Ça déménage !
Ça déménage !
Lucy-Anne Holmes
480 pages
Couverture souple
Réf : 408111
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Au lieu de 18,00  (prix public)
Epuisé
Résumé
Comment rebondir quand le sort s’acharne contre vous ? Pour Gracie, la vie était pourtant si facile : un petit ami adorable, un travail passionnant dans la célèbre agence immobilière “Ça déménage” et une promotion imminente. Mais soudain tout bascule : le petit ami devient distant, le poste lui passe sous le nez, et les catastrophes s’enchaînent... Heureusement, Gracie a des talents cachés !
Pourquoi on l'a choisi
Entrez dans l’univers de Gracie, la très craquante apprentie chanteuse ! Une comédie à l’anglaise, savoureuse, drôle et tendre !
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Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :9
sikozu
Le 07 mars 2012
Très agréable à lire
"Ça déménage" est le nom de l'agence immobilière dans laquelle travaille Gracie notre héroïne. Elle a programmé sa vie selon un plan, mais cela ne se passe pas comme prévu ! Tout d'abord le poste, qu'elle pourvoyait, est attribué à un autre. Croyant que sa mère vivait décemment grâce à de bons placements, notre héroïne finit par découvrir que ce n'est pas le cas ! En fait sa mère est endettée ! Et ce n'est qu'un début ! Les péripéties s'enchaînent à un rythme effréné ! C'est un livre très agréable à lire, rebondissant, avec une écriture rythmée ! J'ai même pu découvrir ou redécouvrir des chansons !
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lou39
Le 04 mars 2012
Bon mais sans plus
Un roman agréable à lire, pas le roman de l'année mais agréable, des situations comiques et une fin agréable.
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Casix
Le 12 avril 2012
Ça déménage et ça distrait !
C'est l'un des livres qui fait partie des histoires distrayantes. Il se lit facilement, les mots glissent, on ne réfléchit pas. On suit les péripéties de l'héroïne : attachante, sympathique et naturelle. On souhaite qu'il lui arrive de belles choses mais pour ma part ça s'arrête là. Certes l'histoire est sympathique, cependant je n'ai pas eu le coup de cœur. Cela m'a permis de passer un moment de détente sans trop réfléchir.
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Le 08 juin 2012
Très bien!
Facile à lire on rentre vite dans l'histoire c'est super pétillant parfait pour se décontracter !
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Le 08 février 2012
Super
Roman super, je l'ai lu en trois jours tellement il est prenant. L'histoire est bien écrite, les mots glissent tout seuls. On s'attache au personnage qui reste drôle et naturel...
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Remarque de karine peyrigue du 13/02/12
livre qui donne la banane et permet de redécouvrir des chansons merci
Le 02 août 2012
Lecture agréable
Roman facile à lire, parfait pour se distraire ! Je recommande :-)
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olkev
Le 21 mai 2012
très bon
J'ai bien aimé, l'héroine est très attachante et l'univers musique/immobilier rend vraiment bien. Il y a des personnages infames dans le livre par contre. L'histoire est bien écrite avec plein de rebondissements.
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Le 08 août 2012
A lire !
Pour les fans de romans sentimentaux et d'humour anglais (tels que Bridget Jones ou Love Actually), ce livre est fait pour vous !
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FEE
Le 11 janvier 2014
Un livre de fille
Bon livre. Facile à lire. On passe un agréable moment.
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Lucy-Anne Holmes vit à Londres, où elle est actrice. Ça déménage ! est son troisième roman, le premier publié en France.
Extrait

1


Je m’appelle Gracie Flowers et je suis agent immobilier. Mais avant que vous ne vous exclamiez : « Mince alors ! Quelle idée… », laissez-moi vous dire pour ma défense que je ne suis pas comme tous les autres. D’abord, je suis sympa. Ensuite, je ne sais pas mentir. Mais alors vraiment pas. Prenez n’importe quel agent immobilier et demandez-lui si une cuisine de un mètre cinquante sur deux est petite, il vous répondra quelque chose du genre : « Oh, non ! Loin de là. Il n’y a aucun espace perdu, c’est très compact. Et tout équipé. » Si un client me demande si une cuisine de un mètre cinquante sur deux est petite, je m’étrangle et je dis : « Ouaip, minuscule. Essayez donc de balancer une gerbille là-dedans et vous vous déboîterez le bras. Vous allez vous retrouver avec le micro-ondes dans le salon. » On pourrait croire ces qualités handicapantes pour vendre des maisons. Mais non. Pas du tout. Comme agent immobilier, je suis incroyablement douée. Et je suis la première à m’en étonner. Enfin, après ma mère, peut-être.
