle qu'elle croyait... Et quand la mère biologique des enfants de Joe refait surface et réclame la garde, son petit monde préservé vole en éclats... Il lui faudra alors accepter de voir la réalité des choses : se battre pour les enfants de Joe, se battre pour conserver l'épicerie familiale, son unique source de revenus. Parce que la vie peut réserver ce genre de mauvaise surprise à n'importe qui, parce qu'on risque tous de perdre, un jour ou l'autre, les êtres qui nous sont les plus chers, le roman de Seré Prince Halverson est extrêmement crédible. Son histoire est à la fois poignante et captivante. Tout au long de ses 400 pages, l'auteure distille habilement les révélations et joue sur le registre des émotions et l'effet de surprise. Tantôt le lecteur est triste et découragé, tantôt il se sent revigoré par l'amour de ses proches et plein de cet espoir qui le pousse à aller de l'avant ! Avec des mots simples mais toujours très justement choisis, Seré Prince Halverson signe un hymne à l'amour, à la famille et offre à ses lecteurs une formidable leçon d'optimisme et de courage. Un livre profondément positif qui invite à voir la vie du bon côté !
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AGUENESSE
Le 03 mai 2012
Agréable à lire
J'ai bien aimé ce livre du début à la fin. On s'attache aux personnages et notamment à l'héroïne principale qui n'est pas épargnée par le destin. Un livre à conseiller pour les vacances.
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malo38
Le 06 mai 2012
Agréable lecture
Ce livre est un délicieux moment de détente. Il est très bien écrit et les personnages sont très intéressants et attachants surtout Ella. Cette femme qui ne lâche jamais et se bat jusqu'au bout pour ses enfants donne une belle leçon de courage. A lire absolument.
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Minims
Le 03 mai 2012
Très bonne surprise
Je viens de lire ce livre en vacances. Je l'ai acheté dans l'optique d'un livre "léger" mais c'est bien plus que ça, il y a une juste dose de suspense, beaucoup de sentiments et d'émotion, des histoires secrètes de famille... Une bonne recette. Sans parler des personnages très attachants et auxquels on s'identifie. Bref une belle surprise, j'ai beaucoup apprécié. Même mon mari qui n'avait plus rien à lire sous la main l'a lu et a aimé.
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Le 29 avril 2012
Innovant !!!
Ce livre m'a été conseillé mais je n'y croyais pas vraiment... car je préfère les livre à suspense !! Mais je n'ai pas pu me décoller de ce livre et voilà qu'en seulement deux soirées, je l'ai achevé.. éblouie par la force de cette femme !!!
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pterasta
Le 24 avril 2012
Moderne et sympathique
Très fluide, se lit très vite. Je pense qu'on se retrouve forcément dans une des facettes du personnage principal. J'ai adoré, j'ai eu hâte de savoir la fin. Et surtout il donne envie de se battre !
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NADICHAT
Le 28 avril 2012
Une belle découverte
Ce premier roman est une réussite pour Seré HALVERSON Prince. C'est la vie qui reprend le dessus malgré les embûches qui sont nombreuses. Bravo à Ella qui est d'une sincérité remarquable. Elle a un cœur en or, même si l'enjeu est de taille. Ce livre est à découvrir, on passe un agréable moment et l'on s'attache à Banannie et Zachosaure.
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anne
Le 24 mai 2012
Merveilleux livre
Très bon moment passé à lire ce livre, les personnages sont très attachants, par chance la fin se finit très bien ! L'auteur nous tient du début à la fin ! Un grand merci pour ce très beau livre...
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Le 08 mai 2012
Génial !
Tout est fait au départ pour nous faire pleurer et pourtant on dévore les pages avec le sourire ! Un beau livre plein de vie :-)
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Le 27 mai 2012
Une histoire vivante !
Des larmes aux rires, ce roman est juste magique. Il m'a fait passer un moment extraordinaire, je l'ai littéralement dévoré. Une histoire dans laquelle chacun peut se retrouver. A lire sans tarder !
