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Botoxland
Botoxland
Janice Kaplan
Article disponible dans les 8 jours
448 pages
Couverture souple. 11 x 18 cm
Réf : 352451
Résumé
Au royaume des people "botoxisés", les as du bistouri sont rois. Ça tombe bien, Lacy Fields, la décoratrice des stars, en a épousé un. Seulement voilà, la police vient d’embarquer Dan pour le meurtre d’une starlette et toutes les preuves l’accablent. Adieu luxe, calme et volupté : pour l’innocenter, Lacy a rendez-vous du côté obscur de Beverly Hills. 
Pourquoi on l'a choisi
De la loge de de George Clooney aux bas-fonds de L.A. Lacy, la mère de famille et incurable fashion victim, nous mène par le bout du nez dans cette enquête à croquer. Humour, suspense, une vraie cure de jouvence !
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Drôle de mariage
Madeleine Wickham
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Les avis des internautes
Moyenne des avis :Nombre d'avis :4
Le 07 décembre 2009
13 adhérents sur 28 ont trouvé cet avis utile.
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Plus besoin de bistouri pour avoir bonne mine, juste une dose de BOTOXLAND
Lacy Fields mène une existence de rêve. Elle gagne, très bien, sa vie en décorant les villas des stars de Los Angeles, tandis que Dan, son mari, est leur chirurgien esthétique préféré. Ils ont trois enfants exaspérants et craquants, bref, normaux. Tout bascule quand la police se présente un matin à la porte de leur luxueuse demeure: Dan est inculpé du meurtre d'une ravissante starlette, qu'il assure pourtant n'avoir jamais vue. Lacy est bien la seule à le croire innocent, même son avocat a des doutes au vu des éléments du dossier... En tant que décoratrice, Lacy est habituée à remarquer le moindre détail. Or, quelque chose cloche dans cette histoire. Elle veut en avoir le coeur net. Quitte à se lancer à la poursuite d'un ex-taulard en Manolo Blahnik, à se retrouver dans la caravane de tournage de George Clooney en déshabillé La Perla ou à découvrir un cadavre dans le coffre de sa Lexus !!... Ce livre nous emmène dans une histoire assez déjantée, avec une écriture très fluide et une histoire bien racontée à la hollywoodienne, bourré d'humour et de suspense... J'ai eu beaucoup de mal à lâcher ce livre qui m'a beaucoup fait sourire ! Livre fortement conseillé !
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Le 05 janvier 2010
3 adhérents sur 6 ont trouvé cet avis utile.
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Excellent
J'ai passé un très bon moment en lisant ce livre.
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Le 26 janvier 2010
2 adhérents sur 2 ont trouvé cet avis utile.
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Distrayant !
Livre léger qui se lit facilement et (quand même) difficile à lâcher. Un peu de suspense, c'est du polar tombé dans un énorme pot de sucre pour barbapapa. Dans le genre, c'est plutôt pas mal. Un reproche ? La quatrième de couverture qui raconte un peu n'importe quoi. Oui, elle mène l'enquête mais un peu par hasard. Aidée par un ex-taulard ? Euh ? Ah bon ?
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Le 19 janvier 2010
0 adhérents sur 2 ont trouvé cet avis utile.
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Super
Livre qui tout en étant original, nous tient en haleine jusqu'au bout.
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Janice Kaplan est la rédactrice du magazine Parade. Elle est aussi productrice d'émissions télévisées. Elle vit à New York avec son mari et ses deux fils.