Selon Ken Bradbury, mon chef, le patron de la chaîne londonienne d’agences immobilières Ça déménage, je suis le meilleur agent immobilier femelle de Londres. Et bien que chaque fois je lui rétorque : « Ken, espèce de sale macho, arrête avec le mot femelle », je suis ravie d’être respectée pour ce que je fais. Plus surprenant encore que mes talents de vendeuse, j’adore mon métier. Le choix d’un logement est une énorme décision dans la vie des gens et c’est moi, Gracie Flowers, qui suis là pour m’assurer qu’ils ne se plantent pas. Je trouve toujours la maison idéale pour chaque client, où il fondera un foyer plein d’amour, de rêves et d’heureux souvenirs. Au passage, je fouine chez toutes sortes de gens, ce qui se révèle souvent très instructif. C’est le meilleur job du monde. Pourquoi nous avons aussi mauvaise réputation que les banquiers, je n’en ai aucune idée.
Cela dit, il y a un os. Un sacré, même. Je dois travailler le samedi. Donc, pendant que les gens normaux traînent au lit, douillettement nichés, un filet de bave au coin de la bouche, réfléchissant, encore somnolents, à l’endroit où ils vont aller prendre le brunch, moi je me demande si je peux grappiller huit minutes de sommeil et s’il me reste une culotte propre pour la journée.
J’émerge tous les samedis de la même façon et à la même heure, sans l’aide d’aucun réveil. Je n’en ai pas besoin, non pas parce que je suis une lève-tôt toujours en forme, loin de là, mais parce que je vis dans l’appartement le plus bruyant de Londres. Mes réveils du samedi se déroulent toujours selon la même routine :
7 h 42 : Grondement de tonnerre du train de marchandises Portsmouth-Kings Cross. Correction : rugissement infernal. Correction : il me lacère les tympans en parcourant la voie ferrée à quelques mètres de la fenêtre de ma chambre.
7 h 54 : Un autre train de marchandises. Le plus long de la semaine. Le raffut dure presque deux minutes pendant lesquelles j’ai l’impression que la patrouille acrobatique de la Royal Air Force exécute un numéro de voltige dans mon oreiller.
8 h 03 : Le troisième rappel retentit quand les types de la vitrerie en dessous de chez moi arrivent et allument radio Capital, le volume au maximum.
8 h 14 : Un autre train de marchandises.
8 h 15 : Les vitriers en dessous de chez moi commencent à pulvériser des panneaux de verre. Pour quelque mystérieuse raison, vers 8 h 15 la combinaison des fracas de verre brisé, du grondement des trains de marchandises et des grésillements de radio Capital excite mon petit copain Danny. C’est à peu près à cette heure que je perçois son érection contre mes fesses.
Quand il me fait l’amour après midi, Danny peut se montrer assez audacieux. Mais le matin, il a l’air de considérer que battre la mesure avec son pénis contre mon derrière équivaut à des préliminaires. Quel érotisme ! Entendons-nous bien : je ne suis pas frigide. Mais honnêtement, à 8 h 15 le samedi matin, je préfère dormir. En général, je reste allongée sans bouger en espérant qu’il s’arrête.
C’est justement ce que je suis en train de faire. Pour l’instant, ça n’est pas très concluant. Il a juste déplacé le poids de son corps et décalé son pénis vers l’autre fesse. Quelle poisse !
Je reste immobile et le laisse faire son affaire. En général, à ces heures matinales, ça ne lui prend pas trop de temps. Le visage enfoui dans mon oreiller, je marmonne :
— Danny, chéri, dépêche-toi de sortir de là, je ne prends pas la pilule en ce moment. J’ai oublié d’aller chez mon médecin demander une nouvelle ordonnance. Franchement pas malin, Gracie.