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Le 15 juin 2012
Très bon livre
J'ai vraiment adoré ce livre, très attachant et réaliste.
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Casix
Le 01 juillet 2012
Et le bonheur côté face ?
Ce que j'apprécie le plus dans les histoires c'est qu'elles me surprennent, qu'elles m'entrainent, m'emportent loin de mon quotidien, me fassent rire, pleurer, trembler. Lorsque j'ai lu ce livre, je me suis laissée emporter dans l'histoire, mais je n'ai pas eu de coup de cœur. Je n'ai rien à reprocher à l'histoire qui est bien écrite, les personnages sont sympathiques. On souhaite qu'il n'arrive que des bonnes choses à tous, mais l'histoire ne m'a tout simplement pas emportée. A vous de vous laisser tenter par ce roman. Donnez-lui la chance de vous surprendre.
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Remarque de miaou5157 du 25/07/12
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Remarque de miaou5157 du 25/07/12
Je suis de ton avis, j'ai pas accroché non plus, comme quoi les goûts et les couleurs...
Remarque de Virrginie Gomes du 13/08/12
Moi, justement l'histoire m'a entraînée. J'attends avec impatience un autre roman de cet auteur.
Le 30 mai 2012
Génial
Un livre très bien écrit, une jolie leçon de vie, personnellement ça m'a reboostée !
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Le 06 septembre 2012
Enchantée
J'ai acheté ce livre qui était une avant première, j'aime découvrir des auteurs que je ne connais pas encore. J'ai adoré ce livre que j'ai lu très rapidement. On s'attache au personnage principal et on se dit que ça peut aussi nous arriver. Je le conseille vivement.
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Le 21 juin 2012
Obsession
C'est l'un et même le seule livre, que j'ai pris plaisir à lire. Je me sentais vivre l'histoire complètement, une facilité remarquable à rentrer dans la peau du personnage. C'était difficile pour moi de fermer le livre pour vaquer à mes occupations. L'auteur sait nous tenir en haleine tout au long du livre. Ce livre pour moi évoque un amour puissant, qui donne une force mentale et physique énorme. JE VOUS LE CONSEILLE FORTEMENT !!!!!
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Le 31 juillet 2012
Agréable
J'ai bien aimé ce livre, (j'ai trouvé quelques répétitions et des passages un peu longs !) malgré tout l'histoire est intéressante ! Beaucoup peuvent se retrouver dans ce livre et les personnes sont attachants !
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Alexdu781
Le 10 juillet 2012
Génial
Un livre dans lequel toute les émotions se rencontrent. On rit, on pleure, on a même envie de manger italien et de partir faire de la randonnée et des pic-nique. On ne décolle pas de l'histoire facilement et chaque chapitre terminé donne envie de passer immédiatement à l'autre. Je le conseille fortement.
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miaou5157
Le 25 juillet 2012
Ca peut plaire, mais moi pas
Tout est dans le titre, j'ai pas accroché, pourquoi je ne sais pas l'expliquer, on dira que ce n'est pas mon style de lecture... Mais l'histoire est sympa !
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Le 12 août 2012
Pur bonheur
Les personnages sont très attachants. On dévore le livre en très peu de temps car nous souhaitons connaître la fin. J'ai tout simplement adoré. Une maman et belle-maman.
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mimi2
Le 28 août 2012
Bien
Trés bon livre, histoire d'actualité. Je recommande !
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stenia42
Le 28 juin 2012
Emouvant
Un roman émouvant, l'héroine est attachante et déterminée.
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olkev
Le 01 novembre 2012
A lire
L'histoire est très touchante et la situation difficile à vivre. Les flashbacks sont vraiment bien amenés que ce soit sur Joe ou le grand-père. Au départ on prend parti mais au fur et à mesure qu'on avance la situation est pas aussi simple.