Lu dans la presse
« Le Diable s'habille en Prada dans le monde glamour de la décoration d'intérieur. »

Booklist


« Un vrai plaisir pour ceux qui aiment une intrigue intelligente, drôle et branchée. »

Publishers Weekly
Extrait

1


Le soir où la police est venue arrêter mon mari pour meurtre, j'étais au premier en train de suer sang et eau sur mon tapis de jogging. En maintenant ma cadence, je devais pouvoir couvrir mes cinq kilomètres en vingt-deux minutes et trente secondes, un record personnel. Si bien que quand j'entendis la sonnette, je l'ignorai, une fois, deux fois. Mais celui qui carillonnait ne voulait pas s'en aller, et il allait finir par réveiller tout le monde. Agacée, j'enfonçai la touche « Arrêt » de la machine, enfilai un sweat-shirt Juicy Couture sur mon soutien-gorge de sport rose assorti à mon short, envoyai promener mes baskets tout terrain, qui me collaient des ampoules de toute façon, et je descendis. Pas de record personnel ce soir.
La pendule chinoise en émail cloisonné du vestibule indiquait vingt-trois heures cinquante, une heure incongrue pour une visite dans notre ghetto doré de Pacific Palisades. Je tentai de lorgner par le judas, mais cette sphère en cristal artistiquement taillée avait été conçue pour son élégance, et non son utilité. Je distinguai vaguement deux hommes qui m'avaient tout l'air d'être des flics. Quand je lançai un « Bonjour » hésitant, ils brandirent leurs plaques d'identité, ignorant que, vus de mon côté, on aurait dit des dessins de Picasso. Il allait falloir que je me renseigne pour trouver un système de sécurité plus commode.
Des policiers à ma porte ? Ma première réaction fut la curiosité plus que la panique, dans la mesure où les êtres qui m'étaient chers et pour lesquels je me faisais continuellement du souci étaient tous dans leurs lits à l'étage. Grant s'était couché de bonne heure, déterminé à être en pleine forme pour son contrôle de sciences le lendemain, Ashley avait tchatché avec deux copines jusque vers dix heures, après quoi elle était allée directement dans sa chambre, et le petit Jimmy avait entendu des monstres fourrager dans son placard, mais il avait réussi à s'endormir après que je lui eus lu trois livres d'images en feignant de m'endormir la première à la fin. Quant à Dan, mon mari, il avait passé quarante-cinq minutes à lire des revues médicales, puis il avait réglé son réveil à l'aube parce qu'il avait une opération très tôt dans la matinée.
Je tournai la bague que je portais à la main droite de manière à ce que le rubis et les deux petits diamants soient orientés vers ma paume avant d'ouvrir à nos visiteurs. Je jetai d'abord un coup d'œil au grand flic hispano-américain qui se cramponnait toujours maladroitement à son badge, puis à son collègue, un peu plus âgé et plus petit, le visage austère et blafard.
« Nous avons besoin du docteur Dan Fields, madame, m'annonça ce dernier d'une voix aussi sèche que son anatomie.
— Que lui voulez-vous ?
— J'aimerais autant le lui expliquer moi-même. »
J'étais fatiguée, en sueur, et je n'avais aucune envie de m'entretenir avec des policiers soupçonneux. Cela dit, j'avais une idée de ce qu'ils faisaient là, dans la mesure où, un mois plus tôt, une escorte de trois voitures de police était venue chercher Dan pour l'emmener d'urgence à l'hôpital afin qu'il s'occupe d'une actrice de renom qui s'était tranché le doigt en coupant un bagel. Mon époux est le saint d'Hollywood, un grand chirurgien esthétique dont les aptitudes à modeler, à rattacher et à reconstruire lui permettent de sauver n'importe quelle partie du corps sérieusement en péril. Hollywood étant Hollywood, il a aussi lifté, rafistolé certains visages parmi les plus célèbres de la planète ; le temps d'attente pour une consultation dans son cabinet était de pas moins de huit mois à un moment donné. Faute d'obtenir un rendez-vous, on pouvait toujours se rabattre sur les articles flagorneurs publiés à son sujet dans Vogue ou Elle, écrits à n'en pas douter par des chroniqueurs convaincus qu'en lui passant assez de pommade, ils se hisseraient en un clin d'œil au sommet de la liste d'attente.
« Quelqu'un a-t-il été blessé ? demandai-je au policier.
— C'est rien de le dire. »
Se faufilant devant son collègue, il fit un pas dans ma direction, un rictus déformant ses traits.
