Anne Roumanoff

Anne Roumanoff en dédicace :
Le 19 novembre

de 15h à 17h à la boutique de Créteil
Le 15 décembre
de 17h à 19h à la boutique de Paris Rivoli

"Je me souviens avec émotion des premiers livres que j’ai lus toute seule. Dans la Bibliothèque rose, les Fantômette, Le club des cinq... Mes petits doigts qui tournaient les pages tachées de confiture (je lisais en mangeant) ou gondolées par l’eau ( je lisais dans le bain). Dans mon lit d’enfant, allongée sur le ventre, je dévorais les livres. Je voyageais, je rêvais, je souriais, je m’évadais. On m’appelait à table, je répondais en sursautant : “ Oui, oui, une minute, j’arrive.”

Je me souviens des livres de mon adolescence, tous ces grands classiques dévorés avec la même avidité curieuse, souvent tard dans la nuit.
Ma soeur qui se plaignait de la lumière qui l’empêchait de dormir : “Oui, oui, une minute, j’éteins.” Ma tristesse à n’être pas parvenue à donner ce goût de la lecture à mes enfants. Snapchat, Facebook, Instagram, leur esprit sans cesse happé par des nouvelles sollicitations...

Comment faire comprendre aux jeunes générations qu’ouvrir un livre n’est pas juste une corvée ennuyeuse pour faire plaisir à un professeur ? Que la lecture permet d’entrer en communion avec un autre esprit, voyager dans le temps, mieux connaître les autres humains, découvrir, chercher à comprendre, s’interroger... “Ben oui, c’est comme un smartphone”, a constaté ma fille.

Ne baissons pas les bras devant la superficialité de l’époque, lisons, lisez et surtout essayez de faire lire vos enfants. "

Signature d'Anne Roumanoff 

Extrait d'interview d'Anne Roumanoff

L'actualité est souvent lourde ces derniers mois, est-ce devenu plus compliqué de faire rire ?

Peut-être un peu car certains sujets sont très sensibles mais on a encore plus besoin de rire avec cette actualité anxiogène. Nous avons la chance de vivre dans un pays où on a une grande liberté d’expression, c’est donc un devoir d’exercer cette liberté, de la savourer, d’en profiter. 

Avez-vous des rituels au quotidien pour trouver l'inspiration ?

Je passe beaucoup de temps à flâner sur internet, je lis beaucoup les commentaires. Plus que l’actualité en elle-même, c’est la façon dont elle est perçue qui m’inspire. J’échange beaucoup, je suis toujours en éveil, comme une éponge.  J’écoute aussi les rires du public quand je suis sur scène. Le rire doit tomber toutes les 15 secondes, c’est presque un travail d’horlogerie suisse. 

Quelle relation avez-vous créée avec votre public au fil des années ?

Une relation simple et chaleureuse. Je suis comme quelqu’un de leur famille. Quand on m’interpelle dans la rue, c’est toujours très gentil. Sur les réseaux sociaux, c’est autre chose, disons que les gens sont parfois moins tendres (rires).

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