Danny Saunders et moi sommes ensemble depuis dix ans. Il m’a invitée à sortir avec lui deux jours avant le début du brevet. En fait, techniquement, les épreuves avaient déjà commencé. J’en avais passé une la veille. L’oral de français. (Ce qui laisse penser que je devrais savoir dire en français : « Excusez-moi, où est la banque la plus proche ? » , mais j’en suis incapable. Pas la moindre idée.) Enfin bref. Le plus gros des examens, à savoir deux semaines avec deux épreuves par jour, approchait dangereusement.
Je ne savais pas grand-chose de Danny Saunders quand il m’a abordée dans le couloir. Il m’a tourné autour en toussant et en fixant ses pieds pendant un long moment avant de se lancer : « Tu sais, ce bal de promo à la con… Tu veux y aller avec moi ? »
Mais au moins je connaissais son nom. Danny Saunders. Je trouvais que c’était un nom sympa. Avenant, viril, accessible, prononçable. Je savais qu’il était intelligent : il était parmi les meilleurs dans toutes les matières. J’avais remarqué sa pâleur et son goût pour l’informatique. Et j’étais parfaitement consciente de sa taille que je qualifiais alors de « vachement grande » – en l’occurrence, comme je l’appris plus tard, un mètre quatre-vingt-douze. Mais c’était à peu près tout. Au lycée, je restais le plus possible dans mon coin. Mon père et ma mère étaient à l’époque les Candeloro et Bonaly du monde de la danse de salon. Ils avaient remporté les championnats du monde sept années consécutives. Mais cela se passait avant le succès de l’émission Danse avec les stars et le regain de popularité des danses de salon. De plus, je fréquentais la Kensal Rise Community School, où vous ne pouviez être cool que si votre père était DJ ou en prison. Quand les autres élèves prenaient la peine de m’adresser la parole, c’était pour me dire : « Ton père est une tantouse. » D’où mon obstination à rester le plus possible en retrait.
J’ai donc été surprise d’être invitée au « bal de promo à la con », comme on l’appelle depuis. J’ai regardé de plus près ce Danny Saunders dont le nom me semblait si sympa. Il devait bien mesurer trente centimètres de plus que moi, il était maigre mais large d’épaules. Et le fait qu’il porte un tee-shirt des Ramones m’a plu. Mon père avait un tee-shirt des Ramones. Or, à cette époque, mon père était mon héros. J’ai donc plongé mon regard dans ses yeux bruns enfoncés et dit d’un ton nonchalant : « Ouais, OK, pourquoi pas. » Mais au fond de moi je pensais : « Waouh, Danny Saunders est canon ! »
Rien à voir avec mon état d’esprit de ce matin
.
Le train de passagers de 8 h 17 n’est même pas encore passé que Danny grogne en se décollant de moi comme un vieux rouleau de moquette. Mais ce n’est pas le pire. Je sens soudain quelque chose de visqueux couler entre mes jambes.
— Danny Saunders, espèce de trou du cul ! crié-je en balançant un coup de poing dans son ventre d’une concavité fâcheuse.
— Aïe, Grace, bébé. Merde. J’ai complètement oublié, halète-t-il.
— Branleur ! Je le frappe à nouveau.
— Tu ne peux pas prendre ce truc, là, cette pilule du lendemain à la con ?
Je soupire, m’assois et me frotte les yeux comme un enfant fatigué. Si, il va falloir que je prenne cette pilule du lendemain à la con. Merci, Danny, je n’y aurais pas pensé moi-même. Dans un avenir proche, un bébé n’est absolument pas au programme. Et j’ai devant moi le week-end le plus chargé du monde moderne, et Dieu sait quand je vais bien pouvoir trouver quelques minutes pour une expédition à la pharmacie.
Allons, ce n’est pas le moment de m’inquiéter pour ça, me dis-je en sortant du lit, le sourire aux lèvres. Une matinée importante, non, très importante, m’attend.