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sandra83
Le 07 novembre 2012
Reposant
Ce livre m'a été conseillé, seulement le résumé de couverture et le titre me laissaient perplexe... Mais je l'ai lu quand même, début difficilement accrocheur, mais rapidement je suis tombée dans le piège et l'ai rapidement terminé ... Loin d'être envoûtant, certes, mais lecture qui reste toutefois très agréable.
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ducati
Le 28 octobre 2012
La vie
Génial à lire je le recommande vivement. On est dedans du début à la fin.
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sarah
Le 07 juillet 2014
Une bouffée d'optimisme
Je l'ai acheté il y a un bon moment, sur les conseils de la vendeuse France Loisirs. Jeune maman, je n'étais pourtant pas prête à lire une histoire de veuvage à l'époque. Cette semaine je me suis décidée à l'essayer, et pas de regret ! Oui, l'histoire commence par la disparition tragique d'un mari, d'un père... Cela fait partie de la vie, et on se rend compte après ce livre que ce qui compte, c'est la façon de surmonter les épreuves en sachant ce qu'on a perdu, mais surtout sans oublier ce qu'on a encore et qu'on pourrait perdre, et continuer à se battre malgré la douleur. Une belle histoire.
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Extrait

1



J’ai lu récemment que les gens ne deviennent pas heureux  ils naissent ainsi. Une simple question d’hérédité, un gène de la joie qui se transmettrait gaiement d’une génération à la suivante. J’ai vécu assez longtemps pour comprendre qu’on ne peut compter que sur soi pour être heureux et suis convaincue que l’argent ne fait pas le bonheur. Pour autant, je n’adhère pas à cette théorie selon laquelle le bonheur ne dépendrait que du patrimoine génétique.
Trois ans durant, j’ai nagé dans le grand bain de la félicité.
Une joie palpable, souvent sonore. Parfois plus sourde – l’odeur lactée du souffle de Zach sur mon cou, les cheveux d’Annie qui s’enroulaient autour de mes doigts quand je les tressais, et Joe qui fredonnait une vieille chanson du groupe Crowded House sous la douche pendant que je me lavais les dents. La buée sur le miroir troublait mon reflet tel un flou artistique visant à estomper les rides, alors que les miennes ne me gênaient pas. Pour avoir des pattes-d’oie, il faut sourire, et je le faisais souvent.
J’ai aussi découvert autre chose avec le recul des ans : le bonheur le plus sincère ne peut pas être si pur, si profond ou si aveugle.
Au petit matin du premier jour de l’été 1999, Joe écarta l’édredon pour m’embrasser sur le front. J’ouvris un œil. Son appareil photo était passé en bandoulière sur son sweat-shirt gris. Son haleine parfumée au dentifrice et au café me chatouilla les narines quand il évoqua en murmurant une virée à Bodega avant d’aller ouvrir le magasin. Du bout des doigts, il suivit les taches de rousseur sur mon bras à l’endroit où, comme il disait toujours, elles épelaient son nom. D’après lui, j’en avais tellement qu’il ne lisait pas seulement Joe, mais Joseph Anthony Capozzi, Jr.
— Hé ! « Junior » est même écrit en entier ! lançat-il ce jour-là avant de me border et d’ajouter : Tu es trop forte
— Gros malin…
Je me rendormais déjà, un sourire aux lèvres. Nous avions passé une nuit merveilleuse. Il chuchota qu’il m’avait laissé un message, puis je l’entendis sortir de la maison et descendre les marches du perron. Au léger grincement de la portière de la camionnette succéda le rugissement du moteur, qui crût et décrut avant de s’évanouir complètement.
Plus tard, les enfants me rejoignirent dans le lit  ils riaient aux éclats. Zach tira le drap éclaboussé de soleil au-dessus de sa tête pour en faire une voile. À son habitude, Annie se proclama capitaine. Avant même d’avoir petit-déjeuné, on naviguait sur une étendue inexplorée, surface lisse dissimulant la face rugueuse et accidentée des choses, en route vers une destination inconnue.