« Bon, allez nous chercher le docteur Fields, voulez-vous ? »
Je n'allais pas me laisser impressionner par son air menaçant.
« Écoutez, Dan dort déjà, dis-je en essayant de paraître moins effarouchée que je ne l'étais. Pourquoi ne pas me dire ce qui se passe ? »
Le flic d'origine hispanique jeta un coup d'œil par-dessus son épaule à son collègue en train de fourrer son badge dans sa poche, puis répéta :
« Allez nous le chercher, c'est tout ce qu'on vous demande.
— Si vous voulez qu'il vous rende un service, vous feriez bien de vous montrer un peu plus courtois », soulignai-je.
Ils échangèrent un regard, puis l'Hispanique répliqua :
« Il ne s'agit pas d'un service, madame. Si vous ne l'appelez pas, nous irons le chercher. Nous savons qu'il est ici. »
Un vrai génie, ce gars-là. Je venais de dire que Dan était au lit et il en avait déduit qu'il était à la maison.
« Parce que vous trouvez que ce n'est pas beaucoup demander de vous pointer ici à minuit passé en exigeant de voir mon mari... »
Je m'interrompis pour la bonne raison qu'ils me regardaient tous les deux d'un drôle d'air, et je finis par comprendre que j'étais à côté de la plaque. Totalement. Je n'étais probablement même pas sur la bonne voie.
J'inspirai à fond et, en regardant à nouveau le badge du flic au teint blafard, je constatai que j'avais affaire à l'inspecteur Vincent Shields, et que son collègue était l'inspecteur Jose Reese.
« Je présume que le docteur Fields est votre mari, reprit Shields d'un ton calme. Nous avons besoin de lui pour un interrogatoire. »
Comme je restais plantée là, incapable de bouger, il ajouta :
« Nous enquêtons sur un meurtre. »
Sur ce, il désigna l'Interphone près de la porte d'entrée.
« Pourriez-vous l'appeler pour le prier de descendre ? »
J'étais soudain dans une confusion telle que l'Interphone aurait aussi bien pu être une météorite qui aurait atterri dans mon entrée. Je me raclai la gorge en essayant de me ressaisir.
« Euh, le problème, voyez-vous, c'est que nous venons de rénover tout le premier, et on a eu du mal à rétablir l'installation électrique. L'électricien n'arrêtait pas de dire qu'il y arriverait alors qu'il en était incapable, de sorte que nous allons probablement avoir besoin d'un nouveau système ou en tout cas, d'un nouvel électricien, si vous voyez ce que je veux dire... »
Je m'interrompis, curieuse de voir si j'étais capable d'arrêter de blablater. Une petite initiative serait sans doute bienvenue. Je m'approchai de l'Interphone, enfonçai la touche « Parlez » ainsi que le voyant « Chambre de maître », puis lançai : « Dan ? Chéri ? Tu m'entends ? »
Pour toute réponse, j'eus droit à de la friture. Je me passai la main dans ma chevelure bouclée, dégageant mon front encore trempé de sueur après l'effort. Et de plus en plus ruisselant sous l'effet de la terreur qui s'insinuait en moi.
« Il faut qu'on monte, déclara Reese. Vous voulez nous montrer le chemin ? »
Je n'en avais pas la moindre envie. C'était déjà assez horrible d'avoir des flics dans mon vestibule en marbre. Mais il ne me vint pas à l'esprit que je pouvais opposer un refus à un homme muni d'un badge.
« C'est des monstres, maman ? »
Je me retournai brusquement et aperçus Jimmy en haut de l'escalier en train de nous observer à travers la balustrade. Ses chevilles émergeaient bizarrement de son pyjama Superman trop court. Il avait l'air tellement maigrichon et vulnérable que j'eus envie de grimper les marches quatre à quatre pour le prendre dans mes bras. Seulement les flics ne me quittaient pas des yeux et les mouvements brusques me paraissaient déconseillés.