On s’accrochait les uns aux autres sur le vieux matelas cabossé alors qu’on n’avait pas encore appris la nouvelle qui allait bouleverser nos vies. On jouait juste au « bateau ».
Ils avaient décidé qu’on affrontait une mer démontée et je me rendis compte que j’avais besoin de café. Un besoin urgent. Je me redressai et observai par-dessus la voile leurs deux chevelures dorées encore aplaties par le sommeil.
— Je pars en barque à l’île de la cuisine, chercher des vivres.
— Mais le péril est trop grand ! s’exclama Annie.
Péril ? Avais-je déjà entendu ce mot à six ans ? Se relevant d’un bond, elle commença à se balancer sur le matelas instable, les mains sur les hanches.
— Tu pourrais disparaître dans les flots !
Je sortis du lit, bien contente d’avoir pensé à enfiler une culotte et le tee-shirt de Joe avant de m’endormir.
— Mais comment, cher capitaine, réussirions-nous à repousser les pirates sans biscuits ?
Ils échangèrent un regard plus éloquent que des mots : des cookies avant le petit déjeuner ? J’avais perdu la tête ou quoi ?
Et pourquoi pas, après tout ? J’étais d’humeur festive. C’était la première matinée sans brume depuis des semaines. Le soleil, dont le retour s’apparentait à celui du fils prodigue, baignait toute la maison d’une douce lumière et dissipait les inquiétudes qui m’accablaient. Je récupérai mon verre d’eau et le message que Joe avait glissé dessous – l’encre avait bavé par endroits. Ella Bella, parti immortaliser cette matinée sur la côte avant l’ouverture. Adoré la nuit dernière. Embrasse A et Z. Passe plus tard si… Ses derniers mots n’étaient plus que des taches délavées.
J’avais adoré cette nuit, moi aussi. Après avoir couché les enfants, nous avions discuté dans la cuisine jusqu’au crépuscule, appuyés contre les plans de travail, lui les mains enfoncées dans les poches, comme toujours. On s’en était tenus à des sujets sans risque : Annie et Zach, le pique-nique prévu pour le dimanche, les rumeurs délirantes qu’il avait entendues en ville. Bref, on avait parlé de tout sauf du magasin. Il avait rejeté sa tête en arrière et ri aux éclats quand j’avais dit… Quoi déjà ? Je ne me souvenais plus.
On s’était disputés l’avant-veille. Après cinquante-neuf ans d’existence, son épicerie, le Marché des Capozzi, connaissait des difficultés. Je voulais que Joe en parle à son père. Lui préférait continuer à faire comme si tout allait bien. Il avait déjà tant de mal à s’avouer la vérité, comment aurait-il pu la dire à son père ? Il lui arrivait pourtant, dans un moment de lucidité, de mentionner une facture impayée ou le retard pris par l’inventaire : aussitôt je paniquais et il se refermait comme une huître. Depuis plusieurs mois, on retombait dans les mêmes ornières. Joe s’était approché et m’avait prise par les épaules :
« Il faut qu’on trouve le moyen d’évoquer les sujets graves. »
J’avais acquiescé et nous étions convenus que, jusqu’à récemment, nous n’avions pas eu vraiment de raisons de le faire. Je nous estimais vernis, Annie, Zach, Joe et moi… Au lieu d’aborder sur-le-champ les questions qui fâchaient, je l’avais embrassé et entraîné vers la chambre.
Tout en enjambant le brontosaure de Zach et un château de Lego en cours de construction, je fis semblant de ramer tant qu’ils pouvaient me voir. Une fois dans la cuisine, je tressai mes cheveux. Notre intérieur ressemblait un peu à ma crinière rousse : une masse colorée en pagaille. Comme nous avions abattu le mur entre la cuisine et le salon, j’apercevais les étagères s’élevant du sol au plafond, pleines à craquer de livres, de plantes ainsi que d’une multitude d’œuvres des enfants – bateau en bâtons d’esquimaux peints en jaune et en violet, vase en argile bancal sur lequel « Bonne fête maman » était inscrit en macaronis (le n de « maman », disparu depuis longtemps, avait laissé son empreinte). De grandes mosaïques de photos en noir et blanc prises par Joe occupaient les rares pans de murs sans rayonnages ou fenêtres. Une immense baie vitrée donnait sur la véranda et notre terrain. À cause du verre ancien, elle était très mal isolée, mais on ne pouvait se résoudre à en changer. On adorait la façon dont les imperfections des vitres déformaient le paysage, le faisaient ondoyer  on avait l’impression d’observer à travers un rideau aquatique les hortensias qui mordaient sur la véranda, le champ de lavande qui attendait la récolte, le poulailler et les mûriers, la vieille grange de guingois, construite bien avant que papy Sergio n’achète cette terre dans les années trente, et enfin, de l’autre côté du pré, face aux séquoias et aux chênes, le potager qui faisait notre grande fierté. Un demi-hectare en tout, exposé au soleil pour l’essentiel, sans risque d’inondation, et avec vue sur la rivière quand on se tenait au bon endroit.
Joe et moi adorions entretenir la propriété, et ça se voyait. En revanche, aucun de nous, y compris les enfants, n’avait de don pour le rangement. Je ne m’en faisais pas. Avant, ma maison et ma vie étaient parfaitement rangées mais austères et vides, et ce fatras m’apparaissait comme la contrepartie inévitable d’une vie comblée.
Après avoir sorti le lait, je fixai le mot de Joe sur le frigo. Aujourd’hui encore, je ne sais pas très bien pourquoi je ne l’ai pas jeté… Sans doute voulais-je prolonger le tendre souvenir de la réconciliation de la veille, le Ella Bella…
Je m’appelle Ella Beene, ce qui m’a valu des tas de surnoms au cours de mes trente-cinq années d’existence. Celui dont Joe m’avait affublée a tout de suite été mon préféré. Je ne suis pas une grande beauté – je n’ai rien d’une mocheté, néanmoins mon apparence aurait été très différente si j’avais eu mon mot à dire. C’est vrai, les rousses intriguent. Pourtant, à l’exception de mes cheveux, je suis plutôt quelconque. J’ai la peau claire et des taches de rousseur, certains me trouvent trop grande et trop maigre, et le reste de ma personne n’est pas trop mal – des yeux marron, une bouche correcte – surtout quand je pense à me maquiller. Seulement voilà, Joe aimait l’ensemble, lui. L’intérieur, l’extérieur, l’entre-deux, la totalité de mon mètre soixante-dix-huit. Et puisque je m’étais reconnue dans chacun de mes surnoms à un moment ou à un autre, je me prélassais dans celui-ci. Bella, « belle » en italien. Tel était mon état d’esprit ce samedi-là, tandis que je préparais un café corsé et un petit déjeuner non réglementaire – cookies et lait – pour nos enfants.
— Des cookies ! Moi veux des cookies !
Les marins, qui avaient abandonné le navire, écarquillaient les yeux tout en attrapant les verres de lait sur le plan de travail et les cookies. Notre chienne Callie, croisement entre un husky et un labrador, qui savait se composer une expression des plus désespérées, battit de la queue sur le carrelage jusqu’à ce que je lui donne un biscuit et la laisse sortir. Pendant que je sirotais mon café, j’observai Annie et Zach : ils enfournaient les cookies avec des grognements et se faisaient un plaisir de mettre des miettes partout. Je me serais bien dispensée de cette imitation de 1, rue Sésame.
Comme le soleil nous invitait à sortir, je leur demandai d’aller vite s’habiller, puis enfilai un short avant de remplir la machine de linge. Au moment où je mettais le dernier jean, Zach pénétra en trombe dans la buanderie, nu comme un ver, son pyjama grenouillère à la main.