« Non, chéri, tout va bien. Il n'y a pas de monstres, rien que des gentils policiers. »
Je souris bravement en essayant d'empêcher mes lèvres de trembler.
Jimmy avait mis son vieux pyjama de super-héros ce soir dans l'intention de se mesurer aux monstres qui investiraient sa chambre, mais qui aurait pensé qu'ils prendraient cette forme-là ?
« Jimmy, mon cœur, tu veux bien rendre un petit service à maman ?»
Il s'écarta de la balustrade et me considéra d'un œil circonspect — même à cinq ans, il n'allait pas s'engager sans connaître l'ampleur de ma requête.
« Va dans la chambre de papa et maman et secoue un peu ton père. Dis-lui que maman a besoin qu'il mette un peignoir et qu'il descende. »
Il fila si vite que je me demandai s'il avait compris la consigne ou s'il avait juste détalé pour aller se cacher sous sa couette. Je me tournai lentement vers mes visiteurs, mais ils étaient en plein conciliabule.
« J'aime pas ça, marmonna l'inspecteur Shields en jetant un coup d'œil à sa montre. Dans deux minutes, tu montes.
— Laisse-moi y aller maintenant. Sûr que le gars descendra pas. »
L'autre hocha la tête et ils se dirigèrent ensemble vers l'escalier, gravissant rapidement les marches deux par deux, leurs semelles lisses glissant sur le marbre italien. En atteignant le palier, ils s'immobilisèrent, scrutant les couloirs qui partaient dans trois directions. Reese se retourna pour me décocher un regard furibard alors que je m'élançais dans l'escalier à leur suite.
« Où faut-il aller ? » grommela-t-il.
Vu que je m'efforçais de reprendre mon souffle, coupé par l'anxiété et non par l'effort, je ne pus répondre.
« Quel foutu couloir faut-il prendre ? aboya-t-il.
— Les chambres sont sur votre droite », bredouillai-je, pantelante. Puis, en dépit de mon intention de ne pas crier, je hurlai : « Dan ! »
Mon mari surgit de la chambre au bout du couloir, ses cheveux blonds en bataille, l'air hébété. Il n'avait pas pris la peine d'enfiler un peignoir, juste un pantalon de jogging, et il lui fallut un moment pour comprendre que deux flics s'apprêtaient à fondre sur lui. Dès qu'il s'en rendit compte, il écarquilla ses yeux d'un bleu intense, puis cilla des paupières.
« Que se passe-t-il ? » demanda-t-il, abasourdi.
Les deux hommes l'encerclèrent aussi efficacement qu'il est possible.
« Vous êtes le docteur Daniel Fields ? » demanda Shields.
— Absolument. En quoi puis-je vous être utile ? »
Son intonation distinguée s'accentua lorsqu'ils s'affairèrent autour de lui. Même torse nu, il réussit à conserver sa dignité. Avec une poitrine musclée et hâlée, on peut se le permettre.
« Eh bien, docteur, vous pouvez venir au poste avec nous. Sur-le-champ. Sans faire d'histoire, répondit Shields sur un ton passablement menaçant.
— Auriez-vous la gentillesse de m'expliquer pourquoi ? »
Shields prit son temps pour répondre, plantant le bout de sa chaussure dans la frange du tapis persan avant de lever les yeux sur Jimmy qui s'était glissé hors de sa chambre et se rapprochait imperceptiblement de son papa.
« Nous avons besoin de vous pour un interrogatoire, expliqua discrètement Shields sous le regard ahuri d'un Superman terrorisé.
— Et ça ne peut pas attendre demain matin ? s'enquit Dan.
— Non. Tout de suite.
— Je vous saurais gré d'éclairer ma lanterne, messieurs. Je ne comprends pas du tout de quoi il retourne ni pour quelle raison vous auriez besoin de me parler. »
Dan semblait calme et pondéré, comme s'il était en train de déguster un verre de chablis dans son club gastronomique de Princeton et non en butte à deux flics de la police de Los Angeles.