— C’est moi qui fais ! lança-t-il.
J’étais impressionnée de voir que, contrairement à son habitude, il n’avait pas laissé le vêtement par terre, et je le soulevai pour lui permettre d’ajouter sa contribution. Son derrière froid pressé sur mon bras, je regardai avec lui le tourbillon d’eau savonneuse avaler le tissu en polaire bleue et les camions de pompiers imprimés. Ensuite, je le reposai et écoutai le son de ses pieds mal assurés sur le parquet du couloir. À l’exception des chaussures – il faudrait encore quelques années avant que Zach soit capable de les lacer seul –, les deux enfants avaient gagné en autonomie à une vitesse alarmante. Annie était tout à fait prête pour le CP et Zach pour la maternelle, même si moi, je ne m’étais pas encore faite à l’idée de les laisser partir.
Cette année marquerait un tournant : Joe allait sauver de la faillite l’épicerie, dans sa famille depuis trois générations  à l’automne, je reprendrais mon travail de guide pour le Fish and Wildlife Service. Quant à Annie et Zach, ils franchiraient le seuil tous les matins, un peu plus grands chaque jour, avançant à pas de géant sur le chemin de leur enfance, chaque jour un peu plus court.

Lorsque je les avais rencontrés, Annie avait trois ans et Zach six mois. J’avais quitté San Diego pour commencer une nouvelle vie, même si j’ignorais où et quelle forme elle prendrait. Je m’étais arrêtée à Elbow, charmante bourgade qui, comme son nom l’indique, s’était développée sur un coude de la Redwoods River, en Californie du Nord. Cela dit, les autochtones affirmaient en blaguant que la petite ville tirait son nom de la forme coudée des macaronis, tant la communauté italienne était importante. J’avais dans l’idée d’avaler un sandwich et un thé glacé, puis éventuellement d’aller me dégourdir les jambes sur le sentier qui menait à l’étendue sableuse au bord de la rivière, mais un type brun était déjà en train de fermer l’épicerie. Pendant qu’il se débattait avec la serrure, un bébé dans les bras, la fillette qu’il tenait par la main lui avait échappé. Elle s’était jetée dans mes jambes. Sa tête blonde effleurait mes genoux et, en riant, elle avait tendu les bras vers moi.
— Annie ! l’avait interpellée l’homme.
Mince, légèrement débraillé, renfrogné, et pourtant très agréable à regarder.
— Je peux ? avais-je demandé.
Avec un sourire trahissant son soulagement, il avait rétorqué :
— Si ça ne vous dérange pas.
Me déranger ? Je l’avais soulevée du sol et elle s’était mise à jouer avec ma tresse.
— Cette petite n’a pas une once de timidité, avait-il dit.
Tandis qu’elle serrait ses petites jambes potelées autour de ma taille, j’avais respiré l’odeur du shampooing pour bébé, d’herbe coupée, de feu de bois et celle, plus discrète, de boue. Son haleine, qui sentait le jus de raisin, m’avait caressé la joue. Elle avait refermé son petit poing sur mes cheveux mais n’avait pas tiré.

Alertée par les aboiements de Callie, j’aperçus la voiture de police de Frank Civiletti par la fenêtre de la cuisine. Bizarre. Frank savait qu’il ne trouverait pas Joe à la maison. Amis depuis l’école primaire, ils discutaient toujours autour d’un café le matin, à l’épicerie. Je n’avais pas entendu le véhicule arriver ; il remontait déjà lentement l’allée, les pneus crissaient sur le gravier. Encore plus bizarre. Frank roulait toujours vite et mettait sa sirène dès qu’il s’engageait dans notre chemin pour le plus grand plaisir de Zach et d’Annie. Je consultai l’heure sur l’écran du micro-ondes : 8 h 53. Déjà ? Je soulevai le combiné du téléphone, puis le reposai aussitôt. Joe n’avait pas appelé en arrivant au magasin. Joe appelait systématiquement.